Magic The Gathering-Jdr

Jeu de rôles inspiré du jeu de cartes
 
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 Les vrais fils de Ravnica [Terminé]

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Ishmæl
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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Jeu 6 Fév 2014 - 23:22

Je prends la viande et le pain qu'il me tend, le regard encore un peu perdu. Ma tête est pleine de trop de choses. Quelque chose veut sortir de dans ma tête, et autre chose l'en empêche. Cette autre chose me fait du mal quand je veux faire du mal, mais a peur du feu. je ne comprends pas tout, mais plusieurs choses me paraissent clair, maintenant :
- Il me faut du feu pour combattre. Tant qu'il y aura des brasiers, des incendies autour de moi, ça ne se reproduira jamais.

J'ai parlé d'une voix dure, que je ne connaissais pas. Mais elle sonnait juste. D'une justesse désagréable, peut être bien. Mais je pensais ce que j'ai dit, et il fallait que je le dise.
Je mange en silence. Yarkol me regarde en mastiquant puissamment la viande crue. Je rentre la tête dans les épaules. Il a un sourire d'enfant, une seconde, qui disparaît aussitôt lorsqu'il reprend une bouchée. C'est la première fois que je suis au calme avec lui. Je peux le détailler. Je me rends compte que tout ce à quoi je prêter attention maintenant, j'en ai déjà conscience. Le fourreau en cuir de sa dague au côté, la poignée usée de l'arme, ses puissantes épaules, son visage tantôt exubérant, tantôt fermé, ses mains agiles et fortes... c'est la première fois que je ne suis pas en train de lui courir après, ou que l'on ne court pas ensemble. Et alors je me souviens noter première rencontre.

- Tu m'avais dit lorsqu'on s'est vus pour la première fois que quand je me serai libéré de tout, je serai considéré comme ton frère. Je me demandais deux choses, auxquelles je n'ai toujours pas de réponse. De quoi est-ce que je dois me libérer ? Et... qu'est-ce qu'un frère ?

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Alors, je me plantai devant elle en souriant de toutes mes dents, et dis d'un air joyeux:
-"Bonjour madame ! Je m’appelle Ishmæl, vous auriez des biscuits pour moi ?!"
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Yarkol
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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Sam 8 Fév 2014 - 18:38

Le semi-elfe se demandait comment faire pour faire de l'esprit d'Ishmael quelque chose de fiable, de solide. Ceux qui perdent le contrôle meurent trop vite, il fallait qu'il s'apprivoise, et Yarkol le guiderait. Ne se forçait-il pas chaque jours pour ne pas succomber à la folie ? Chacun ses démons, disaient les chamans... L'ancien Gruul savait pourtant que tous n'abritaient pas ses flammes, que tous ne partageaient pas ce fardeau.

« Ne t'en fait pas pour le feu, tant que tu restes près de moi, tes démons seront tenu à l'écart. »

Le semi-elfe semblait pourtant absorbé par autre chose, il réfléchissait longuement avant de répondre aux questions d'Ishmael. Il n'avait pourtant pas l'air surpris que le jeune homme ait pris ces mots s'envolant pour Aenorial comme lui étant directement adressé.

« Malgré tous les efforts du monde, mon ami, les Guildes t'ont influencé. Elles ont modifié la Nature elle-même, il est donc inconcevable de se libéré totalement de leur emprise. C'est pourtant notre but. Je considérerais comme mes frères tous ceux qui luttent activement contre leur influence, leurs contrats, leurs modes de vies, leurs pensées, leur oppression et leurs lames.
Ils ont établis des Lois magiques, supprimant ceux qui veulent s'opposer à leur volonté, ils nous ont asservis, se sont approprié des droits et ont acculé le reste du monde de devoirs. Regarde l’état des sans-guilde, mon ami. Nous ne sommes rien que des esclaves pour eux, ils nous renient le droit de vivre si nous ne courbons pas le dos assez bas à leur goût. Je voudrais libéré le monde de cette tyrannie. Mais il y a de vrais règle qu'on ne peux faire plier sans payer le prix fort : les Lois naturels, le Chaos. Ce sont avec ses règles, qui font vraiment partis du monde et qui dépassent les notions de vie, de mort, d'existence et de justice, que nous rendront le monde originel aux vrais vivants. Chaque esclave devra se libéré lui-même de ses chaînes s'il veut pouvoir vivre. Comme nous le faisons aujourd'hui. Mais afin qu'ils ne se sacrifient pas en vain, je tiens à ce qu'ils sachent qu'ils seront soutenu. Par nous, et par tous ceux qui nous suivront. Nous combattrons à leurs côté comme ils combattront aux nôtres.C'est cela, être frère : se battre ensemble pour une cause commune, peu importe ce que cela coûte. 
»

Il baissa la tête. Combien de Gruuls étaient mort en cuisant au soleil, en rampant dans le sable, terrassé par la faim, la soif et la maladie ? Combien de sans guildes mourraient chaque jours sous les coups de fouets, mort de faim et désespéré de ne pas être né depuis le bon ventre ? Tous ceux là mourraient sans gloire, leurs vies n'avaient aucune valeur car ils ne se battaient pas. Il fallait réveillé ce monde asservit pour lui faire prendre place dans sa propre destiné. Un souffle devait balayé ces cendre inertes pour en faire un brasier ardent, avalant les Guildes et ce monde corrompue."

Il se leva.


« J'éprouve tellement de haine, Ishmael. Parfois je crains de ne m'être trouver un but trop grand pour moi que pour pouvoir justifié ma faiblesse face à mes démons. »

Sa main se raffermit en un poing serré et déterminé.

« Seule la victoire me montrera que j'avais raison. Allons gagné cette guerre, armons nous. Peut-être alors trouverais-je un but qui changera mes démons en anges salvateurs... »

Il semblait triste, derrière ces mots. Le jeune homme pouvait sentir la morosité du semi-elfe dans ses gestes, dans sa voix, comme s'il n'avait été qu'un livre. Yarkol n'était qu'émotion, on pouvait voir tous ce qu'il pensait, tous ce qu'il ressentait à l'instant où tout cela traversait son esprit. Pourtant, malgré cela, il était compliqué de le comprendre et de cerné ses véritables intentions. Il était aisé de voir sa colère et sa mélancolie, mais ce qui avait fait naître ses émotions et ceux contre qui elles étaient dirigé restait toujours partiellement voilé, comme s'il ignorait lui-même la plupart des faits qui le touchaient.

_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Ven 14 Fév 2014 - 17:11

La nuit s'est écoulée rapidement. J'ai pensé à trop de choses trop longtemps pour que le temps ait d'autre choix que de s'écouler très vite.
Au matin, on se remets en route. On parle peu aujourd'hui. Je le suis, mes perceptions toujours en excitation, et on parcourt des toits, des ruelles, des agoras, des avenues et encore des toits...
C'est lorsqu'on traverse une place de marché que je la vois. Un vieil homme long et mince se tient droit devant une porte de bois. Il a des cheveux argenté tirés en arrière, et une sombre capuche posée sur le dessus du crâne. Ses traits sont profonds et sévères, et ses sourcils comme des ailes de rapace. Au milieu de sa figure acérée, un nez droit et fin. Immobile, sa main repose sur elle. C'est un bâton noir, maigre et pas très long. Posé verticalement sur le sol, le bois se courbe en un demi cercle au niveau de la hanche de l'homme, formant un manche orné sans prétention d'une pièce de métal sur lequel est perchée la main, comme la serre d'un oiseau de proie. C'est elle, c'est la canne, qui attire mon regard - qui captive mon attention.
Je m'aperçois à peine que je me suis arrêté. Yarkol se rend rapidement compte que je ne le suis plus. Malgré la cohue - la même à travers laquelle mon regard fixe l'homme et ce qu'il tient - il n'a aucun mal à retourner sur ses pas pour me retrouver quelques mètres en arrière. Il me regarde d'abord surpris, puis impatient, puis intrigué, avant de suivre mon regard. Je ne fais pas attention à tout ça.
L'objet qui a attrapé mon regard éveille en moi des souvenirs. Les souvenirs d'autre chose. Quelque chose qui a un nom, quelque chose que je connaissais. Que je connais. Que je veux.
Je me force à fermer les yeux, et à reprendre le contrôle de mes pensées. C'est presque douloureux, mais je parviens à interrompre le flot de sensations qui m'a envahi.
Je me tourne vers Yarkol.

- Il y a une arme... une arme qui m'appartenait. Elle est quelque part dans le désert.

Je réfléchis un moment et j'ajoute:

- Dans une prairie où l'herbe est rouge. Une grande prairie écarlate, je ne sais pas où c'est.

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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Lun 17 Fév 2014 - 12:39

Yarkol comprit immédiatement de quelles plaines il s'agissait. C'était un vaste territoire Gruul fréquenté par des Clans nomades, sans cesse en fuite, car les seuls vrais maîtres de la zone étaient les Guivres. Les champs écarlates n'étaient qu'un vaste nid de vers géant, et rien ni personne ne pouvait se les approprier. Un vaste réseau de caverne courait sous ces terres, dont la végétation peu abondante était brune, carmin voir rouge suivant la saison.

« Je connais l'endroit dont tu parles... Mais c'est très vaste. Et c'est surtout désert. Tu es sur d'avoir une arme là-bas ? »

Le semi elfe dévisageait Ishmael. Un signe de tête lui affirma qu'il y avait bien un butin caché dans ces tréfonds rougeâtres.


« Suis-moi. »

C'était les derniers mots qu'il avait prononcé avant deux jours de marches et de courses dans les quartiers de plus en plus pauvres de Ravnica. Voilà maintenant une demi douzaine d'heure qu'ils marchent dans des ruines, et le vent souffle fort, si fort qu'ils plissent tous deux les yeux.


« Nous y sommes presque. Tu reconnais quelque chose ? Je ne suis pas venu souvent par ici...Des Clans plutôt véhément arpentent ces chemins. »

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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Lun 24 Fév 2014 - 17:20

L'ambiance désertique notre environnement me rappelle des choses.
- Cet endroit me parle, je réponds à yarkol. Je suis déjà venu ici, ou tout près.

Je me souviens de ces ruines. Je les voyais au loin quand nous somme sortis de sous terre. Je me rappelle que les combats ont manqué de se déplacer vers elles. Mais quelque chose avait eu lieu. Des éclats de lumière filtrent au travers des prisons bleues dans ma tête. Je tente de retrouver un souvenir précis, qui m'indiquerait une direction, qui me donnerait un indice. Je me sens soudain mal à l'aise. Et s'il n'y avait rien ici ? Si j'avais fait faire tant de chemin à Yarkol pour rien ?
Je me prends un coup de poing derrière les yeux.
Le soleil se couche. A l'instant où le dernier rayon disparaît, il fait soudain plus froid, et dans cette même seconde, un garçon maigre comme un clou se met à hurler comme un possédé, avant de se métamorphoser en un grand squelette tourmenté qui se précipite frénétiquement sur une fillette faisant léviter des roches autour d'elle. Simultanément, une multitude de choses se produisent, des pouvoirs s'éveillent, des duels ou des batailles rangées éclatent... Je me tiens debout au milieu de tout ça, et je sens d'abord tout ce qui se passe autour. Je sais ce qui se passe, et à quel endroit. Je sens quelque chose de gros approcher.
Je tente de maîtriser le flux de pensées qui a envahi mon esprit. Je jette à Yarkol, qui m'observe attentivement, un regard sûr de moi, et replonge dans mon crâne.
Ça approche vite, et c'est dangereux. Je me jette sur le côté lorsque la terre explose, des mottes de terre et des touffes d'herbes retombant dans tous les sens. Une titanesque silhouette serpentine se dresse derrière le voile de poussière que son arrivée à provoqué. Une guivre, une guivre mère, en colère. Et sur sa tête, avec une tête chauve et écaillée, une gamine d'à peine dix ans darde sa langue bifide dans tous les sens. Une fille de Ver. Qui pourrait se mesurer à ça ?
Je deviens violent avec ce chaos d'événements. Je veux qu'il se calme, qu'il s'ordonne, je veux le ranger. Je veux ce que je suis venu chercher. Une douleur point, insidieuse, partout dans mon corps.
Un flash m'aveugle, et la pièce qui se déroulait devant moi a laissé place à des scènes entrecoupées, des images, qui m'arrivent par rafale.

J'ai enfin une arme, une arme qui me convienne. Je vais me battre, et tuer. Pas pour vivre, mais parce que je le dois, on me l'a ordonné. Je serre la main sur le manche et baisse les yeux dessus.
Un manche en bois sombre, une lame dentelée, un second manche, et un crochet meurtrier.

C'EST CA ! Où est-ce que l'arme avait fini ...?
Je m'arrache à mes visions.

- ...Je sais ce que c'est, je dis. C'est par là.
Je m'élance vers l'étendue herbeuse devant nous. Le sol rougit à mesure que j'avance. Je saisis soudain pourquoi les Gruuls on nommé cette plaine les Champs Ecarlates. Je suis au sommet d'une colline, et l'herbe est sombre, presque noire. Les brins d'herbe craquent sous le pas, en grande partie couverts de sang sec. sur une grande aire, plus en contrebas, le paysage donne l'impression d'avoir vécu l'apocalypse. Le sol est éventré, et des blocs de terre forment d'étranges reliefs, comme si un titan avait commencé à creuse à cette endroit et s'était arrêté, laissant tout en l'état. C'est presque un gouffre qui est ouvert sur les entrailles de la terre.
C'est là, je le sais. Je cours dans sa direction, et disparaît dedans. Je la trouve. Elle ne ressemble pas à la canne qui m'avait figé il y a quelques jours. L'arme est colorée d'une terre rougeâtre. Est-ce de la rouille ? Je ne me pose même pas la question. Je remonte.
Yarkol m'attend sur le flanc de la colline. De là où je suis, je me rends compte qu'il y a quelques os par terre. Peu, mais il y en a. De différentes sortes, mais presque tous sont humains, ou humanoïdes. Je sens en moi que cet endroit est imprégné de beaucoup de choses. De sang, bien sûr. Mais cela été le théâtre de quelque chose de considérable, quoi que ce soit, qui a vu mises en œuvre de nombreuses magies différentes, confrontées les unes aux autres.
Je remonte la pente, vers mon ami. Je lui tends ma trouvaille, le regard vide.

Spoiler:
 
A cet instant, un visage me revient en mémoire, avec une force implacable. Il s'impose à moi et se substitue à ce que je vois. C'est un visage fin qui me regarde. La première fois que je l'ai vu, j'avais sept ans et lui en avait quarante-quatre. Il a un nez un peu abîmé, des yeux d'obsidienne et des cheveux noirs lisse et épais qui tombent, lourd de part et d'autre de sa figure. Une balafre bien visible descendait de son front avant de déraper vers son oreille. Il a le regard vif mais les traits tirés. Ses lèvres sombres sont pincées, et un pli de souci entre ses sourcils a l'air de vouloir rester définitivement. J'ai l'impression de le connaître.
J'ai la certitude que lui me connaît.
Le visage disparaît, aussi soudainement qu'il était apparu.
Je me sens fatigué, mais je tiens droit. J'ai réussi.

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Dernière édition par Ishmæl le Lun 27 Juil 2015 - 12:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Sam 1 Mar 2014 - 13:22

Yarkol examina rapidement l'arme. Un objet sans nul doute équilibré et très solide, mais dont l'utilité lui paraissait douteuse. Il n'avait à vrai dire jamais fait face à cet objet et il y préférait une bonne dague ou un gourdin. Mais étant donner la constitution d'Ishmael et ses talents particuliers, ce genre de chose pouvait sans nul doute s’avérer surprenant.

Il entraîna Ishmael avec lui sur le chemin du retour, et tandis qu'il racontait une blague comprenant des nains et une mine, il s’arrêta net pour tâter sa ceinture. Son air aussi surpris qu’inquiet ne dit rien de bon à son camarade, qui cessa ses cabrioles. Le semi elfe sortit une pierre sombre d'une bourse et l'examina longuement. Une de ses six faces brillait, faiblement mais de façon constante. Il plissa les yeux et poussa un soupir.


« Je crois qu'il est temps de mettre à l'épreuve ta trouvaille. »

Il sortit de sa bourse une autre dé de pierre sombre. Une des face brillait, mais quand il la tendit à Ishmael, la face brillante changea, pour éclairer toujours la même direction peu importe la façon dont on inclinait la pierre.


« Prend ça. Ce sont des pierres harmonisées, elles sont liées. Un ami et moi en avons distribuer tout un stock à certaines personnes de confiance pour qu'elles cherchent et aide toute personne désireuse de se libéré comme nous le faisons. Ces pierres les guideront à nous et nous guideront à eux. Ce sont des balises. Serre-la dans ton poing et appelle à l'aide dans ta tête. Parfois, si on appelle de la bonne façon, on peut appeler une seule personne, ou un endroit. Si tu penses fort, on t'entendra de plus loin. Ensuite, il suffit de suivre l'étincelle pour arriver là où brûle le brasier des gens libre. »

Puis il se mit à courir, suivant la direction indiquée par les pierres.

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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Mar 18 Mar 2014 - 10:32

Je n'hésite pas une seconde et je cours après yarkol dès qu'il s'élance, dans une direction uniquement indiquée par un dé lumineux. J'apprécie le poids de mon arme dans ma course, regrettant seulement de ne pas pouvoir bouger mon bras comme je l'aimerais. Il me faudrait un moyen de l'accrocher. Dans mon dos, peut-être. J'y réfléchirai plus tard.
J'allonge ma foulée pour arriver à la hauteur de mon ami.

- Pourquoi la pierre s'est allumée ? Pourquoi est-ce qu'on peut pas toujours savoir où sont les autres personnes comme nous ? Ce serait quand même plus pratique si on savait toujours où aller, non ?
Yarkol sourit.
-Oui, ce serait bien. Mais si l'un de nous se fait avoir, alors celui qui l'aura tué saura où nous sommes, tous autant qu'on est. Et ça, c'est un risque que je ne suis pas prêt à courir.
Il me fixe un instant.
-Et puis j'aime autant qu'on ignore où je suis, parfois.
Puis mon compagnon se tait, comme si un souvenir courait devant ses yeux, et sa course se fait plus rapide, comme s'il cherchait, en vain, à rattraper ce rêve. Je n'ai pas réagi à cela, mais je range cet instant dans le désordre de ma tête, résolu à y réfléchir le moment venu.
Ne sachant pas combien de temps nous allions courir, j'observe le rythme de mes foulées et me concentre sur ma respiration. Mais après un moment, n'y tenant plus, je lui demande :

- Tu sais quelque chose sur les Champs écarlates ? Est-ce que tu sais ce qu'il s'est passé à cet endroit ?

Ma question arrive à peine à ramener Yarkol à la réalité.

- Je sais juste que des clans nomades vivent là bas. Ils sont assez sauvages... primitifs, même, c'est le mot qu'emploie les gens de la cité. S'ils s'est passé quelque chose là-bas, ils le savent, je peux te l'assurer. Mais communiquer avec eux n'est pas quelque chose de facile ou d'amusant. Si tu veux vraiment des réponses, je t'aiderai à les obtenir. Mais pas maintenant ; les pierres sont là pour les problèmes graves, donc quelqu'un a vraiment besoin de nous.
Je signifie mon assentiment en hochant la tête.

Nous courons pendant un long moment, abandonnant l'herbe rougie des champs écarlates pour le sol sec des plaines gruules.
On finit par arriver au pied d'une colline. Je commence à le gravir, mais Yarkol me retient par le bras. Il tend le bras et me montre du doigt une épaisse fumerolle qui rejoint les nuages dans le ciel au delà de la pente. Il me fait signe de rester silencieux, tandis qu'il commence à gravir le flanc. Je m'accroupis et le suis, l'imitant lorsque, arrivé près du sommet, il se met à ramper. Nous avançons ainsi jusqu'à voir ce qui se découvre de l'autre côté ; un gigantesque campement tribun. Des habitation nomades en tipis où en tentes sont dressées dans un désordre apparent et un gigantesque feu brûle au centre. Nous sommes encore à une petite lieue, mais la taille bien visibles de certains guerriers m'assure qu'il n'y a pas là que des humains. Des créatures volantes que je distingue mal vole en cercle au dessus de l'immense brasier.
J'interroge mon compagnon du regard.

- Nous ne pouvons nous permettre de prendre un autre chemin, il va falloir le contourner.

Il se retire à reculons et s'apprête à poursuivre notre route plus vers l'est. Mais quelque chose me tracasse. Soudain, je comprends. L'agitation des guerriers, le léger bruit que j'entends, celui du métal que l'on frotte et que l'on cogne. Quelque chose se prépare.
- Attends ! Yarkol ! Il se passe quelque chose. Ce sont des nomades, on le voit à leur montures et leurs habitations. Pourtant ils se montrent comme s'ils voulaient qu'on les voit, à grand découvert, sans avoir de visibilité sur le flanc de notre colline. Ils aiguisent leur acier... on croirait presque qu'ils partent en guerre. Et ce feu... on dirait presque un brasero, qui doit être vu de loin.
Mon compagnon, au début sceptique, se fait soudain plus attentif lorsqu'il fixe un point à l'horizon. Je l'observe arracher des touffes d'herbes sèches et coller son oreille contre le sol nu et craquelé des plaines. Il ferme les yeux une seconde, et se relève soudain, inquiet.
- Le vent...
Il lâche une poignée de terre, qui tombe verticalement. Trop lourde. Puis il remonte en rampant sur le flanc de la colline, avant d'en redescendre toute allure.
- Il faut partir, et vite ! Le vent tourne, la fumée du brasier change de direction et un nuage de poussière s'élève à l'est. Selon ce que j'ai entendu, il y a des chevaux et des brunécailles, et en grand nombre. Je ne sais pas de qui il s'agit, mais une rencontre va avoir lieu et elle risque de dégénérer. On doit se dépêcher.
J'acquiesce, prêt à reprendre notre course.
Yarkol a l'air un instant de humer l'air des prairies, mais peut être ne fait-il que réfléchir. Puis il s'élance, plein ouest, moi sur ses talons.

Nous courons longtemps, longtemps... plusieurs heures, sans nous arrêter. Sans m'en aperçevoir, je m'étonne de la résistance physique de mon compagnon de voyage. Il a une musculature noueuse, une charpente qui a grandit en suivant les contraintes de guérisons difficiles et de nombreuses cicatrices tordent ses chairs. Pourtant, il semble posséder une force endurante qui contraste avec l'évidente puissance explosive qu'il contient. Je le suis sans difficulté, à peine mon souffle se fait-il plus audible qu'au début de la journée, mon arme récemment acquise ne me gênant presque pas.
Lorsque nous nous mettons à marcher, nous buvons quelques généreuse gorgées d'eau de la gourde qui pend à la bandoulière de Yarkol, et c'est alors qu'en regardant ma propre pierre, je me rends compte qu'on ne se dirige pas dans la bonne direction.
Le cube que je tient au creux de ma main pour ne pas qu'il tombe est illuminé par son côté droit, et non pas dans le sens où nous allons.
Je décide de m'en ouvrir à Yarkol.

- Je connais un raccourci, répond-il laconiquement.
Je hoche la tête en silence. Confiant.

Quelques instants plus tard, nous recommençons à courir, jusqu'à arriver en vue des toits d'une ville basse que je ne sais pas reconnaître.
Nous refaisons une courte pause – c'est-à-dire que nous passons à une marche rapide – pour nous hydrater avant de nous remettre vraiment en route. Nous atteignons rapidement les premières maisons, et montons dès que possible sur les toitures que nous suivons en méprisant les rues pavées des bas-fonds. Procédant ainsi, nous prenons rapidement de la hauteur, jusqu'à parvenir sur le toit d'une robuste boutique de pierre.

- Nous descendons là, suis-moi bien.
Sans un mot de plus, il sauta dans le vide, et atterrit lourdement mais avec adresse sur un balcon, quelque mètres plus bas, dont yarkol devait savoir qu'il se trouvait là. Je me redresse une seconde plus tard d'une agile roulade, à ses côtés. J'avais sauté avant qu'il n'atterrisse. Je crois le voir esquisser un sourire avant de poursuivre sa désescalade en crochetant la balustrade avant de se jeter le vide, les pieds ballant dans le vide, et de se laisse tomber sur une chaussée sale et humide. Je l'y rejoins rapidement.
Nous sommes dans une impasse, mais quelques personnes y circulent malgré tout, en raison des quelques boutiques qui s'y trouvent ; c'est tout juste s'ils nous accordent un regard. Yarkol se dirige à pas vif vers une porte de barreaux qui semble marquer une entrée des égouts. Je le suis sans me poser de question et entre à sa suite dans le tunnel malodorant et bas-de-plafond lorsqu'il pousse la grille, déverrouillée.
J'ai juste besoin de baisser la tête, mais Yarkol, lui, doit quasiment se plier en deux pour avancer dans l'étroit boyau. Boyau qui semble dangereusement s'étrécir, la lumière déclinant rapidement à mesure que nous nous enfonçons dans les profondeurs. Pourtant, mon guide ne fait pas mine de s'arrêter, se courbant davantage pour pouvoir continuer sa progression. Finalement, alors qu'il doit presque avancer accroupi, l'eau qui coule sous nos pieds tombe de la galerie dans une salle en contrebas, sur laquelle débouche le tunnel que nous avons descendu. Le semi-elfe se laisse glisser dans la chute d'eau croupie sans plus de manière, et je me dépêche de faire de même. Après une courte chute je suis accueilli par un liquide dont on peine à imaginer qu'il ait pu s'agir d'eau. Une lumière diffuse est émise par des petits feu follets immobiles dans certains coins supérieur de l'antichambre,
Nous pataugeons un moment dans la fange avant de retrouver un trottoir à peine immergé sur lequel nous prenons pied avant de recommencer à courir. Sans avoir prononcé un mot.
Nous avançons encore, souvent dans les ténèbres, plus rarement dans cette faible luminosité jaunâtre. A chaque virage, Yarkol semble savoir exactement où aller, et choisit une direction sans hésiter. Le tunnel dans lequel nous sommes finit par s'élargir, et je m'arrête un instant pour effleurer du bout du doigt d'étranges inscription sur le mur. Quand je les montre à mon compagnon, il hausse les épaules ; visiblement, il ne connaît pas plus ce langage que moi. M'attendant au contact froid et gluant du mur, je retire vivement ma main lorsque je sens ces espèces de runes, certes poisseuse, tiédir sous ma peau. A cet instant, je commence à entendre une voix, comme une sorte de murmure désincarné. Je crois saisir les deux mots "murglui ftaghn" qui reviennent souvent, comme dans une incantation. Je ne demande pas à Yarkol s'il les entend, je sens que je suis le seul à les percevoir. Je le rattrape à petit foulées, et lorsque je le retrouve au détour d'un angle, je me fige. Il est là, debout, devant une antichambre bien plus grande que celle où nous avons atterrit un peu plus tôt. Il est immobile tandis qu'une dizaine d'appendices repoussant le frôlent comme pour le palper. Ils semblent sortir directement de l'eau, où une créature massive semble se trouver. Lorsqu'un tentacule tourne soudain son extrémité vers moi, ils rentrent tous brusquement sous la surface. L'instant d'après en sort une gigantesque chose qui semble être une tête, avec un crâne mou et flasque qui repose à demi sur la nuque et un faciès dégoulinant de vase dont la moitié inférieure se fond en un chaos grouillant de tentacules et d'excroissances agitées.
Nous tournons les talons aussi vite que nous le pouvons, osant à peine nous retourner. Du coin de l’œil, j'aperçois des créatures sortir de la fange à notre poursuite. Un rapide regard jeté en arrière me dresse un tableau d'horreur ; des tritons rampants, des hommes-poissons, des spectres effrayants et toute sortes d'être de cauchemars émergent de sous la surface et se lancent à nos trousses.
Nous détalons et courons aussi vite que nous le pouvons sans prêter à garde à marcher au sec où avec de l'eau jusqu'aux genoux. Une fois franchies un grand nombre de croisements, estimant que nous avons semé ceux – ce – qui nous traquai(en)t, Yarkol cesse de courir. Je m'arrête avec soulagement après ce long sprint, et nous récupérons lentement notre souffle, les mains en appui sur les genoux.
On aurait pu se mettre à rire, mais l'urgence se faisait sentir, alors nous reprenons rapidement notre route. Cette fois, mon guide est moins sûr des directions à prendre et doit à plusieurs reprises examiner la pierre des murs pour se repérer lors des intersections. Après un certain temps, l'eau qui ruisselle entre nos pas, comme si le chemin ne continuait pas. J'en fais la remarque à Yarkol, qui a l'air étonné.

- Pourtant...
Nous finissons bel et bien par arriver dans un cul-de-sac. Nous approchons du bout du boyau, pour constater que le passage est entièrement bloqué par un monticule sidérant de détritus, qui faisait office d'un barrage d'autant plus infranchissable qu'on ne pouvait en estimer l'épaisseur.
Yarkol reste figé interdit.

- Et maintenant ...?



[HRP] désolé, pour le retard... U_U [/HRP]

_________________
Alors, je me plantai devant elle en souriant de toutes mes dents, et dis d'un air joyeux:
-"Bonjour madame ! Je m’appelle Ishmæl, vous auriez des biscuits pour moi ?!"


Dernière édition par Ishmæl le Jeu 10 Avr 2014 - 18:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Jeu 10 Avr 2014 - 22:01

L'humidité ambiante et l'odeur de champignons et autres moisissures ne se prêtaient pas au bon déroulement du plan du semi elfe, mais il allait devoir faire avec. Que fait-on quand quelque chose se met sur son chemin ? On l'élimine. Il se souvint du vent aride du désert, de la grande flamme éternelle, le soleil, qui flottait inlassablement au dessus de tous. Les chamans parlaient parfois d'un jour fou où les plus grands d'entre eux en appelaient à cet astre tout puissant et en concentraient l'énergie pour annihiler tout un quartier en une fraction de secondes. Une mesure extrême pour des cas extrêmes, quand le sort du monde en dépend. Yarkol rêvait parfois d'une puissance aussi phénoménale. Il sourit. Oui, le soleil devrait bien jeter un coup d’œil sous la surface, quelquefois.

Il canalisa deux manas rouges avec difficulté, puis se concentra pour en obtenir un troisième. La sueur lui perlait sur le front, la course ne l'avait pas à ce point fatigué, mais les mauvaises conditions de l'environnement rendaient compliqué l'utilisation de mana rouge, surtout pour quelqu'un comme Yarkol, dont l'essence rouge descend directement de la rage et du feu.

« Ishmael...Recule...Un peu. »

Sur ces mots, le semi elfe s'avança de quelques pas, jusqu'à l'immonde bouchon de détritus. Il leva le poing en l'air, et les trois pyromana vinrent tournoyé autour de son poignet à une vitesse impressionnante. Son compagnon comprit immédiatement que seul l'instinct et le goût du risque faisaient courir l’énergie avec une telle désinvolture à travers le corps de l'ancien Gruul. Il n'y avait là ni maîtrise éclairée de la magie, ni dévotion ardente pour une cause grandiose. Le mana rouge qui tournait ainsi avec une apparente maîtrise n'était que la matérialisation d'une folie, c'était un geste dangereux, déraisonné et techniquement assez imparfait. De son autre main, le semi elfe canalisa un quatrième pyromana, et l’énergie qui faisait ondulé ses cheveux en irradiant une chaleurs très distincte ne rappelaient que trop bien à Ishmael que cet effort était bien au dessus des capacités du semi elfe.

Il était évident que l’énergie qu'il invoquait allait le renverser. Il ne pourrait pas tenir quinze seconde de plus cet afflux de flammes pures qui s'échappait tout autour de lui par à-coup. En fait, lorsqu'il ouvrit la bouche, un dernier pyromana commença à se former et menaça de faire exploser toute la zone, mais il tint bon et, dans un geste lent et précis, il envoya la paume de sa main sur l'obstacle tandis que tous les pyromana se concentrèrent et fusionnèrent en un terrible flot de flamme folle et compactes qui se dispersa instantanément, quelques secondes après l'impact. Une magnifique explosion carbonisa toute la zone, et s'il n'avait pas été aveuglé, Ishmael aurait vu le corps de Yarkol s'envoler dans la direction opposé, subissant l'effet de souffle de son explosion.

Lorsqu'Ishmael retrouva la vue, l'écho de l'explosion ne s’était pas encore dissipé, le bruit des flamme se répercutait sur les parois des entrailles caverneuse des égouts comme autant de cris de joies admirant un paysage post apocalyptique. La seule horde de fidèle dont aurait besoin ce fou de semi elfe : une horde de flammes vacillante, éperdue de reconnaissance pour cette vie futile et fugace qu'il leur aurait insufflé dans sa sombre folie.

Au moins, la sortie était dégagée.

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« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Mar 15 Avr 2014 - 15:13

J'ai senti sur ma figure le souffle chaud de l'explosion. Et alors que les flammes rugissaient leur fureur en ces quelques seconde de combustion extrême, j'ai de nouveau senti ce sentiment de colère, de rage assoiffée de liberté. L'espace d'un instant, je me suis vu tordre le cou à cet homme au visage fin et aux yeux d’obsidienne. Puis je me suis revu prendre le poignet habillé de flammes de la jeune fille, le tourner lentement vers sa propre tête... Puis ce sentiment disparait aussitôt, en même que s'évanouissent les flammes.
Je me tourne immédiatement vers Yarkol, étendu plus loin dans une flaque. Il ne bouge plus. Je cours le rejoindre, m'inquiétant des conséquences de ce qui m'a bien paru être un exploit. Lorsque je m'accroupis près de lui, sans trop savoir quoi faire pour l'aider, il se redresse lentement. Il lui manque des cheveux partis en fumée, il a une sale brûlure qui descend de sa mâchoire sur sa gorge, et un objet pointu a dû le toucher dans le souffle de l'explosion parce qu'une petite plaie profonde lui traverse la joue. Mis à part ça, d'autres égratignures paraissant bénignes se trouvent sur ses bras, et sa tunique est dans un état pire encore qu'elle ne l'était. Pourtant, il ne paraît pas souffrir outre mesure. Il ferme les yeux un instant, redressé sur un coude, avant de se lever comme s'il venait de passer une bonne nuit de sommeil. Interloqué, je le dévisage tandis qu'il se dégourdit les jambes et étire ses bras. A la lueur des quelques flammèches résiduelles, quelque chose attire mon attention. Peut-être était-ce à cause de quelque chose dans l'eau croupie dans laquelle il a atterrit, mais ses cheveux sombres paraissaient d'un éclat plus bleuté.
Puis il me regarde, l'air visiblement calme. Son bras droit tremble, d'une façon qui traduit soit un usage abusif du membre, soit une infection potentiellement mortelle. Mais Yarkol n'a pas l'air de le remarquer, à moins – plus inquiétant encore ? – qu'il n'en ait cure, tout simplement. Il me sourit, sans rien dire, et se met à avancer.
Je le suis, attentif à sa démarche en apparence assurée, et nous franchissons les décombres incandescentes et les cendres fumantes restant du bouchon d'ordure. Encore quelques mètres, et Yarkol s'arrête, immobile. Dans son dos, je l'entends dire d'un ton presque enjoué :

- Finalement, ce n'était pas un si gros obstacle.

Puis il s'effondra, comme si toutes ses synapses étaient saturées. Je me précipite à ses côtés, sans aucune idée de ce que je suis censé faire. Après un instant de réflexion, je décide de rapidement aller voire plus avant. Quelques pas suffisent pour que je constate que la déflagration était bien plus important que je le pensais. les parois du tunnel ont été très abîmée et à un endroit les briques du mur sont même tombées, libérées du ciment mal en miette. A l'aide de ma nouvelle arme, en quelques coups, je libère un passage entier, qui dévoile un couloir parallèle, avec juste en face... une échelle, montant vers la surface.
Un instant plus tard, je m'affaire à tirer Yarkol par les poignets vers l'ouverture, passant mes bras en ceinture pour lui faire franchir l'ouverture. Il est lourd, bien plus qu'on ne pourrait le supposer au vu de sa taille moyenne. Je le traîne jusque l'échelle. Là, je souffle un moment, avant de le charger avec peine sur mon épaule, n'envisageant pas une seconde de ne pas réussir à le porter jusqu'en haut. Je me fais la remarque qu'il semble très chaud, malgré l'humidité environnante et son passage dans l'eau glacée des égouts. Sans doute suite à son usage de cette magie ignée, je suppose.
Alors, Yarkol se redresse brusquement, se défaisant de mon emprise. Il ferme les yeux un instant, comme pour refouler un souvenir ou une douleur, puis les rouvre, et semble de nouveau en pleine forme. Sans un mot, il attrape un barreau de l'échelle et monte rapidement, avec l'efficacité en puissance plus qu'en souplesse que je lui connais, comme s'il pouvait continuer de courir comme nous l'avons fait toute la journée. Arrivé en haut, il jette un regard prudent par l'ouverture, et me fait signe de monter à mon tour. Je le rejoins vite.
Une fois à la surface, je sens aussitôt une odeur nauséabonde envahir mes narines. De la terre et de la moisissure.

- Ce sont les quartiers verts et noirs. Nous somme chez les golgaris.

Dans la façon dont il dit ça, je sentais un certain mépris, ainsi qu'une haine profonde. Il n'aime pas être ici. Il a l'air gêné, comme si il avait un caillou dans sa botte.

- Il fait beaucoup trop chaud, ici..., il marmonne comme s'il parlait tout seul.

Dans les faits, il fait plutôt frais, et nous venons de sortir à l'air libre après avoir longtemps pataugé dans l'eau froide des souterrains. Alors je n'ai aucun mal à comprendre qu'il y a quelque chose d'anormal qui se passe lorsque je vois Yarkol être déjà presque sec. Je sens même une chaleur irradier de son corps.

Lorsque je l'interroge d'un regard éloquent, il me renvoie un coup d’œil passif, comme si rien d'exceptionnel se produisait. Mais ce n'est pas vraiment moi qu'il fixe, plutôt un point lointain derrière moi, comme s'il était incapable de focaliser son regard sur quelque chose de précis.
Lorsqu'il se met à courir comme si on ne s'était jamais mis à marcher, il ne prit même pas la peine de vérifier la direction indiquée par la pierre. Je m'élance à sa suite, et je sens dans son sillage un air chaud.

Je n'ai pas le temps de réfléchir sur le phénomène que je sens quelque chose arriver, quelque chose qui remonte mon dos vers mon crâne, au dedans. Cette sensation  est en fait une succession de signaux éléctriques remontant la moelle épinière des pelviennes aux cervicales sous forme d'une haute fréquence de potentiels d'actions cérébraux, est aussitôt suivie d'une impression d'arrêt sur image. J'ai le sentiment de courir, de bouger, de suivre yarkol, mais je ne sens plus le sol sous mes pieds. En fait, je ne sens plus rien. Ni l'odeur de terre humide, ni la chaleur qui émane de Yarkol, je n'entends plus rien. J'ai l'impression de me voir à la troisième personne, ou de tremper dans un liquide qui se fige, hors du temps. Unique perception m'étant encore permise, je sens alors l'étrange effet de frisson atteindre mon cerveau, et un flash m'arrache le dernier sens - la vision - qui me reste.
J'éprouve confusément que je continue de courir, mais quand j'ordonne à ma tête de bouger, et à mes yeux de regarder, je ne vois que des formes et des couleurs que je ne reconnais pas.
je vois
du bleu, du jaune, du vert et du rouge au milieu d'un univers de noirceur. Devant moi, en tout cas je crois, je distingue les contours d'un homme qui bouge. Yarkol. Il court dans l'univers de silence dans lequel je suis plongé. Je vois un sol bleu sous mes pas, et mes pieds rouges le martèle sans bruit. Avec quelques mètres d'avance... Yarkol est jaune. D'un coup, le temps se fige, et je vois son cœur battre dans sa poitrine. Il pulse...pulse...pulse... vite, bien trop vite. Son pouls est déjà à 150, alors que l'effort intense de la course a commencé il y a peu de temps. Et il accélère encore, et encore... sa température est bien trop élevée, elle aussi, elle a largement dépassé le seuil de la réaction immunitaire innée.
A ce moment là, les couleurs disparaissent, et toujours au milieu d'une foulée, je vois
sa cage thoracique, ses deux fémurs, sa colonne, son crâne... puis tout son squelette, recouvert d'une charpente de muscles efficaces, et en dessous... des organes... le foie, l'intestin, le pancréas, l'estomac... et là, juste derrière... autre chose. Une sorte d'organe supplémentaire, un organe de trop. C'en est bien un, il est attaché aux tissus et est irrigué par les capillaires, mais je ne le connais pas. Peut-être son rôle a-t-il un rapport avec le fait que la formation réticulée de son tronc cérébral, matrice de la douleur, présente une activité inhabituelle lui permettant visiblement de ne pas ressentir la douleur que provoque son état. Parce qu'il devrait s'effondrer, il a des côtes enfoncées, et il perd beaucoup trop de sang d'une blessure à la tête. Il ne devrait pas tenir debout, mais un phénomène de régénération semble s'être mis en route, réparant les chairs détruites durant ce même processus, qui paraît puiser dans les ultimes réserves de son corps. Il brûle ses cellules graisseuses, ainsi que tout ce dont son corps peut se passer dans l'instant immédiat.
Mais les dommages physique subis seront certainement irréversibles. Paralysie musculaire définitive, échardes osseuses, perte de la vue, et anémie cérébrale... les risque sont multiples, les possibilités de handicap multitudes, et la mort est omniprésente au bout du compte.

D'un coup, tout disparaît.
Le noir, le squelette, le silence, les organes... tout s'évanouit, et je me vois de nouveau courir dans la rue pavée des quartiers golgaris. J'ai l'impression que cette scène a duré plusieurs minutes, mais nous avons à peine fait une foulée. Je ne prends pas la peine de m'interroger sur ce qui m'est arrivé, j'aurai le temps d'y réfléchir plus tard.
L'important, maintenant, c'est de stopper l'effort inconsidéré de Yarkol afin de le garder en vie. Parce qu'à ce rythme, il ne tiendrait pas longtemps, c'est peut-être même déjà trop tard. Sans hésiter malgré ma décision, je prends soudain une solide impulsion du pied et, saisissant mon arme des deux manches, assène un formidable coup sur l'occiput de mon compagnon.
C'était un coup parfaitement maîtrisé, juste ce qu'il fallait pour lui faire perdre connaissance. Sa tête anormalement irriguée était particulièrement sensible, et un contrôle absolu de ma force a évité d'aggraver son état. Je me retrouve à présent debout sur les pavés, avec à mes pieds un homme inanimé qui passerait pour un poêle tant de chaleur émane de son corps. Pas étonnant donc, que les passants se retournent sur nous après m'avoir vu l'assommer.


J'entreprends maintenant de le traîner à l'écart, rapidement avant d'attirer trop l'attention des autres. Je dois le mettre à l'abri, alors je cherche un moyen de le placer sur un toit. Finalement, dans une ruelle entre des dos de maison, je vois une échelle adossée à un mur. Je tire Yarkol jusque là, et le hisse difficilement sur mes épaules. Il est lourd. Et l'échelle est raide. Je dérape sur le second barreau, mais je tiens bon, et après un moment laborieux, je finis de le monter sur le toit, ou je m'allonge, fatigué de cette journée, après avoir remonté l'échelle sur le toi.

Je regarde mon ami étendu à côté de moi. Je ne sais pas ce qui s'est produit, j'ignore si c'était volontaire ou même s'il en était conscient, mais je sais qu'il était prêt à aller jusqu'à sacrifier sa vie pour venir en aide à la ou les personnes vers lesquelles ce cube nous guidait. Sachant ça, je n'avais pas le choix. Je devais continuer sans lui. Je pris donc le soin de vérifier qu'il restait de l'eau dans la gourde et je lui en épongeais un peu le front, et après avoir été chercher une pièce de viande crue (comme celle que nous avions partagé avant d'aller dans le désert) que je dépose sur sa besace, près de lui... je repris la route.
Je descends du toit avec agilité. J'observe la petite pierre, toujours brillante, un peu plus même que dans mes souvenirs. Je prends une profonde inspiration, resserre ma prise sur mon arme, et m'élance dans la direction indiquée, presque plus vite qu'auparavant.
Un enfant de Ravnica a besoin d'aide.

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MessageSujet: Re: Les vrais fils de Ravnica [Terminé]   Mar 15 Avr 2014 - 16:23

Ses yeux s'ouvrirent comme si c'était son premier regard sur le monde. L'odeur pourtant lui montra que les premiers jours du monde étaient loin et que lui, tomber bien plus tard sur la Cité-Monde, n'avait plus rien de l'enfant innocent s’émerveillant sur la nature. Le toit était assez haut, pourtant il n' avait rien d'autre que des murs et d'autres toits autour de lui ? Même ici, il ne pouvait voir le ciel. Il sentit un tremblement .

Son bras, secoué de spasmes, n’obéissait plus. Alors, ça avait commencer à agir. Il était prêt. Un rapide coup d’œil sur sa pierre lui apprit qu'Ishmael avait retrouver ceux qui avaient besoin de lui. Il était fier d'avoir créer une fraternité, mais rien n'était entre ses mains, et le chaos balaierait son œuvre comme si jamais rien n'avait exister avant même qu'il n'aient le temps de changer quoi que ce soit. Il le savait. Mais il y avait en lui un soupçon de défi, un cri libre et déraisonné qui pensait que ce qu'ils feraient, tous ensemble, aurait une influence un jour, quelque part, sur plus de gens qu'ils n'auraient jamais pu rencontrer.
Son bras tremblant le rappela à la réalité.

Il était temps de retourner là-bas. Demain, il ne serait plus le même. Demain, les Simics auraient fait de ce bras faible une arme assez résistante pour briser les obstacles sur le chemin du semi elfe.


_________________
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« Que craintes et cries crèvent les croix,
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Brièvement, la brise les brise brillamment
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