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 [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.

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Ekaterina Hellundril
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MessageSujet: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mar 7 Aoû 2012 - 20:15

Histoire de fêter le retour de ma dimir préférée, j’ouvre le topic poésie ou tout un chacun pourra libérer son inspiration créatrice.
Tout d’abords un petit texte de ma composition :


Observe la lune
C’est la reine du crépuscule

Elle qui gouverne la nuit
Empreinte d’une sombre majesté
Les étoiles sont là pour l’illuminer
Elle qui gouverne sans un bruit

Dans le silence nocturne
Elle est là, elle rayonne

Son doux murmure
Nous endort
Elle est si belle, si pure
C’est à cause d’elle, qu’on veut dormir dehors

Hypnotique est sa beauté
Chaque nuit nous tentons de rester éveillés

Mais la lune n’aime pas être dérangée…
Courroucée, Elle ordonne au sommeil de nous écraser
La voilà enfin apaisée…


La Lune
, par Hellebron.

Puis une traduction sans ambition (et assez libre) d’un extrait de The Waste Land :

Texte original :

Here is no water but only rock
Rock and no water and the sandy road

The road winding above among the mountains
Which are mountains of rock without water
If there were water we should stop and drink
Amongst the rock one cannot stop or think
Sweat is dry and feet are in the sand
If there were only water amongst the rock
Dead mountain mouth of carious teeth that cannot spit
Here one can neither stand nor lie nor sit
There is not even silence in the mountains

But dry sterile thunder without rain
There is not even solitude in the mountains
But red sullen faces sneer and snarl
From doors of mudcracked houses

- THE WASTE LAND, (1922) by T. S. Eliot.

Ma traduction (quoi que le mot ‘mudcracked’ demeure un mystère entier -_ ) :

En cette demeure rocheuse, l’eau est absente.
Point d’eau ; Juste de la roche et la route sablonneuse

Au-dessus des montagnes, elle serpente,
Des montagnes à la roche dépourvue d’eau.
Si seulement il y en avait un peu, pour faire une pause et se désaltérer…
Mais ici, nul ne peut s’arrêter ou même seulement penser.
La sueur est sèche, les pieds foulent le sable,
Si seulement il y avait un peu d’eau entre les pierres…
La montagne n’a qu’une bouche morte qui ne peut cracher ; Et ses dents ne valent rien.
Nul ne peut se s’asseoir ou s’étendre en ces lieux.
Même le silence a fui ces montagnes.

Le tonnerre est stérile, sec et dépourvu de pluie.
Même la solitude est absente de ces lieux.
Il n’y a que des bouches maussades et rouges,
Qui grondent depuis des maisons désertes.

-La Terre Vaine.

Voilà, soignez indulgents, je débute Wink
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Melerya Fangorëa
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mar 7 Aoû 2012 - 21:01

Un des texte que je pense retravailler pour mon recueil, il mérite quelques retouches et les auras certainement plus tard, mais pour le moment sa donne sa :

Paradis personnel :

Envolé de cendres viciées,

Prend une nouvelle bouffée d'air radié,

Notre époque malsaine tend les doigts,

Pour les enfoncer dans nos yeux,

Épopée sanglante aux cris vicieux,

Oh oui fait moi encore roi,

Remets-moi la dite couronne,

Remâchons ensemble nôtre argent,

Ses droit sur ceux du triste sang,

Injectons-nous directement l'Uranium!

Dieux nous pensons et sommes,

Pour une nouvelle tuerie monotone.
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Justice, le Deuxième
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mar 7 Aoû 2012 - 22:50

De petites poésies de ma composition. Elles datent un peu mais je n'ai plus le temps de composer autant que je le voudrais...

La caravane

De chaleur accablée la caravane passe,
Ils dorment à moitié, ils se suivent à la trace.
Chameau après chameau, mulet après mulet,
Ils transportent de l’eau, du sel et du millet.

Des hommes à leurs côtés, alignés ils avancent,
Le premier chamelier les menant en silence.
Caché sous son turban il observe le ciel,
Il sait que ses talents de guide sont essentiels.

Mais lorsque vient le soir soudain tout reprend vie,
Ils vont bientôt pouvoir s’arrêter pour la nuit.
Ils approchent du puits, ils deviennent fébriles,
L’inertie les a fui, fini ce monde hostile.

Les voilà arrivés, les montures ils libèrent,
De l’eau l’un va puiser, on remplit la théière.
La flamme a jailli, elle se met à chauffer,
La journée est finie, ils vont se reposer.

Le murmure du vent agite enfin la dune,
L’horizon du levant voit paraître la Lune.
Le ciel devient noirceur, s’allument les étoiles,
Sans un bruit et sans heurt la nuit étend son voile.

C’est déjà le matin, ils sont prêts à partir,
Ce soir ils seront loin, avançant sans faillir.
Peut-être est-ce une image, mais quoi que l’on y fasse,
Poursuivant son voyage la caravane passe.


Ulysse

Je vais, au vent je vogue, cheveux flottant dans l’air,
Au loin derrière moi la contrée de mes pères,
Ma nef vogue vers l’Est, Séléné nous éclaire,
Nous montrant notre voie, devant nous c’est la guerre.

Agamemnon m’appelle, je suis son serviteur,
Je réponds à sa voix, je m’avance sans peur,
Le sang sera versé de ceux qui l’ont trahi,
Face à l’armée des Grecs, Troie sera démolie.

D’Héra et d’Athéna nous recevons les dons.
Achille nous a rejoint avec ses Myrmidons ;
Comme Hector et Patrocle combattent à nos côtés,

Ajax et Ménélas, les héros réunis.
Ils nous feront l’honneur de laver l’infamie
De Pâris et Priam, que vie leur soit ôtée.


Sonnet de malheur

Une ombre de mort lente s'empare de mon âme
Tous les lieux maintenant sont noyés dans les flammes
Les Ténèbres sont là, nul moyen de les fuir
Lorsque l'Ombre viendra, enfin pourrai mourir.

La lumière des cieux ne pourra rejaillir
Avant que les champs bleus ne veuillent refleurir
Un monde pourra naître, mais ce n'est pas assez
Quand l'Ombre sera maître, mon âme sera brisée.

Et quand sonnent les cloches, de la lointaine église
Monte alors un son, comme une forte brise
Alors la Mort viendra qui pourra m'emporter.

Jamais ne sera maître du monde l'Amour
Un monde enténébré a vu naître le jour
Un cierge brûlera, je serai trépassé.


Adieux

Lorsque finit l'automne
Là-bas l'ai retrouvé
Les couleurs monotones
De cette éternité.

J'ai beau chercher, je doute
De cette liberté
Qui semble sur la route
Une ombre me jeter.

Après des ans d'absence
Ma vie s'est consumée
Car loin de ta présence
Ne puis guère que pleurer

Par manque de douceur
Des larmes trop salées.
C'est vrai je crie j'ai peur
Car trop tu m'as manqué.

Depuis, mon existence
Menace me quitter
Notre douce romance
Dans la mort s'est noyée...


Loin

Ne point te voir pleurer
Désiré-je te voir,
Ma douce et bien aimée
Je t’en prie garde espoir.

Loin de toi mon amour
L’Histoire m’a emporté
Mais resteront toujours
En moi tes traits gravés.

Le vent dans tes cheveux,
Et ton joyeux visage,
Et je prie de mes vœux
De revoir cette image.

Tes larmes me sont deuil
Par-delà les frontières
Je sens que de ton œil
Est morte la lumière.

Amour ne pleure point,
Vois comme je te vois.
Même si lors je suis loin
Mon cœur est près de toi.

_________________
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mar 7 Aoû 2012 - 22:57

alors ben moi, j'ai qu'un truc composé sur le chat en tant que prière pour de la compagnie...

c'est ma signature.
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Sam 11 Aoû 2012 - 23:28

encore une composition du chat, et toujours sur le thème des Dimirs et leur solitude...

Tout seul dans la pénombre
Et oublié des autres
Je ne suis plus qu'une ombre
Pourtant je suis des vôtres.

Invisible à vos yeux
Je suis bien malheureux.
Même avec le sourire
Je ne peux que souffrir...

Mais personne n'entend
Et je crie fort pourtant
Je prends donc l'habitude
De cette solitude.

Esseulé dans la nuit
Tout comme dans la vie
Je sombre lentement
Dans l'oubli, tristement...
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Ishmæl
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mer 19 Sep 2012 - 17:47

Brûlant plus haut que l'espoir,
naquit un jour jeune flamme,
entre deux gens qui ont choisi de croire,
à la Vie

Alors que l'heur a envahi leur âme,
naquit une nuit jeune flamme,
en un nouveau-né qui au grand jour sortit
à la Vie

Des yeux éperdus embrassant le ciel,
Il voit à l'envers, et pense de travers
il croit droit, mais est fait de miel
et seule le calme la respiration de la mère...

Alors le voici affrontant les ondes,
les ravages que la vie seule cause
Il pleure dans son cœur, et son cœur s’inonde,
voyant pourtant le salut, il n'ose...

Il se fait vieux, et sa vie vieillit,
une existence dérisoire, mais remplie comme dix
loin de s'en aigrir, il s’en assagit,
et apprend de ses sévices...

doutant de ses doutes, apprenant qu'il n'est rien,
il s'abrite sous l'ombre d'un sombre océan
Il n'a pas de rivage, mais possède un grand air,
et la vie finalement, n'est pas si amère,

Aujourd'hui il sait, qu'il est né et qu'il est vivant,
mais il se sent enfin être, son le nom d'insulaire.
Il s'endort dans l'herbe, ignoré par les ignorants,
et seule le comble la respiration de la Mer...

_________________
Alors, je me plantai devant elle en souriant de toutes mes dents, et dis d'un air joyeux:
-"Bonjour madame ! Je m’appelle Ishmæl, vous auriez des biscuits pour moi ?!"
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Shakarn Skraal
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mer 19 Sep 2012 - 22:55

Et voici un poème de mon cru écrit à partir d'un double monologue d'avec notre amie Mjokkoto, et que j'ai remanié dans une inspiration clairement luciférienne.

Bonne lecture!

Ici règne le rouge et le noir.
Le festin et la famine.
Le rire des dieux et les larmes des damnés.

O force tellurique ! N’as-tu nul autre souci que le vain désir de boire nos larmes en une lie amère ?
Nul être ici-bas n’a la conscience de ton tourment.
Cruelle et cynique, la toile qui t’enserre !

Loin d’être assoupie, ton humeur est vagabonde,
Poète des enfers, étoile brillante,
Tu es celui des amours non-partagées et aux prouesses vouées à l’oubli.

De tes pairs, volatile race,
Que reste-t-il, de ceux qui dorment ou errent sur les chemins de traverse ?
Tu es le solitaire, sans compagnons constant dans les heures lugubres et les journées sans soleil.
Un seul être vous hante et tout en est peuplé !

Nul équilibre qui ne se maintienne sans mouvements,
Tes certitudes ne sont plus que poussière dans le vent.
Et si l’on ne rêve pas, l’existence est mort-née.

Ainsi est la tienne, seigneur des abysses, évadé des cieux,
Hélas ! De la cité d’argent, le savoir est gardé ; Et le trône arbitraire
Reste sourd aux médisants, aux ambitieux, aux seigneurs sans rires,
Une seule crapule s’élève, et te voilà terrassé,
Morne ballet que tout cela.

Et bien ! Laisse-nous, pauvres mortels, le soin de te pleurer,
Tandis que le Serpent monte et chute aux rythmes des folles marées,
Qui es-tu, gnose ou poésie ? Chute jamais amortie, impétueuse bataille du son et du sens.
Entends-tu ce roulis, ce fracas, cette clameur ?
C’est le tonnerre des épées-vendus, hommes que la liberté fait regretter leurs chaînes.
Hurlements des parjures, trop stériles et vains pour connaître,
L’angoisse délirante de ton ivresse hébétée.

Agonie ! Nous, les enfants de la Terre, contemplons le chaos.
Invisible mais omniprésent, ses racines étouffent ta sombre clarté.
Il n’est point de lendemain face à pareil naufrage.

Las ! A chaque battement, Déméter s’asphyxie !
C’est le glas des trépassés ; Il monte crescendo depuis la terre d’Erèbe,
Hydre effroyable, méduse sifflante…
Terreur inachevée ; Je ne sais si ma détresse se verra soulagée dans ton regard sans vie.

Tremblez, ignorants, soyez pétris d’effroi !
Fous que vous êtes, de prier dans la fuite.
Infaillible et inexorable, telle est celle qui plaît.
Et vos oreilles n’écoutent que d’incessants murmures.
Et jamais de repos !

Elle s’en va éteindre la flamme prométhéenne, la torche fulgurante de tes hautes espérances.
Et si d’aventure, s’ouvrait ton sépulcre, prince déchu ?
Tu ne saurais ni la convaincre, ni la séduire.
L’impie faucheuse, Reines des nuits d’automnes,
La voleuse aux mains rouges, protectrice des vermines.

Que faire ?! Où trouveras-tu le remède, quand la maladie est si profonde ?
Du créateur, tu volas l’or et façonna tes rêves boueux.
Le froid de la chute châtia ta rébellion.
O souffrance, exil et tourment ensemble ! Mortelles atteintes !
Plumes et cendres chaudes paves ton sillage.

Et nul ne survivra dans cette nuit profonde,
Grise et futile, chargée de maintes horreurs.
Toi, suprême coupable, craint la destinée qui s’avance !
Elle est injuste et trouble, finale frustration.

Et dans la terrible salle, tandis que le prisonnier secrète son poison,
La mélopée des armes rassemble les légions,
Qui se dresseront encore contre l’Antique Serpent ?
En ce dernier âge, pour le temps du Loup ?
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Mjokkoto l'Assoupie
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Jeu 20 Sep 2012 - 14:57

Citation :
Et voici un poème de mon cru écrit à partir d'un double monologue d'avec notre amie Mjokkoto, et que j'ai remanié dans une inspiration clairement luciférienne.

Faudrait qu'on se refasse une discussion de ce genre, un de ces quatre, parce que c'est quand même trop la classe afro
Comme certains le savent peut-être, j'écris surtout de haïkus, mais j'ai quand même tenté de percer dans le style occidental. Voici mon premier essai :

Le Vaisseau du Bonheur

Chargé de trésors,
Coque vermeil et voile d'or,
Portant tristement le sceau du Bonheur,
Adieu l'ombre, vers de lunaires lueurs.
Chants mélodieux célébrant la vie,
Les passants ordinaires, âmes fourmiliaires,
Virent au loin le Paradis
Et s'embarquèrent gaiement sur la croisière.
Ô tristesse.

Les grandes se gonflèrent, tels des poumons au souffle sourd,
Le Vaisseau du Bonheur, roulant, tanguant,
Glissant sur l'eau comme un soupir d'amour,
La lune luit sur la nef qui rejoint l'océan.
Tel un silence liquide, la mer par la poupe fut brisée
Tandis qu'à bord, le coeur du Vaisseau bat
De ses pulsions incessamment tambourinées
Par les désespérés du monde, esprits renégats.
Déchaînez l'orchestre, clochettes et flûtes en liesse.

Grisés par ce vaisseau fantôme, oubliant toute peine,
Couverts d'or et d'argent sur ce bateau précieux,
Ils quittèrent leurs forêts incertaines,
Illuminant la nuit d'un rêve merveilleux.
Quant à nous, attroupés sur la rive,
Nous faisons nos adieux par nos larmes amères;
Nous songeons aux jours heureux, ces jours prospères
Où, en frères, nous vivions et laissons vivre.
La brise printanière sèche nos larmes d'une infime caresse.

C'est la fin de votre route,
Il n'y a plus de vie, plus l'ombre d'un doute;
Vogue vers le large, Vaisseau du Bonheur.

Votre voyage est sans retour,
Vous mourrez par les lueurs du jour;
Il faut ramer, Vaisseau du Bonheur.

Amis, vous voila morts,
Nous voici responsables de ce triste sort;
Navigue infiniment, Vaisseau du Bonheur.


Largement inspiré du film Pompoko.
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Shakarn Skraal
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MessageSujet: Re: [Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.   Mar 28 Jan 2014 - 16:27

A mon tour,

« C’est la survie frénétique,
C’est la raison d’argent,
Désespoir Morcelé :
Gaspillage et pénuries.

Le train part en hurlant
Tous les chemins se ressemblent
Par un commun grésillement
Que l’on subit en vain

Par une fenêtre brisée
On sent le murmure du vent
La terre fertile est si près
Qu’on saute sans attendre
L’arrêt qui ne viendra jamais.
»
-Le Départ.
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[Recueil de poésies]: Une Sérénade aux Étoiles.
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