Magic The Gathering-Jdr

Jeu de rôles inspiré du jeu de cartes
 
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 Premier jour de travail

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Foenix
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MessageSujet: Premier jour de travail   Ven 6 Juil 2012 - 15:32

Le clocher sonna sept coups. Il était temps pour Foenix de sortir de son sommeil pour reprendre une nouvelle journée de travail à l'armurerie. Il n'avait toujours pas d'assistant pour la deuxième, bien que le forgeron y ait déjà sa place. Il devait donc s'y rendre pour s'assurer qu'elle rapporte un minimum. Malgré son manque de motivation, il finit par se lever de son lit pour se préparer.
Après plusieurs minutes, dès qu'il eut enfilé sa tenue, l'armurier se teint devant le miroir de son séjour pour admirer son reflet.

« Hey, salut beau gosse ! »

Le Foenix à l'autre bout du miroir ne tarda pas une réponse.

« Cesse donc de faire le pitre. Tu es ridicule. »

« Pardon, Monsieur ! reprit l'armurier d'un ton moqueur. Je désirais simplement m'amuser un petit coup, mais si cela contrarie Monsieur... »

« Je te rappelle
, répondit l'assassin, que nous avons risqué notre vie pour une hypothétique assistante que tu ne pourras pas contacter. Il y a pas si longtemps que ça, d'ailleurs. Notre couverture faillit sauter et tout ça pour rien ! Je suis donc parfaitement en droit d'être contrarié. Je ne veux pas que mes projets tombent à l'eau pour tes caprices ! »

« Ah, maintenant ce sont "tes" projets ? »


La discussion s'arrêta là. Il n'était pas toujours facile pour l'Orzhov de partager un corps avec un autre esprit. Lors de disputes telles que celle-ci, il ne leur était pas aisé d'oublier et de ne plus en parler, puisqu'ils cohabitaient le même cerveau. Bien qu'ils ne se parlaient pas directement, chacun savait ce que l'alter ego en pensait.
Foenix se contenta finalement d'accrocher sa cape rouge au plastron, de ranger l'épée et la dague à s ceinture, prendre une pomme sur le bol qui se tenait près de la porte et quitter son appartement.

Le Marché Orzhov. Le lieu où les échanges entre personnes est la moins équitable de toute la Cité-Monde. Un marchand expérimenté peut vendre un chou à un client naïf pour plusieurs centaines de pièces d'or. Foenix n'était pas différent de ces gens là. Son père adoptif le disait toujours : "Ce n'est pas une guerre contre le client, mais contre les autres marchands". Il ne fallait pas gagner beaucoup, il fallait rapporter plus que l'autre. En particulier celui qui est dans le même domaine que soi. L'armurier attendait impatiemment le jour où la concurrence ne serait plus un problème.
Il tourna la serrure de son armurerie et était ravi d'entendre les bruit provenir de la forge à l'arrière-boutique, signe que le forgeron était déjà au travail. Sa deuxième armurerie n'était pas si différente que l'autre. Un comptoir à gauche, sur lequel étaient posés quelques carnets ainsi qu'un pot d'entre et une plume, tandis qu'à droite et en face, des tables tenaient armes et boucliers. À droite, du côté de la vitre, il y avait les épées. Etaient accrochées au murs les plus ornementées et sans doute plus chères, tandis que sur les tables se tenaient les moins jolies, mais plus pratiques pour le combat. Du côté de la paroi à bouclier, il y avait toutes sortes de dagues, poignards et autres armes courtes (de lancé ou non). Comme pour les épées, les dagues et boucliers de qualité étaient sur les parois, tandis que les bon marché étaient posés sur les tables. Les armes manquantes ou vendues laissaient une marque noir sur les tables, signe de leur présence à cet emplacement. À la porte étaient accrochée une clochette pour annoncer l'arrivée d'un client.
L'emplacement du mobilier dans l'armurier laissait un large espace au centre de la grande pièce (comparable à un grand séjour). Cela permettait une meilleure mobilité au sein de la boutique et offrait de la place pour permettre aux clients de manier les épées avant de les acheter. Mais, plus important, de cette manière Foenix pouvait garder un œil sur les voleurs potentiels.

Le propriétaire alla directement se poser à son comptoir, caressa au passage l'insolite statuette en forme de cochon rose qui lui servait de caisse et attendit patiemment l'arrivée du premier client. Quelques minutes plus tard, il put entendre la clochette de l'entrer produire ce petit son qu'il aimait tant : la trompette annonçant l'arrivée du pigeon à plumer !
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Elryann
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MessageSujet: Re: Premier jour de travail   Dim 8 Juil 2012 - 17:53

Elryann jouait les aventurières intrépides et elle aimait ça.
Furetant entre les étals telle une hermine se coulant entre les rochers brûlants pour approcher sa proie, elle déambulait dans l'immense marché, toujours en quête de son précieux artefact. Elle avait pourtant pris ses précautions : trop d'indésirables connaissances auraient pu reconnaître le visage de la fugueuse, et la dénoncer sur l'heure. En conséquence, elle avait choisi le meilleur des déguisements, en se parant, comme l'immense majorité des personnages grouillant autour des cabanons, d'un indispensable accessoire : la cape longue et noire, pourvue d'un mystérieux capuchon. D'ordinaire, Elryann aimait à considérer qu'elle était bien plus mystérieuse à visage découvert, puisque la plupart de ses contemporains vaquaient ainsi accoutrés, louches et inquiétants, faisant donc d'elle un individu somme toute encore plus louche. Mais en l'occurrence, point n'était venu le moment de rigoler ! Il ne manquerait plus qu'elle tombe sur une tête connue. Pourtant, on était au petit matin, les marchands étalaient tout juste leurs produits hétéroclites sur les comptoirs, et la plupart des boutiques étaient encore fermées.

La journée promettait d'être radieuse, et seul un unique et ridicule petit nuage promenait ses rondeurs cotonneuses dans le ciel. Cependant, Elryann était mal à l'aise, et supportait très mal d'être sur le territoire qu'elle avait fuit avec tant de hâte. Pourtant, aucune image terrible ne lui venait en tête lorsqu'elle songeait à cet endroit...le sentiment d'oppression lui suffisait.
Quelqu'un qui portait une planche de bois la bouscula, et son fardeau heurta l'épaule d'Elryann, qui lâcha une exclamation de douleur.
Son infinie patience menacée, elle préféra quitter les lieux et revenir dans la soirée où, là, au moins, elle aurait l'opportunité de distribuer de fourbes croche-pattes.
Parvenue au marché Est, alors que sept heures allaient sonner, elle avisa un pauvre hère qui frissonnait sur le sol. Il était vrai que la matinée était très fraîche, et qu'elle n'avait guère besoin de cape, puisqu'elle allait quitter le Quartier du Syndicat...Elle ôta sa cape, et la glissa près du mendiant livide, avec quelques pièces. Il ne la remercia pas, ne lui accorda pas un regard, et elle partit le coeur serré. Que lui était-il arrivé ? Qu'arrivait-il à tous ses gens pour qu'ils croupissent ainsi ? Comment pouvaient-il encore savourer l'existence ?
Puis elle croisa un tout petit garçon, qui accompagnait son père au marché en posant mille questions incompréhensibles, et elle retrouva le sourire. Les joues rebondies, il marchait laborieusement sur ses petites jambes potelées, et tenait le doigt de son père avec fermeté. Au détour d'une rue, elle s'aperçut de deux choses.
Premièrement, le bébé nuage de tout à l'heure s'était mué en masse hostile, aussi grise et lourde qu'un couvercle. La première goutte s'écrasa au sommet de son crâne...suivie de centaines d'autres et d'un grondement alarmant. En moins d'une minute, Elryann fut trempée, et, surtout, pour en revenir à la seconde chose qu'elle réalisa, perdue. Toute rêveuse en songeant au tout-petit qui gazouillait, elle s'était trompée d'intersection et...Et dépendait maintenant de son sens de l'orientation légendaire. Elle n'était pourtant pas si loin de l'artère principale..? Elle se trouvait sur une petite place. Les gouttes frappaient furieusement les pavés, et Elryann se sentit heureuse d'avoir donné sa cape, surtout lorsqu'elle sentit une bourrasque de vent s'infiltrer sous ses vêtements pourtant en bon état, la faisant frémir. Au moins cet homme serait tranquille. Elle se sentit un peu moins satisfaite en percevant un ricanement familier.
Aussitôt, une image s'imposa devant ses yeux horrifiés : une blonde pourvue de lunettes, les épaules carrées, deux têtes de plus qu'elle, prompte à la pleurnicherie et à la flagornerie... Sa cousine ! Que faisait-elle ici, elle qui n'avait pas le droit de quitter la demeure parentale ? La réponde lui sauta aux yeux : on l'avait mariée. Elle allaient se croiser ! Cette abrutie ne tiendrait jamais sa langue !
Les voix se rapprochaient et leurs propriétaires allaient déboucher sur la place. Sans réfléchir une seconde de plus, Elryann bondit et s'engouffra par la double-porte la plus proche, appartenant à une boutique ouverte.
Avec un ridicule petit tintement de clochette, elle se retrouva dans une pièce avenante, aux murs couverts de lames en tout genre, inondant le plancher soigneusement ciré. Un homme se tenait derrière le comptoir en bois massif. Une armurerie ! Parfait, jamais un Orzhov n'y emmènerait son épouse.


- Auriez-vous l'obligeance de...,commença-t-elle, avant de reconnaître l'individu à la haute stature et de s'écrier : Vous..?

_________________
163 centimètres de morgue.





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Foenix
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MessageSujet: Re: Premier jour de travail   Lun 9 Juil 2012 - 21:25

L'armurier adressa un large sourire à la Sans-Guilde qui venait de passer la porte d'entrée (non sans faire sonner la clochette, dont le tintement n'avait rien de ridicule !). Il aurait adoré taquiner son alter-ego, concernant les minces probabilités de rencontrer une nouvelle fois la jeune femme, mais le temps lui manquait : il avait une cliente à satisfaire ! L'Orzhov quitta le comptoir pour s'approcher de la Sans-Guilde, les bras grands ouverts soulignant sa joie immense, au cas où son sourire ne la marquait pas assez.

« Quel plaisir de vous voir ici, Mademoiselle ! »

Heureusement pour Foenix, son ton devint plus grave sur le mot "Mademoiselle", marquant la fin de la phrase, bien que dans sa tête elle n'était pas terminée. Il aurait voulu citer le nom de sa cliente, mais... quel était-il déjà ? Il eut rencontré tant de personnes à cet entretien d'embauche, comment ce souvenir de son nom ! Bref, il reprit, avec son air de séducteur qu'il aimait tant.

« Dites-moi, une ravissante femme telle que vous serait-elle intéressée à l'acquisition d'une arme ou plutôt intentionnée à se réfugier de la pluie ? D'ailleurs, vous ne devriez pas sortir sans une cape ou un manteau, par un temps pareil !»

Il jeta un coup d’œil sur les gouttes qui continuaient de battre contre la vitre de sa boutique, avec un regard déçu, malgré son sourire. En général les gens préfèrent aller se poser dans un café par un tel mauvais temps, plutôt que dans une quelconque boutique. Ce ne fut visiblement pas le cas de la Sans-Guilde, ce jour-là, ce qui ravit l'Orzhov. Ou peut-être n'était-elle pas venue pour ne pas se mouiller ?

« À en juger par votre expression de surprise, je suppose que vous vous souvenez de moi ! En tout cas, je me souviens de vous. Vous savez, le poste d'assistant/e est toujours vacant, si vous êtes intéressée. Avec la précipitation de l'autre jour, je n'ai pas eu le temps de vous annoncer que vous étiez engagée. Quelles étaient les probabilités que l'on se croise à nouveau ! C'est un signe du destin, ce poste doit être à vous. »

Évidemment, il mentit sur toute la ligne. Ou presque. Il trouvait effectivement que la Sans-Guilde aurait fait une excellente assistante, mais la vérité était toute autre. Il n'avait guère envie de devoir considérer toutes ces candidatures à nouveau. Son intention première était de réorganiser une nouvelle séance de "recrutement" en s'y prenant d'une toute autre façon, embauchant sur-le-champ la personne la plus qualifiée. Mais cette option l'embêtait aussi ! La Sans-Guilde aurait pu lui retirer un fardeau tout en lui offrant une assistante digne des armureries Ket'osarc. Foenix attendait la réponse de sa potentielle assistante, tandis que des sons métalliques divers sortaient toujours de la forge.

« Si vous êtes d'accord, laissez-moi vous expliquer en quoi consiste ce poste et il sera à vous. »
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