Magic The Gathering-Jdr

Jeu de rôles inspiré du jeu de cartes
 
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 Drôles de circonstances.

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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 16:39

Les mots de trop. Et face à ceux-ci, l’ancien Gruul sentit tout son être bouillir d’une rage implacable. Le sang lui monta à la tête comme le mercure d’un thermomètre le ferait en touchant du magma. Honneur. Honneur. Honneur. Ne jamais laisser personne derrière, tuer rapidement les enfants- et ce loin de leurs parents : gravé dans sa chair comme une des douleurs les plus atroces qui soit. Honneur, Honneur, Honneur. Intérieurement, l’Elf revivait le temps où on le battait pour lui apprendre les valeurs qui feront de lui un vrai Berseker. La propagande Psora n’y allait pas par quatre chemins, et une proie aussi malléable qu’un enfant avait été pour eux un véritable don. Les aptitudes du semi Elf avait été exploité à fond pour en faire une arme des plus meurtrières, et les chamans s’étaient assuré, à grand renfort d’idéologie et de manipulation de l’esprit, parfois même de drogues et de sort, que cette arme ne se retourne jamais contre eux. Se battre pour l’honneur, vivre pour l’honneur, mourir pour l’honneur. Etre fier du Clan, et porté l’étendard même si tous les frères d’armes sont morts. Etre fier pour ceux qui au matin ne partageront pas le repas, et danser pour qu’ils reposent en paix. Voila l’honneur et le respect, inévitablement lié à la mort. Seule la faim prévalait, et encore. Il posa un genou à terre, sa tête allait explosée.

La provocation qui suivit mis hors service la réflexion et l’analyse de Yarkol.


« Argh…Nihil…Repose là… »

Son regard n’avait plus rien d’ennuyé ou de compatissant, ses yeux avaient rougi- la rage avait fait éclaté quelques vaisseaux sanguins, transformant ses orbites en deux joyaux rouge sang. Ce sont ces deux boules d’énergies qui fixaient Elryann, posée sur l’épaule du Flammeneant.

« Pose là…Qu’on voit qui peut parler d’honneur… »

Il se releva, tituba, puis fixa son maitre, de ses yeux eperdument fou de hargne. Trop d’émotions contradictoires qu’il s’efforçait de réprimé, trop d’envies antagonistes se battaient dans le même corps, trop de passion et de folie, un amalgame dangereux d’hystérie barbare, de valeurs et de conditionnement avait eu raison du jeune Elf.


_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.


Dernière édition par Yarkol le Mer 4 Mai 2011 - 18:49, édité 1 fois
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Nihil, anéantisseur
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 18:23

[hrp]Elryann, quand tu te prends un coup en assommoir et que je ne te dis pas que tu es consciente, tu ne l'es pas. Théoriquement, tu aurais dû rester dans les vapes deux-trois posts d'après le dé. Essaie de faire un effort. Smile [/hrp]

Nihil subissait sans broncher les plaintes et les piques de la jeune femme, mais la perte de contrôle de Yarkol fut de trop pour lui. Il était jeune et violent, comme un concentré d'énergie, d'hormones et d'imprévisibilité. Un cocktail époustouflant. Mais trop ... chaotique, justement. Trop passionné.

***Le Chaos a besoin d'équilibre, dans une certaine mesure. A méditer.***

Lui-même se sentait énervé, agacé, voire furieux. Pourquoi ne pouvaient-ils pas tout simplement la laisser en guise d'appât ? Il devenait décidément trop protecteur, ces derniers temps - presque humain ? C'est alors que Yarkol lui avait intimé de le laisser donner libre cours à ses sentiments et de poser la sans-guilde à terre. Ce fut de trop.
Sous le couvert de l'illusion du petit humain, les flammes grandirent, et la chaleur atteignit une telle intensité que si il laissait tomber le voile magique, Elryann aurait été carbonisée en quelques instants à peine. Il se contint sans vraie difficulté, et posa Elryann sur ses pieds.

"Je suis âgé de plusieurs siècles. Et je n'ai jamais réellement faim. Taisez-vous et avancez de vous-même, ou je vous donne en pâture aux Izzet. Elry-ann, c'est cela ? Laissez votre instinct de survie prendre le pas sur votre minable fierté humaine, vous verrez que ça ne nuit pas forcément à la santé."

Il se tourna vers Yarkol, qui semblait sur le point de bondir, et le gifla. Sans véritable force, avec assez de contrôle pour ne pas le faire saigner -***Il ne manquerait plus que cela.*** - mais juste suffisamment pour détourner son attention de l'humaine. Il chercha un contact visuel, le trouva. Il laissa ensuite ses yeux prendre leur véritable aspect, et, tournant le dos à la sans-guilde :
"Calme-toi. Maintenant, petit elfe. Ce n'est vraiment pas le moment. Si tu veux de la lutte et du sang, tu en auras bien assez tôt."
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Foenix
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 21:00

À chacun de ses pas, l'assassin entendait le cliquetis de son sceau contre sa ceinture. L'affolement de la foule ne semblait qu'un bruit sourd et quasi muet. Il n'entendait plus que ces "tac-tac" successifs et réguliers, rythmant sa course (ou plutôt sa marche rapide). Mais où allait-il exactement ? Il l'ignorait. L'important était de s'éloigner le plus possible de sa prédatrice. Personne ne semblait prêter attention à un homme au long manteau et encapuchonné qui se promène à pas rapide dans une rue du marché, alors que le ciel était si bleu qu'il paraissait n'être que la superficie d'une coupole, sous laquelle la cité était emprisonnée. Masque de Lune arriva finalement dans une zone du marché bien moins chaotique. Il diminua sa cadence, quelque peu essoufflé, mais il n'en laissait rien paraître.
Le bruit causé par le cachet contre sa ceinture suivait le rythme de ses pas. Par un réflexe dont il ignorait la source, il posa sa main contre son masque, afin de contrôler s'il n'était pas tombé. Il était toujours là. Pourquoi n'y serait-il plu, d'ailleurs ? Et pourquoi désirait-il contrôler ? Craignait-il que son précieux ait pris ses jambes à son cou et s'en soit allé vers d'autres horizons ? Il sentit une sorte de paranoïa l'envahir durant ces quelques moments de distraction. Il avorta ses préoccupations, dès qu'il aperçut, un peu plus loin, un petit elfe, accompagné par un petit homme en chair, tenant une jeune femme sur ses épaules. C'était Elryann, avec le soi-disant terroriste et une troisième personne, sans doute une connaissance du recherché. Parmi les trois, personnes ne semblaient l'avoir remarqué, même lorsque l'homme posa la sans.guilde pour dire quelque chose à l'elfe (qui ne devait être un pur sang, étant donné son allure). Masque de Lune se contenta donc de les suivre, gardant une certaine distance et en restant derrière un obstacle, tel un groupe de personnes, un stand ou tas de caisses de bois, afin de faciliter sa discrétion vis-à-vis de ses "cibles", sans pour autant paraître louche pour les autres habitants.


* Quoiqu'un homme avec une capuche et un long manteau ne passe jamais inaperçu... Espérons de ne jamais croiser le propriétaire de mon nouvel habit... *
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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 21:58

Quelque chose se modifiait dans l'esprit d'Elryann. Une nouvelle vague d'exaltation prenait le pas sur sa faiblesse, et balayait son étourdissement. Elle tenait à nouveau, bien que péniblement, sur ses jambes; mais curieusement, ne semblait pas avoir retrouvé l'intégralité de sa raison. Elle contemplait la fureur de Yarkol avec un ravissement sans bornes, des hauteurs relatives de l'épaule de Nihil, puis quelques centimètres plus bas. Elle exultait, sans même savoir pourquoi. Du brouillard que diffusait le vortex de ses émotions, il émergea une certitude de plus : elle adorait énerver Yarkol, et elle voulait, encore et encore, allumer l'incendie de la vie au fond de ses yeux d'enfant blessé. Son expression lui inspira un sursaut de joie, tout droit venu des tréfonds de son âme chancelante, aux origines floues. Il semblait à Elryann qu'une entité au sens de l'humour particulièrement développé avait placé dans le corps du semi-elfe tout le potentiel de provocation d'un univers. Elle était captivée, elle reconnaissait ce regard, celui qui s'était imprimé sous ces cils pendant les jours terribles. Sans craindre un seconde pour sa propre sécurité, elle contourna Nihil pour s'approcher de l'ex-Gruul, inquiète de la sienne. La gifle de l'obèse repoussant l'indigna au point qu'elle allait lui écrabouiller l'orteil droit...Mais, amusée par l'expression de Yarkol, elle s'avança davantage sans se préoccuper de cet élan de colère.

" Oh, tu sais, ce n'est qu'une abstraction servant à te faire comprendre que tu t'es conduit comme un parfait goujat...Comme tu as dû être seul pour réagir de cette manière...Voyons, moineau, reprends-toi. Avec moi, on règle ses comptes par le verbe, je ne bats jamais pour m'amuser. Si tu veux jouer, on jouera, je peux t'apprendre. Si tu t'en prends à moi, tu ne seras jamais qu'un de plus, et je m'en remettrai - tandis que toi, tu auras perdu toute fierté. Ne le prends pas mal mais tu...Tu as une expression délicieuse. Elle me fait penser à cette boisson fraîche, rouge vif, au goût de fruits rouges."

Bien qu'Elryann ait pensé chaque mot de ce qu'elle venait de déclarer, ses paroles servaient un but précis, qui s'était esquissé dans l'arbre, et intensifié une minute auparavant. Son apparence physique s'était légèrement altérée, ses prunelles avaient repris leur étrange aspect d'ambre dorée, son corps était devenu beaucoup plus expressif. Elle donnait l'impression de faire preuve d'un grand contrôle sur elle-même pour ne pas replonger dans un état semi-sauvage. Elle tendit la main gauche vers le visage de Yarkol, puis, se ravisant, le jeta un regard où se mêlaient l'intérêt et la moquerie.


Dernière édition par Elryann le Mer 25 Jan 2012 - 20:38, édité 2 fois
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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 22:43

Lorsque les pieds de l’humaine touchèrent le sol, pour ne pas étripé la belle sur le champ, le semi-Elf dut se mordre la lèvre inferieur avec tant de force qu’il saigna, et ce gout si subtil et sucré- celui du sang, celui de SON sang ! -ajouta encore à son hystérie. La seule raison pour laquelle il n’avait pas encore déchiqueté Elryann avec les dents, c’est que Nihil ne lui en avait pas donné l’autorisation – et que peut-être, aussi, quelque chose d’incompréhensible et de fort lui intimait de se contrôler, parce qu’il pourrait avoir des regrets, mais il ignorait tout de cette chose, au point d’en faire abstraction- il fit donc un effort extrême pour ne pas bondir, tant et si bien que ses membres crispé étaient parfois parcouru de très léger spasmes, quasiment imperceptible, mais révélateurs d’une tension démentiel.

Il vit venir la claque de son maitre à des kilomètres. D’une part parce que celui-ci n’avait pas fait quoi que ce sois pour cacher sa manœuvre, d’autre part parce que son état avait, par réflexe, aiguisé ses sens. Le sens du toucher, aussi, ce qui décupla l’effet de la baffe. Non pas qu’elle lui fit spécialement mal, elle le força à se concentré assez, ne serais-ce que pour se demander pourquoi il ne l’avait ni esquiver ni paré.
La douleur plutôt vive eut un effet électrique, l’étincelle reconnecta les neurones de Yarkol, sa vision et sa perception du monde changèrent radicalement. Il pris du recul, se mettant en retrait par rapport à sa situation, ce qui lui permis de comprendre qu’il n’avait aucune raison d’être dans un pareil état : pas de feu, pas de cri, une infime goutte de sang, et une douleur salvatrice accordé par la seule personne qui lui veuille du bien.
Il dévisagea Elryann, troublé par ce qu'elle venait de dire, il baissa la tête et rétorqua: "Nous en reparlerons une fois en sécurité, d'accord? Le temps nous manque." Il marqua une pause, renvoya son regard moqueur et insolent à l'humaine,puis se retourna vers Nihil.

« Elle recommence à parler, et elle marche seule. Dépêchons nous, le temps nous est compté… »

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MJ06
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Jeu 5 Mai 2011 - 17:42

[hrp]Vous vous souvenez du principe du dé et de l'assommoir ? Ben y a un truc qui s'appelle le jet de perception, et un autre machin qui s'appelle le MJ. Et si le second ne vous parle pas du premier, c'est que vous n'avez rien perçu. Donc, on édite sagement, et on essaie de se contenir, s'il vous plaît. Merci.

Elryann est également concernée. Je poste en attendant.[/hrp]
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MJ06
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 7 Mai 2011 - 18:36

Le petit obèse secoue lentement la tête, et demande d'un ton traînant si Yarkol est vraiment certain de la confiance qu'il a en Elryann. Sa voix aigüe et fluette de petite fille est agaçante, mais les raisons de sa question sont claires pour Yarkol : le métier de mercenaire est particulièrement propice pour se faire des ennemis, or le Flammenéant exerce son art depuis plusieurs siècles. Rien d'étonnant à ce qu'il hésite à emmener une parfaite inconnue dont il ne connaît que le prénom dans une de ses cachettes.
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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 7 Mai 2011 - 21:44

Confiance. Ce mot avait une valeur assez trouble aux yeux du semi-Elf. La confiance nait du respect. Et le respect, c’est le lot que l’on doit aux gens plus puissant que nous. C’est ainsi que l’on avait appris le principe de confiance à l’ancien Gruul : On respectait ceux qui nous dépassait physiquement, ceux qui avait plus de pouvoir, en somme, ceux qui pouvaient nous tuer sans qu’on ait notre chance, et on leur faisait confiance pour nous protéger justement parce qu’ils ne nous réduisaient pas en poussière.
Pourtant il y a peu, suite à ses réflexions et son bannissement du clan, il comprit que sa confiance en Nihil n’avait aucun rapport. Il lui faisait confiance parce qu’il l’avait décidé, il ne remettrait pas en question un conseil du Marcheflamme, tout simplement parce qu’il l’estimait capable de juger ce qui était et ce qui ne l’était pas.

Mais la question visait Elryann, et là, les choses se compliquaient. Déjà, parce qu’elle n’était ni spécialement puissante, ni vraiment faible, ensuite, parce qu’un tas de facteurs incompréhensibles s’imbriquaient les uns dans les autres sans que l’elfe ne sache vraiment pourquoi ni comment. Il se doutait de quelque chose du à l’action de quelques forces de la nature qu’on lui avait rapidement expliqué. En effet, un des gobelins du Clan lui avait lâché, un soir où le raid avait réussi à s’emparé une caisse de bourbon, qu’aux alentour de sa seizième année, il sentirait naitre certaines pulsions envers personnes de sexe opposé possédant certaines caractéristiques pour le moins…intéressantes. Après quelques bouteilles de plus, Yarkol avait réussi à lui soutiré d’autres informations, comme le fait que les rapports pouvaient devenir physique, par exemple. L’Elfe avait pensé qu’il s’agissait de combat, mais aujourd’hui, il commençait à comprendre la véritable nature de ces « contactes physiques » …
En outre s’ajoutait à ce besoin physique, dut sans aucun doutes aux formes féminines et gracieuses de l’humaine, un amalgame de…De quoi, en fait ? Il n’en savait rien. Il aurait appelé ça « émotions» s’il avait connu ce mot autrement que comme des « instinct futiles devant être réprimé ». La personnalité d’Elryann l’intriguait, il voulait la connaître, il appréciait ses manières, sa gestuelle, sa fragilité apparente et les efforts qu’elle faisait pour aller jusqu’à la nié au point où on ne la lisait plus.
Ensuite, et surtout, il y avait son comportement. Les faits étaient indéniables : elle l’avait sorti d’un sacré pétrin, et il lui en était reconnaissant. Mais ce qui le poussait à lui faire confiance, le déclic, l’ultime saut pour s’élevé au dessus des autres créatures aillant approché Yarkol sans tenté de le tuer, s’était…Les biscuits. Elle avait comblé le besoin le plus primaire, la base de la vie, la sainte tache, le bonheur pur et la joie simple : elle lui avait donné à manger. Et ce, sans exiger de contrepartie, sans le contraindre à la moindre soumission. Il ne comprenait pas ce geste, il ne le concevait pas, c’était irréel. Pourtant, son estomac était plein, et la présence de Nihil ici prouvait qu’il ne dormait pas. Non, tout cela était réel. Est-ce qu’elle était vraiment humaine, finalement ? L’impression qu’elle faisait au jeune elfe était des plus obscures. Elle mêlait une sorte de frustration aux sources inexplicables à un désir de provocation, une sorte de retenue et de pulsions violentes.

Les yeux dans la vague, en pleines réflexions, Yarkol regarda l’humaine d’un air perplexe et s’écria, comme s’il venait de se prendre une baffe à distance


« Oui, bien sur, j’ai confiance ! »

Et ces mots raisonnèrent dans le silence qui suivit. Il n’avait pas reconnu sa propre voix, émettant une sorte de joie incontrôlée, comme s’il venait d’avouer au monde une vérité éclatante, une vérité instable et relative, mais dont il était certain. S’il n’avait pas confiance en elle, il ne l’aurait pas suivit, il comprit qu’il lui avait fait confiance dès qu’ils avaient croisé leurs regard, et se promis de ne jamais recommencer ce genre de folie.

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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 8 Mai 2011 - 15:38


Pas une émotion ne fut trahis par les traits du petit bedonnant, il resta de marbre, sans qu’on sache vraiment s’il faisait assez confiance à l’Elf pour accepter l’humaine où s’il allait d’un seul coup se retourné et la brulé vive. Il se détourna sans un mot, et le silence fut total pendant un bout de temps.
Ils passèrent les clôtures démontées et les ruelles sans encombre. La scène avait une allure comique : les trois individus, rassemblement peu probable de trois êtres de petite taille, aux allures très différentes, pourrait choquer. La caricature du groupe de nain sortant de sa mine pour faire les courses. D’ailleurs, les trois étaient d’une pâleur cadavérique, comme s’ils n’avaient pas vu le soleil depuis quelques temps déjà. A mesure que le silence persistait – non pas que les protestations d’Elryann manquaient à qui que ce sois, loin de là, mais sa voix avait quelque chose de charmante, parfois- ils avançaient dans des ruelles de plus en plus mal famées. Quelques endroits sordides et repoussants firent grimacer Yarkol. Non pas que la misère -qui semblait être vomi par chaque craquèlement de mur comme une purée poisseuse aux odeurs pestilentielles- le dérangeait, mais il n’appréciait pas l’ambiance qui régnait lui rappelait trop de choses, trop de moment où la faim l’avait tiraillé. Il balayait ces souvenirs en dévorant Elryann du regard.

Elle était l’incarnation de la joie de vivre, dans cet ensemble rouge. La fleur qu’elle portait près de cœur intriguait l’Elf : pourquoi diable avait-elle ramassé une fleur ? Pour l’ancien Gruul, les fleurs avaient deux fonction : soient elles servaient a empoisonné, soient elles servaient à guérir. Dans de rare cas, il s’était résigné à en manger. Il ne comprenait rien à l’esthétisme, et se sentait hypnotisé par ce symbole incongru, qui n’avait au premier abord rien à faire là. La jupe de l’humaine ondulait à chacun de ses pas, Yarkol se surpris plusieurs fois en train de rêvasser, les yeux rivé sur elle, et décida de la dépasser pour ne plus être tenté de la fixé de la sorte.
Il marchait environ deux pas derrière Nihil, légèrement sur sa gauche. Grace au sens du vent, il sentait cette légère odeur qu’avait Nihil, une odeur de braises qu’on viendrait d’éteindre. Bien sur, il fallait un sens olfactif assez développé pour remarquer ce détail, et nul doute que si vous passiez près du petit grassouillet, vous ne feriez jamais le lien entre cette douce senteur chaude et lui.

Ils atteignaient des ruelles bien plus étroite, maintenant, mal famée au possible. Yarkol attarda son regard sur un vagabond dont l’odeur lui avait masqué celle de Nihil. Il sentait l’alcool à plein nez, ses joues étaient rougies par l’ivresse, et il dormait en émettant des sons entre le raclement de gorge et le soupir d’exaspération. Ce qui perturbait le semi elfe, c’était cette œil borgne. Dans la rue, les plus faibles meurent vite. Celui là avait réussi à se saoulé, et dormait paisiblement sur les pavés en piteux états. Un doute germa dans l’esprit du pyromane : Étais-ce un Gruul ? La plupart des Gruuls de bas rang ne sont pas rattacher a un clan spécifique, et ne porte donc pas de signe distinctif. Aucun moyen de savoir s’il était avec un Clan ennemi, ou avec les Psoras, et s’il pouvait donc le reconnaître. Il préféra chasser ces pensées et continuer de marcher, tout en jetant quelques coups d’œil vers Elryann, qui avait à peine regardé le protagoniste. Elle s’était contenté de mettre un peu d’espace entre elle et lui, puis poursuivait, emboitant le pas au semi-elfe.
Personne ne brisa le silence, mais Yarkol ralentit son allure quelques seconde, pour se retrouver au niveau d’Elryann. Il n’osait pas parler, ne sachant que dire. Il se fit la remarque qu’ils étaient tout deux de la même taille, puis fixa le dos de Nihil.

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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 8 Mai 2011 - 15:56

Elryann s'était métamorphosée, et s'était retranchée dans un profond mutisme. Elle était en train de se faire enlever, quoi que plus naturel ? Elle était passée d'une volubilité tenace à un parfait silence, et avait enfermé les traits de son visage sous une chape infranchissable d'impassibilité et de distance. La moue de ses lèvres dissuadait qui que ce soit de lui opposer une quelconque contrariété, et elle se mouvait avec la plus grande neutralité possible. Elle s'écarta machinalement du mendiant, pour ne pas être à portée de bras, et dardant un regard glacial sur les pavés, dont elle connaissait les pièges - indifférente au manège de Yarkol qui semblait lui tourner autour sans savoir quelle attitude adopter. Il était de l'ordre de la divination que de tenter de décrypter son impavidité. Sa main droite se porta à la fleur, piquée dans son corsage, et d'un geste mécanique, la déchira, avec une lenteur inexpressive, le tout sans cesser d'avancer, détachée de son environnement.


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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 8 Mai 2011 - 20:03

Le lien entre le prédateur et ses cibles se faisait de plus en plus net, sans que ces dernières ne s'en doutent. L'assassin se sentait à chacun de ses pas, à chaque cliquetis de sa relique contre sa ceinture, à chaque battement de son propre coeur, plus proche du groupe improbable, sans que leur distance ne s'en voit altérée. C'était comme si une ficelle invisible le reliait à eux, restant toujours tendue à son extrême ; un simple pas en retard et elle se serait rompue, un misérable pas en avance et il aurait été repéré. C'était avec minutie et concentration, que Masque de Lune suivait ses cibles, prêtant une particulière attention à son environnement ; les passants, les caisses et les tonneaux, les habitations, tout détail était un facteur auquel il fallait tenir compte.
L'assassin remarqua le changement de paysage, frappé par le passage progressif du quartier marchand au ... aux taudis. Toute cette misère lui donnait une forte peine. C'était pour combattre contre tout cela, que ce masque pendait à sa ceinture, que des affiches ornaient quelques murs de la cité, que sa dague ne cessait de se souiller de sang impur. Le fossé entre les riches politciens de la Guilde des Transactions et ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieux, ne cesse jour pour jour de se creuser. Pourquoi ? Un certain scientifique, avant de finir carbonisé par les patriarches d'Orzhova, nous dit un jour que le monde serait décrit par des lois mathématiques. Mais où est la logique dans tout ça ? Ces équations qui décrivent le fonctionnement de la société sont-elles faussées ? Ou peut-être que cet homme avait raison. Peut-être que la Nature est belle est bien écrite en langage mathématique. Mais l'être humanoïde ne fait point partie de la règle. C'est le chiffre nul, qui par la multiplication détruit, et par la division anihilie toute conception logique.


* Ressaisis-toi, ta ficelle va finir par se rompre... *

Le commentaire de Foenix reposa l'assassin sur la réalité. Il avait une mission à remplir, il ne devait se laisser distraire une seule seconde. Jusqu'à ce qu'un pauvre homme, borgne et malodorant, s'approcha de son pas saoul.

« Une pièce, mon beau seigneur... »

La réponse ne se fit pas attendre.

« J'ai bien mieux, qu'un vulgaire morceau métallique. »

Dans sa main droite, son mana blanc se mit à briller discrètement ; son énergie ne se perdait pas en ondes de lumière, comme se fut le cas lorsque l'assassin s'attaqua à la vision de l'Izzet. Il porta sa main chargée de photomana contre le visage du mendiant, et laissa le flux d'énergie vitale pénétrer dans son globe oculaire, espérant que cela redonne vie à son oeil mort. Sans attendre le moindre résultat, il continua sa route, dès la tâche terminée.
De son côté, Foenix riait. De coeur joie il riait. De son rire moqueur, qui le caractérise si bien. Cela n'avait aucun effet sur son alter-ego, qui restait aussi impassible qu'à son habitude. Sa capuche renfermait un masque sans le moindre trait expressif, comme celui qui pend à sa ceinture, rythmant, avec le cachet, ses propre pas. Tant de bonté, tant de compassion, tant de naïveté, le marchand était persuadé que Masque de Lune finirait tôt ou tard par en mourir. Car c'est le sort qui est réservé à qui perd son temps à aider son prochain, tandis que l’égoïste nage dans les richesses et les plaisirs, seuls ingrédients nécessaire à la recette du bonheur.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 30 Mai 2011 - 10:00

Un horrible bruit, semblable à celui d'une dizaine de bêtes auxquelles on ouvre la cage thoracique à mains nues, mêlé au son aigu d'une petite détonation, se fit entendre, et le rire satisfait et sans fin de Foenix sonna tel un glas dans l'oreille de l'assassin. Le dos de sa cape se fit asperger par des débris de chair, d'os et de cervelles. Il fut profondément désolé et dégoûté en voyant derrière lui ce qui restait de ce pauvre mendiant : la mâchoire inférieur, dans laquelle les étincelles de mana brillaient et se promenaient gaiement, était tout ce qui restait de la tête de l'homme. L'assassin tourna la sienne rapidement en direction du groupe qu'il filait. Les oreilles de l'elfe frémirent, avant qu'il ne tourne la tête. Le petit homme gras l'observa et l'imita. Elryann en fit ensuite de même. L'Orzhov observa une nouvelle fois le corps, apercevant les témoins : un ivrogne qui le fixait d'un air stupéfait, et trois malabars, sortant dans la rue, afin de voir la cause de cette explosion de chair et d'os. Il ne tardèrent pas à faire le lien entre le cadavre du mendiant et les débris qui ornaient la cape grise de l'assassin. Armés de machette, les trois hommes se dirigèrent vers l'Orzhov. Leur regard perçant et leur forte respiration laissaient penser qu'ils ne désiraient certainement pas faire d'aimables connaissances avec l'assassin. D'un simple geste du bout du doigt, il venait de ruiner une situation avantageuse pour passer à une situation fort agaçante.

* Voilà ce qu'il en coûte de vouloir aider son prochain... *

Foenix, dans sa position d'observateur, jouissait de l'impasse dans laquelle son alter-ego venait de s'aventurer. Décidément, il n'était pas près de changer le monde, celui-ci... En revanche, il était bien parti pour purifier les âmes en détresse, en leur offrant le salut : une mort digne d'être racontée par toutes les bouches du quartier, lors des longues discussions sans fin ni intérêt des tavernes.

* Je n'ai pas dit mon dernier mot... *

L'assassin se pressa de canaliser un nouveau mana blanc, qu'il glissa dans sa relique, pendant à sa ceinture. Le cachet brilla de mille feu, avant de laisser échapper deux petites boules, l'une blanche l'autre noire, qui atterrirent, telles des petits insectes sphériques, sur chacune de ses mains. Depuis la droite, il lança le nécromana contre l'un de ses trois agresseurs, celui du centre, dans l'espoir de les distraire, sans pour autant causer de grave dommages à l'homme, tandis qu'avec sa main gauche, il dégagea toute l'énergie de son photomana en ondes électromagnétiques, créant une forte source de lumière, aveuglant son entourage. Il se précipita ensuite vers la ruelle la plus proche, dans l'espoir de trouver une échelle. Il serrait le pommeau de son épée, prêt à réagir contre les mauvaises surprises...
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 5 Juin 2011 - 18:27

Suite à un bruit faisant penser à un gaz de gobelin atteint de diarrhée, Yarkol se retourna vivement. Il vit un Orzhov balancer un mana noir sur trois hommes armé et une explosion de lumière. Il ne lui fallut pas trois seconde pour réagir : on les avait pistés, et quelque chose avait gêné leur poursuivant. Il sortit sa dague en faisant un bon en direction de la source de lumière. L’Orzhov fuyait vers une ruelle, le semi-elfe s’y engouffra avec précipitation, usant de toute son agilité, espérant avoir été assez réactif pour dépasser les trois malabars encore en proie à l’effet de surprise.

Il pensait à Nihil, qu’il venait de mettre en danger. Ils avaient été distrait par les protestations d’Elryann, ils n’avaient pas fait assez attention, et si ce mendiant n’avait pas explosé, ils auraient surement amené cet Orzhov jusqu’au repère du maitre. Impardonnable. L’ancien Gruul traça en direction de sa proie, il fallait semer les trois énergumènes, qui ne pouvaient que gêner (à moins que le Flammenéant ne s’en occupe) et rattrapé le fuyard pour l’interroger. Ce qui tombe bien, d’ailleurs, puisque le poison suintant de la dague du jeune elfe était parfait pour cela : paralysant, urticant, douloureux, mais pas mortel. S’il les suivait vraiment, il faudra agir en conséquence…

_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 5 Juin 2011 - 20:08

[hrp]Yarkol, les dés ne te donnent qu'un puissant anesthésique. A forte dose, un paralysant ou un somnifère. Libre à Elryann de suivre Nihil, auquel cas elle parvient à le doubler.[/hrp]

Nihil jaugea rapidement la situation, et voulut crier quelque chose à Yarkol, mais trop tard : ce dernier était déjà parti. Alors qu'il se tournait vers Elryann avec une expression de colère - peut-être la soupçonnait-il d'avoir conduit l'Orzhov à eux, ou peut-être était-ce seulement le seul sentiment qu'il pouvait exprimer, deux détonations successives les firent se retourner. Les trois sans-guildes titubaient, aveuglés, et l'un d'eux se tenait la tête comme si il éprouvait une subite migraine. Nihil prit son élan, laissant dans la boue des empreintes étonnamment profondes. Il arriva à hauteur des trois costauds, qui recouvraient l'usage de la vue, et leur lança "Vite, il va nous échapper !". Sans aucune hésitation, les quatre sans-guilde suivirent la silhouette déjà distante du petit semi-elfe qui remontait l’entrelacs de ruelles.

Ce dernier, voyant soudain Foenix bifurquer, pila et le suivit, laissant ainsi l'écart entre eux grandir. L'Orzhov eut ainsi le temps de grimper sans difficulté notable le long d'un mur de pierres taillées, s'aidant de l'écriteau d'une boutique d'herboriste pour atteindre le toit. Yarkol l'y suivit avec un peu moins d'aisance, ce qui l'étonna plus que de le vexer : depuis quand les gras banquiers d'Orzhova avaient-ils une telle connaissance de ce qu'était la vie dans les ruelles pauvres ? Il découvrit cependant que sa proie s'était fourvoyée : le toit formé un rectangle plat, mais de part et d'autre, il n'y avait guère d'issue : deux hauts immeubles étaient voisins à la boutique, et derrière Foenix, il y avait certes une rue piétonne très peuplée ... mais une trentaine de mètres plus bas. La boutique et le pâté de maison en général se situait en surplomb.


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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 5 Juin 2011 - 22:41

* Comme dirait le rat : "Je suis fait" ... *

La plaisanterie plate et moqueuse de Foenix ne parvint pas à distraire son alter-ego, concentré dans la recherche d'une solution à cette situation désagréable. Il se tenait là, sur ce toit, emboîté entre deux immeubles, face à ce que l'on peut définir dans ce genre de situation un gouffre, un nombre inconnu de poursuivants à son dos. Que faire ? Grimper l'un des immeubles, se poser sur une poutre et exécuter un "Saut de l'Ange" pour atterrir dans une botte de paille aurait été une solution... dans les histoires pour enfants. Là, c'était la réalité.

* Très bien, je crois que je n'est pas le choix... *

L'assassin sortit son épée de son fourreau et se retourna afin de faire face à ses poursuivants. Il canalisa un mana qu'il fit glisser dans son cachet. Deux sphères, l'une noire l'autre blanche, jaillirent de la relique et voltigeaient autour de l'Orzhov. Ce dernier se sentait prêt. Son arme, qu'il tenait fermement à deux mains, assurait une défense contre une attaque corps à corps, tandis que ces manas avaient le rôle de projectiles. Telles des boulets de canon miniaturisés, ils se jetteraient sur la moindre personne désireuse d'atteindre ce toit par ce mur, qu'il grimpa lui-même quelque temps plutôt. Tandis ce que son cachet d'Orzhov lui fourniraient une quantité conséquente de munitions, au cas où celles-ci viendraient à manquer.

* Ce n'est pas dans ma philosophie, mais dans ce cas, la force anticipera la parole... *
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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Jeu 9 Juin 2011 - 18:26

Elryann était entièrement dépassée par les évènements, mais n'avait pas perdu un instant son allure de statue impassible, pas même lorsque le crâne du mendiant avait éclaté en répandant des miettes sanguinolentes sur les pavés moisis. Elle avait acquis une maîtrise d'elle-même hors du commun au cours de ses diverses imprudences, qu'elle savait maintenir si l'on ne touchait pas à l'intimité de sa psyché. Son contrôle était sa meilleure défense, aussi n'eût-elle aucun tressaillement devant le décès barbare du mendiant. Elle régula de la même façon les rafales de pitié et de colère qui menaçaient de prendre le pas sur son calme olympien, et observa froidement la rapidité des actions qui suivirent. La stature de l'assassin évoquait une connaissance récente, dans l'esprit d'Elryann, mais elle n'en avait cure : elle guettait la convergence des protagonistes vers l'étroite ruelle. Elle captura l'image de Yarkol qui disparaissait à son angle, se ruant vers l'espion et les trois inconnus, et ne put réprimer une drôle d'impression, qui s'apparentait à un déchirement très douloureux. Elle rendit à Nihil un regard chargé de défi avant que ce dernier ne tourne les talons, à la suite des multiples poursuivants. Tout cela n'avait duré qu'une poignée de secondes, et, se retrouvant seule, le fracas des pas, des souffles et des armes s'éloignant doucement, elle en prit trois de plus pour s'ébouriffer les cheveux, vérifier l'emplacement de son stylet, de sa sacoche, et pour repérer la sortie de ce dédale vers un territoire connue.

* Ma grande, c'est le moment. Où...Valstoren ! Oui. Le Sud-ouest...Euh. Non, on va commencer par courir et rejoindre l'artère, on réfléchira après. *

Sur cette amorce courageuse de planification, Elryann attrapa d'une main l'un des pans de sa jupe écarlate, hésita un instant à changer d'itinéraire, et se ravisa, craignant de se perdre, songeant que Yarkol, Nihil, et ces stupides agresseurs sauraient s'occuper comme de grands enfants. Elle déchiquetait sa large fleur, semant des flocons sanguins. Elle se mit à courir à travers les ruelles, tâchant de se remémorer le chemin emprunté. Lorsqu'elle se retrouva, enfin, sur l'artère commerçante où le crépuscule approchait, sa pauvre fleur séchée n'avait plus que quelques pétales, les autres avaient été disséminés au hasard de sa nervosité. Elle s'arrêta enfin pour s'adosser contre un mur chauffé par le soleil de la journée, après avoir lâché les restes meurtris de la plante fragile. Là, elle fut étreinte par un profond sentiment de perte, et de mélancolie. La puissante impression qu'on l'avait manipulée, qu'on s'était amusé et servi d'elle, lui fit monter aux yeux des larmes de fureur et d'amertume, qu'elle essuya avec un sourire pâle, un peu tremblant, mais plein d'auto-dérision.

* Tout ça à cause d'un môme qui te déteste et t'a traitée de sorcière. Voyons, mon enfant, voyons, tu t'enfonces joyeusement dans un délire des plus grotesques. Toute une réputation de détruite...C'est de bonne guerre. Et fais en sorte de retrouver la demeure de Valstoren, jeune sotte. *

Elryann serra les dents, déjà fatiguée à l'idée de traverser le Quartier Neutre sur ses gardes, risquant de se faire arrêter ou abattre parce qu'elle avait voulu aider un semi-elfe dont les cheveux semblaient avoir, chacun, une volonté propre. Seul un passant très observateur aurait pu remarquer qu'elle avait planté ses ongles dans sa paume gauche, si profondément que la douleur l'empêchait de pleurer.



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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Ven 10 Juin 2011 - 22:25

Sur l’échelle, Yarkol sentit l’odeur de Nihil. Il entendait les trois gaillards, mais aucun bruit de talon. Son cœur se serra, sa poitrine toute entière semblait aspiré depuis l’intérieur et comprimé par une force invisible, il lâcha tout l’air de ses poumons et fut contraint de redescendre de l’échelle pour reprendre son souffle.
Il lâcha d’une voix étonnamment tremblante aux trois types qui arrivèrent dans la seconde qui suivit :
« Il est bloqué la haut »
Sa tête était douloureuse, il paniquait…pourquoi ? Il regarda Nihil, l’air affolé, les yeux dans le vague. « Tu n’es pas resté avec…. » Il coupa net, comprenant que cette question trouvait sa réponse dans ce vide incommensurable. Elle ne les avait pas suivit. Nihil ne l’avait pas prise sur son épaule. Et ce néant, ce trou béant, cet espace aussi étendue que la mer de sable laissa au semi-elfe le gout de la solitude profonde dans la gorge, des vagues amères coulaient dans son corps terre-de-feu, déchirant ses entrailles, il se heurtait à lui-même.

« Nihil… Tu comprendras. Je me rachèterais. Les vents me ramèneront à toi sous peu. » Il s’enfuit à toute jambe par là ruelle dont il venait, et lâcha par-dessus son épaule « Pardonne-moi, ma flamme est désordonnée. »
Il courut jusqu’au point de départ, refit tout le trajet en sens inverse, puis s’arrêta près d’une clôture. Une jeune femme, seule, dans ces quartiers…Elle avait forcement courut vers un endroit où la foule était opulente. Sans hésiter, il se dirigea vers l’artère marchande, au bord de l’hystérie, au bord de la crise de nerf, au bord de l’abysse, à la frontière de la folie. Elryann. Le manque s’était fait puissant, intraitable, impassible, et insoutenable. Ce ne pouvait être un sort. Il y avait quelque chose, quelque chose de fort, et cela le terrifiait. Il ne savait ni que dire ni que faire, mais en revanche, tout son être ne désirait qu’une chose : retrouver Elryann. Pourquoi ? Il n’en savait rien. Mais il lui fallait la réponse, et il ne voyait qu’une seule façon de l’obtenir : Demander à la personne concernée. Alors, un détail le frappa. Ce sol si sombre lui avait giflé la rétine : une tache de sang ! Oh…Une tache de sang qui s’envole au grès du vent…Ah, non. Un pétale. Un pétale de rose, comme ceux qu’Elry…. La fleure d’Elryann ! Prise de conscience un peu lente dans le cerveau ramollie de cette créature énamourée qu’est Yarkol, il s’empressa de suivre ce chemin rouge carmin, levant la tête et ouvrant les yeux : guidé par les pétales, il était sûr de ne pas s’être trompé de direction.

Il atteint les quartiers marchands, et chercha du regard. Tant de monde ! Il ne la retrouverait jamais…Si jamais quelques pétales avaient été là, ils les auraient piétiné tant et si bien qu’il serait impossible de le savoir…Il l’avait perdu, la belle humaine, celle dont il était le débiteur. L’air dépité, déçu, lessivé, perdu, il baissa les yeux et fit quelque pas vers la foule agitée, quand son regard se posa sur…Non. Il ne pouvait pas y croire. Le cœur de la rose –ce qu’il en restait- cette carcasse, cette dépouille, aussi déchiré que son âme. La fin de la trace, le point finale à cette course désespérée.

Elle devait être là, elle ne pouvait pas être loin. Il s’avança, soudain saisit par une lueur d’espoir. Ciel ! Il espérait ! Yarkol désirait quelque chose, il voulait la retrouvé, lui parler, sa présence importait plus que tout le reste.
Quelques pas plus loin, il la vit, oh oui, enfin, elle était là, adossé contre le mur, rayonnante, si belle, si lumineuse, une véritable étoile, une constellation entière à elle seule !
Il ne tenait plus, et ne tenant pas à subir une nouvelle tirade désobligeante qui l’empêcherais de parler une bonne fois pour toute, il prit les devants, ne lui laissant pas le temps de comprendre ce qu’il se passait. Il se tint devant elle avec toute la résolution du monde, et commença ainsi, affolé, perdu, fou et tremblant :


« Halte, on ne bouge plus ! Stop, maintenant, STOP !"
Il passa sa main entre l’avant bras de la jeune femme et son buste, puis la plaqua sur son épaule : elle se retrouvait bloquer et si elle bougeait trop, la clé de bras se resserrerait, elle ne pouvait plus s’enfuir.

« Alors, votre choix fut la fuite. Je vous estimais un peu plus. Beaucoup plus, même. Non, ne cherchez pas à vous débattre, ou je vous arrache le bras. Restez, restez encore, je n’ai pas abandonné mon frère d’arme pour vous parler ainsi…Je suis un peu… Oh, et puis, c’est quoi ces manières, de partir comme ça sans rien dire ? Il ne faut pas… Restez, Elryann. S’il vous plait. »

Il déglutit, inspira une grande bouffée d’air. Ce que les choses pouvaient être compliquées quand la violence était inutilisable ! Il cachait si mal son gène et sa surprise, toutes ses pensées se bousculaient dans sa tête : un véritable tourbillon, charabia incompréhensible d’émotions, de sentiments, d’envies, et rien pour l’aider à se rattraper.

« Bon, maintenant, vous allez écouter ? Je ne vous veux aucun mal. J’ai envie que… Non, j’ai besoin que vous restiez près de moi. Nous devons parler, mais cette position ne me plait pas, je vous lâche si vous promettez de ne pas partir. Quoique si vous tentiez encore une escapade du genre, rien ne m’empêcherais de vous retrouver. »

Zut, il était encore en train de la menacer…

« Enfin, je veux dire, non, je ne vous suivrais pas partout comme un sujet, mais je vous traquerais, hein ? Oui, voila, je vous traquerais pour vous attraper et vous plaquer contre le mur. Euh, mais pas trop fort, je ne voudrais pas vous casser. C’est juste que vous êtes partis… Oh Elryann, ne me laissez plus tout seul…. Non, attendez, vous ne pouvez pas, de toute façon, je vous suivrais ! Oui ! Partout ! Parce que je… Parce qu’il vous reste des biscuits, j’en suis sur ! »

Il se sentait rougir et baissa la tête dans l’espoir de regarder ses chaussure : raté. Trop près de la jeune humaine, son regard plongea dans son décolleter, il lâcha prise directement et recula de deux pas.

« Ah ! Euh, je veux dire, Eh ! Je vous ai lâché ! Oui, je ‘lai fait exprès, pour que vous vous sentiez à l’aise. » Il croisa son regard, consterné, et reprit : « Umh, oui, euh, bon, en fait… »

Il se sentait gêné, mais il se rapprocha et tenta de prendre l’air sévère. « En fait, je veux des explications. Parfaitement ! Qu’est-ce qu’il vous à pris, au juste ? Pourquoi être partie comme ça, sans me dire où et quand nous pourrions nous retrouver ? C’est terriblement… Vexant ! Ne recommencez plus, sinon…. Dites, vous n’allez pas vous remettre à courir, hein ? »
[i]

_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

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Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.


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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 11 Juin 2011 - 12:58

Elryann, outrée, tenta naturellement de se débattre et se fit mal. Elle insista et se fit encore plus mal. Lassée de s'infliger à elle-même de tels sévices, elle darda un regard incendiaire sur Yarkol, dont les propos, confus, ne l'éclairaient pas vraiment. Un phénomène gênant s'emparait d'elle : une chaleur diffuse qui ronronnait dans son bas-ventre et la faisait probablement rougir. Elle secoua la tête en agitant ses longues mèches.

- J'ai sauvé votre peau deux fois, et pour toute réponse vous m'avez traitée de sorcière et m'avez enlevée. Qu'ai-je donc fait pour mériter votre haine ?

Furieuse contre tous les Gruuls de Ravnicas et leurs malotrus de rejetons, contre Yarkol et son outrecuidance de l'accuser d'abandon, et contre son bassin qui n'avait de cesse de s'embraser, et détourna royalement le menton et tenta de contourner Yarkol.


_________________
163 centimètres de morgue.







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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 11 Juin 2011 - 13:31

Lorsqu’elle tenta de le contourné, Yarkol, saisit Elryann par l’épaule, la retourna et lui tint fermement les poignets.

« Ce que vous m’avez fait ? C’est justement ce que je me demande, ma tête va exploser et plus aucun de mes sens ne réponds, même ma respiration est… Oh, et puis, c’est vous la fautive ! Vous êtes parties, je ne voulais pourtant que votre bien… Et… on s’est bien amusé, non ? »

Il perdait pied, devant ces yeux qui vous aspire l’âme comme un siphon presque aussi vite que les Seles’ ne vous ensorcèlent !

« Je ne sais pas comment le dire… J’ai surement eu tord de vous traitée ainsi… Oui, mais, comment pouvais-je savoir ?! Tout est allé si vite, et ma tête et… Et ma poitrine, ah, si vous pouviez entendre ! Mon cœur semble battre près de mes tympans, et je jure n’avoir rien fait exploser depuis…Au moins plusieurs heures ! »

Il s’approcha, la repoussa contre le mur, et parla plus posément, à voix basse et de façon plus intime.

« Ecoutez, Elryann… Je me suis trompé, vous n’êtes pas une sorcière. Mais je vous… pour l’enlèvement, c’était… un concours de circonstance. Vous voila libre, maintenant… Enfin, presque. Je veux dire, il n’est plus là et je peux vous parler. Ah… En fait, c’est moi qui suis libre ? Non, non bien sur que non, pourquoi vous aurais-je rejoins si j’étais libre, hein ? Non, c’est moi qui aie été enlevé ! Eh, rendez moi ma liberté, j’ai vu des gens mourir parce qu’ils n’étaient plus libre dans leur tête, rendez moi ma… » Il s’interrompit, Elryann le dévisageais et il était maintenant très mal à l’aise. « C’est juste que… Quand vous êtes parties j’étais seul…Enfin, il y avait Nihil, mais je me sentais seul… Oh, non, d’habitude je ne me sens pas seul, même Nihil n’est pas là…. C’est vous, quand vous partez… Alors, vous ne devez plus partir, sinon je vais… Devenir…Fou… »

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« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.


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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 11 Juin 2011 - 17:09

Afin de lutter contre l'enthousiasme excessif du reste de sa personne, Elryann fit appel à son sens pratique, directement tributaire de ses talents Orzhov. Elle détailla longuement Yarkol, comme si elle l'évaluait dans sa globalité. Et parvint à la conclusion qu'en définitive, elle avait tout à gagner en acceptant la compagnie du semi-elfe. Et que la perspective lui plaisait.

- Tu as une veine de pendu, jeune homme, en dépit de tout, je t'aime bien. Je te propose d'être mon compagnon d'aventures, si cela te convient. Bien que tu aies à peu près autant de stabilité mentale que moi d'équilibre, je vais te faire confiance, et crois-moi, si tu fais des efforts pour être vivable, on va s'amuser. Je m'explique : protection mutuelle, courtoisie oblige et...


Elryann eut un bref moment d'absence au court duquel elle jaugea la capacité de Yarkol à détecter les arnaques : si elle ajoutait qu'en guise de réparation pour les outrages subis, le jeune ex-Gruul se devrait de remplir des contrats d'une toute autre nature, beaucoup moins professionnelle et amicale..? Soupirant devant sa vénalité, et un peu perplexe devant le caractère de ces revendications, qui la seconde passée lui paraissaient tout à tout envisageables, la Sans-Guilde revint à la réalité, ayant complètement perdu le fil de son discours.


- Oui. Hm. Tu as compris l'idée ? Je n'ai pour l'instant pas de plan précis en tête, alors, si tu as quelque chose à accomplir...Du moment qu'on ne recroise pas la grosse larve que tu nommes "frère d'armes" ! D'ailleurs, tu en profiteras pour m'expliquer comment tu t'es retrouvé avec de la cervelle de gobelin sur la veste - l'odeur est caractéristique.

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 11 Juin 2011 - 20:03

Pas de la haine ? Une émotion forte qui n’est pas de la haine. Hm. Etrange… Pour son plaisir ? Pourquoi ? Elle veut lui faire plaisir…Tout est réciproque ? Exclusif ? Oui, c’était exclusif, évidemment. Avoir ce genre de réaction face à quelqu’un d’autre était impossible…mais comment sait-elle ?
Heureux…Oui. Voila, c’était ça, il était heureux quand elle était là, cela explique le vide et le malaise quand elle est partie. Et ses lèvres…Alors cette vague chaude, c’est ça, le plaisir ? De plus en plus étrange, décidément. « Le Seul plaisir du monde est dans le sang, le plaisir, c’est la mort de l’ennemi, c’est se nourrir de la victoire. » L’elfe ouvrait les yeux sur un monde nouveau. Un monde où les rapports n’étaient pas pour son propre intérêt, mais ceux de l’autre. La réciprocité en faisait un système merveilleux, l’idée lui plaisait.
Un peu plus sur de lui, l’ancien Gruul fut aussitôt envahis par une vague de désir. Réciproque ! Cela signifiait que si ça lui plaisait, elle appréciait aussi…


« Réciproque et exclusif ? Je désir vous rendre heureuse. Si c’est réciproque, vous permettez ? »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre et la prit tendrement dans ses bras puis l’embrassa, d’abord avec attention et timidité, puis avec de plus en plus de passion, de ferveur. Il caressa fébrilement sa joue, se sentant rougir, il mordilla la lèvre inférieur de l’humaine, puis la regarda.
« Je ne sais pas comment vous appelez ça, et je m’en contrefiche. C’est agréable, et je ne puis plus m’en passer. Est-ce à votre gout ? »

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 21 Juin 2011 - 22:54

[hrp]Foenix[/hrp]

Nihil toise la silhouette de Yarkol s'enfuyant quelques instants, puis se détourne.
"Elle l'est trop." Aux trois humains : Je vous attend ici. On sera à l'étroit là-haut. Tapez pour moi."

Le plus grand des trois acquiesça, heureux qu'on lui parle dans un langage connu, et grimpa à l'échelle, suivi des deux autres, désireux d'en découdre.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 28 Juin 2011 - 17:09

"C'est une vraie question ?"

* Halte-là, maintenant, tout de suite, sinon je te rends la vie impossible ! Parle, demande des explications, des précisions, regarde-toi, c'est pathétique, on te dirait dépourvue de sens-commun ! Mais très bien, si tu le veux , garde-le, mais savoir qui tu gardes ne serait pas du luxe ! ELRYANN misérable bougresse, qu'as-tu fait de ton esprit critique ? *

Elryann, qui était sur le point de bondir littéralement sur Yarkol pour l'entraîner dans une ruelle adjacente, se retint juste à temps pour capter les bribes du discours furibond que lui adressait sa conscience. Renonçant momentanément au bonheur facile que lui offrait le regard de Yarkol, elle s'écarta de lui, et réfléchit à toute allure au discours de ce dernier. Il était si jeune, sans doute ne connaissait-il même pas la définition de ce qu'il éprouvait, aussi, il était probable qu'il se trompe de sensation. Après tout, il ne lui avait jamais dit que...Diable, oserait-on se moquer d'elle, la duper ? Elle serra la mâchoire, offusquée et peinée à cette idée, lança un coup d'oeil circulaire aux alentours, afin de vérifier que personne ne leur prêtait attention; et reporta toute sa concentration sur Yarkol, semblant le décomposer des yeux, comme pour trouver la vérité. Une fois sa vivisection visuelle achevée, au terme de laquelle elle parut considérer qu'une mise au point était nécessaire, elle ébouriffa ses cheveux et prit la parole.

" Soyons clairs. S'il ne s'agit que de désir, je n'en ai pas besoin, je ne manque pas d'autres jeunes gens atteint de ce type de ressenti. Il y en a même trop. Si c'est tout ce que tu peux m'offrir, ça ne m'intéresse pas, j'ai trop à...Je veux dire, lorsque je parlais de réciprocité, cela ne doit pas concerner que les gestes. Je n'ai que faire d'un compagnon superficiel, je n'en veux pas, et si tu es de ceux-là, il vaut mieux que tu t'en ailles (A cette pensée, Elryann sentit très nettement le hurlement de contestation que lui adressait son coeur, en tombant avec fracas au fond de sa poitrine. Mais on est Spartiate ou on ne l'est pas ) immédiatement avant d'avoir la marque de cinq doigts imprimée sur la face. Je dis ça sans animosité. Donc je vais te poser une question extrêmement sérieuse, à laquelle tu dois impérativement donner une réponse limpide, d'une impeccable clarté, et en fonction de ta réponse...Peu importe, on verra. Je te préviens, tu...J'espère que tu as bien compris. Après tout, tu m'as bien traitée de sorcière, et je ne crois pas que tu puisses...(Elryann n'acheva pas sa phrase, tentée de s'énerver ou encore de renifler pitoyablement. Devant ces deux alternatives séduisantes, elle préféra couper court à son allocution, et se rendre à l'essentiel.) Tu m'aimes ?

Elle froissait consciencieusement les plis de sa jupe, réalisant qu'elle avait employé un ton pour le moins tranchant, qui risquait d'effrayer le pauvre semi-elfe, dont la capacité émotionnelle n'excédait pas celle d'un raton-laveur. Elle dut exécuter un véritable tour de force mental pour ne pas regretter sa question, et se raisonna, philosophe, en se faisant remarquer qu'elle n'aurait à l'empailler quelques semaines plus tard.

* D'ailleurs, il ferait un superbe objet de décoration, mieux qu'une plante verte. *

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 28 Juin 2011 - 18:32

La question retourna l’esprit du semi-elfe de telle sorte à ce qu’il soit désorienté et perdu pendant quelques secondes. Aimer ? Comme des biscuits ? C’est vrai qu’elle est appétissante, mais…Non. Et puis, on ne mangeait ses congénères que dans les périodes de grandes famines. De plus, personne ne demanderais à être manger de la sorte, n’est-ce pas ? En revanche, Yarkol savait ce qu’était le désir. Il avait déjà ressentis cela à l’égard d’une femme Simic, peu de temps auparavant. Mais non, ça n’avait rien à voir.
« Je n’ai jamais entendu quelqu’un demander pareil chose, mais oui, Elryann, je vous aime. Pas comme un biscuit, vraiment beaucoup plus fort ! Sans vouloir vous mangé….Enfin, pas trop. Je vous aime parce que, dans vos yeux…Non, vos mots, en fait. Votre voix, votre parfum, la douceur de vos mains. » Il rougit « Vous êtes très attirante et oui, je vous désire. Mais ce n’est pas pour cela que je vous aime, au contraire, à cause de cela je me méfie de vous. Comment savoir si ce n’est pas un piège ? Mais je m’en fiche, au fond. Justement parce que je vous aime, je veux bien en mourir, me donner à vous, si vous m’acceptez… » Il la dévisagea un instant, puis baissa les yeux. « En fait, même si vous ne m’acceptez pas, je crois que ma poitrine exploserais et que je me laisserais mourir quand même…. »

Il lui prit la main, et la serra un peu fort. Il sentit venir une larme à l’idée qu’on le rejette, encore une fois. Il dit alors d’une voix bien tremblante
: « Mais vous aviez dit que tout était réciproque, alors si l’idée d’une trop grande distance entre nos deux êtres vous est aussi douloureuse qu’à moi, je vous en prie, ne me rejetez pas parce que je ne sais comment vous montré ce que je ressens. Je ne peux qu’emmètre des hypothèses sur ce que c’est qu’aimer, et si c’est bien ce que je crois, alors je vous aime, et si ce n’est pas cela, alors ce qu’on appel amour n’a pas d’existence. » Il lâcha sa main, tout tremblant, ne sachant que faire. Il la regardait avec de grands yeux brillant, aussi inquiet qu'admiratifs.

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 28 Juin 2011 - 19:46

Elryann sentit que sa main était l'équivalent d'un biscuit dans celle de Yarkol, et réprima une manifestation de douleur, ce qui ne l'empêcha d'être vaguement mélancolique lorsqu'il relâcha sa pression. Quelque chose la perturbait : cet afflux de chaleur autour de ses pommettes, qu'elle devinait rosies par ce dernier, à la mention du biscuit. Oh, qu'elle n'aimait pas ces manifestations intempestives d'émotions ! Bondir sur Yarkol, soit, c'était envisageable puisqu'elle pouvait l'anticiper et le contrôler; mais rougir était une autre affaire, une véritable trahison de son métabolisme, une intrusion insupportable dans sa psyché ! La baratinait-il ? A cette idée, il lui vint la tentation de lui exploser la tête au mana blanc. Il y avait quelques mois qu'elle se refusait à s'en servir, désireuse de couper les ponts avec tout ce qui avait trait à son milieu d'origine. Elle avait été une élève brillante, particulièrement imaginative dans le maniement des manas Orzhov, et n'aurait eu aucun mal à infliger une douleur atroce à Yarkol.
Au moment où, presque spontanément, une lueur éthérée se matérialisait au creux de sa paume gauche, elle se ravisa et lui accorda le bénéfice du doute. La lumière blanche se volatilisa, et elle jaugea le semi-elfe, d'un long regard implacable. A ce moment là, sa méfiance et son envie de l'enlacer étaient proportionnelles.
Et s'il se servait d'elle ? Il avait sans doute besoin d'une cachette pour échapper à ses poursuivants, ou même de chair à canon, au cas où la nécessité d'une diversion, d'un sacrifice se ferait impératif. N'importe quel homme était capable d'effectuer de telles déclarations s'il y trouvait un intérêt de taille. Une partie d'elle était parfaitement imperméable à l'agitation de Yarkol, et l'avait dors et déjà classé comme un élément dangereux, lui voulant du mal, dont elle devait se protéger. L'autre, cependant, était en proie à la tentation de balayer la première, faisant fi de la douleur de douter, se sentant capable de supporter d'être manipulée.
Afin d'harmoniser ces deux antagonistes qui, ne l'oublions pas, n'étaient autre qu'elle-même - chose désagréable que d'être scindée en deux - elle s'interdit tout geste impulsif pour ce qu'elle avait à dire.
Elle se rapprocha du semi-elfe, sur la pointe des pieds pour qu'ils soient exactement à la même hauteur, extrêmement près, au point que leurs deux visages n'étaient séparés l'un de l'autre que par un unique centimètre, et que ses cheveux puissent chatouiller les joues de Yarkol. Ainsi, ils étaient coupés du monde par le rideau de sa chevelure. Elle parla très doucement.


" Prouve-le. Tu m'as accusé d'être une sorcière, avant de m'entraîner froidement vers une destination dont tu m'as caché le lieu. Prouve-le. "


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