Magic The Gathering-Jdr

Jeu de rôles inspiré du jeu de cartes
 
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 Drôles de circonstances.

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MJ06
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 28 Mar 2011 - 8:55

[hrp]Foenix
(Pour les deux autres PJs, c'est à Elryann de poster)[/hrp]


Depuis sa position dominante, Foenix put apercevoir un mouvement de foule du côté du marché central. Il n'eut pas d'hésitation et bondit, se déplaçant sur les toits bas et plats du quartier neutre. Après avoir trouvé une prise plutôt précaire entre deux dalles disjointes d'un bâtiment plus grand que les autres - apparemment une herboristerie d'après l'enseigne - l'Orzhov se tracta par la force de ses bras, et parvint à se hisser sur le toit. Il était à présent à une trentaine de mètres du sol, et contemplait la foule qui s'étendait à ses pieds. Une poussée de mégalomanie le saisit, mais le Masque de lune la repoussa. C'était l'assassin qui avait pris le contrôle, et non l'armurier exubérant. Il observa les courants de ce flot humain.
Un large cercle s'était formé quelque part au milieu du marché, comme si la marée avait rencontré un rocher. Il y avait reconnu la femme Izzet, qui venait de terminer une invocation. Un choix plutôt judicieux dans de telles circonstances, se dit Foenix : en effet, un drâkon se tenait à présent devant la garde, des étincelles d'hydromana parcourant encore son épiderme. Elle fit un geste de la main, puis le simulacre de dragon s'envola, loin, très loin dans les airs, bien plus haut que lui-même. Le monstre ailé décrivit des cercles de plus en plus larges au-dessus de la foule, comme un faucon à la recherche de sa proie. La majorité de la foule, après un instant de flottement, continua ses diverses activités, n'ayant rien à se reprocher. Les flots se refermèrent sur l'Izzet, qui disparut du champ de vision de l'Orzhov. Du coin des yeux, il vit alors les deux sans-guildes qu'il cherchait, tranquillement assis sur un banc situé en bordure du marché. Ils étaient loin de l'endroit où l'Izzet avait invoqué sa créature, mais le drâkon allait finir par les repérer malgré leur attitude plutôt convaincante. Ils semblaient sur le point de se décider à partir, mais à cette distance, Foenix ne pouvait en être certain.


[hrp]Et une image de plus pour vous donner une idée de la bête. Rien de bien méchant.[/hrp]

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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 28 Mar 2011 - 10:15

* Une fois de trop. Tant pis pour lui. *

Haussant un sourcil au contact de la main de Yarkol, Elryann tint sagement la sienne sur ses cuisses jusqu'à ce qu'il referme la bouche. A cet instant, elle la leva, et, d'un mouvement prompt, la propulsa contre la joue droite du semi-elfe dans un claquement calculé. Sans laisser le temps à sa victime de ressentir une quelconque douleur ou surprise, elle l'attrapa par le col en bondissant sur ses pieds, couvrant la foule d'un rapide regard circulaire. Pas de trace de l'Izzet, ils devaient cependant s'enfuir dans la direction opposée.

* Aller voir...Comment s'appelle-t-il, déjà, ce jeune herboriste ? Non, il doit encore m'en vouloir. Vraiment dommage que Kaël...Oh, peu importe, et une échoppe comme celle d'un artisan ? Oui, comme ça je choisirai le décor le plus théâtral possible pour y être carbonisée, une boucherie serait idéale, j'ai toujours rêvé de plonger dans un monceau de viande sanguinolente, et...Trêve de dérive. J'ai trouvé. *

"Soit."

Se faufilant tant bien que mal entre les dizaines de passants pressés, sans lâcher son insolent compagnon qui se souciait visiblement moins qu'elle de bousculer ou pas la foule cosmopolite, elle quitta l'artère surpeuplée en fonçant dans une minuscule ruelle adjacente. Large d'à peine un mètre, elle annonçait un nouveau dédale qui les conduirait dans les faubourgs les plus pauvres des Quartiers neutres. Les pavés, légèrement visqueux, étaient encadrés de mur irréguliers, incrustés de mousse. Tout cela respirait la vétusté et le délabrement, et Elryann, naturellement en confiance, s'y jeta sans hésiter.
Suivant une trajectoire plus ou moins étudiée, au cours de laquelle elle fut plusieurs fois forcée de s'aider du centre de gravité de Yarkol pour ne pas glisser sur les plaques d'humidité, elle finit par retrouver l'endroit qu'elle cherchait.
Les habitations s'apparentaient davantage à des taudis, et le paysage avait perdu les teintes vives de la rue commençante. L'air était empli des relents des égouts, d'ailleurs accessibles depuis cette partie du quartier. Planté entre les bâtiments qui semblaient inhabités, un minuscule parc, aux allures tout autant désaffectées. Il était étrange de contempler cette vaste place circulaire, au centre de laquelle une âme pleine d'espoir semblait avoir voulu transplanté un peu de gaîté. L'herbe n'avait rien de frais, et les bancs décatis rien d'accueillant. Quand à l'arbre imposant, planté au coin du piètre carré de verdure, son feuillage, bien que dense et fourni, avait quelque chose de nostalgique.
Mais Elryann ne ressentait pas la moindre mélancolie, elle tendait plutôt à s'amuser, tandis qu'elle courait vers le tronc. Se souvenant, avec une certaine contrariété, que sa taille ne lui permettait pas d'atteindre les premières branches en sautant, elle grimpa sur le banc adossé au tronc épais et se hissa sur la plus basse. A partir d'ici, l'ascension n'avait rien d'ardue, et elle poursuivit son escalade jusqu'à dénicher un noeud assez épais pour qu'elle puisse s'asseoir relativement confortablement contre ce dernier.
Là, Elryann s’ébouriffa les cheveux pour mieux réfléchir. Les joues légèrement rougies par la course, elle resserra les lacets de son corsage pour mieux s'adapter à de possibles nouvelles secousses, constata avec un brin de déception qu'elle avait perdu la fleur séchée qui s'y trouvait et fouilla sa sacoche à la recherche d'une remplaçante.


* Les Izzets sont cohérents, peut-être tordus mais rationnels. Personne n'aurait l'idée de se planquer dans cette zone où l'on peut faire des rencontres plus qu'hasardeuses, je suis bien placée pour le savoir. A moins qu'ils aient un moyen de nous pister, nous sommes tirés d'affaire jusqu'à la nuit...En outre, j'affectionne cet arbre. Il me rappelle la barbe de l'aubergiste. D'ici, nous pouvons repérer le mouvement des ruelles environnantes, et nous enfuir s'il le faut. En fait, il valait mieux que je n'use pas de ma diversion pour échapper à...à ? Peu importe, l'apprenti-herboriste. Et si ce cancrelat elfique s'avise de répliquer, je lui fais ingurgiter. *

"Tu as faim ? Non pas que tu aies beaucoup à régénérer, mais tant qu'à être coincée sur un arbre en compagnie d'un terroriste, j'aime autant le ménager."
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Foenix
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 29 Mar 2011 - 22:30

Sur le toit plan d'une herboristerie, l'assassin ne quittait pas des yeux la créature de l'Izzet. Il procédait sa descente avec une lenteur lassante, insultant presque sa démarche similaire à celle d'un majestueux faucon. À cette vitesse, les deux fugitifs auraient tout le temps du monde pour s'enfuir, pensa Foenix. Mais son alter ego était bien plus prudent et l'emploi du conditionnel ne sera jamais considérée comme une vérité. Il fallait donc stopper la créature volante, sans pour autant se faire remarquer. La première chose qui lui vint à l'esprit, était de l'attaquer avec du mana. Cependant, malgré la lenteur de la bête, un manque de précision n'était pas à négliger, ce qui aurait pour effet de donner sa position à l'Izzet. En y pensant bien, même en admettant qu'il touche sa cible, il est aisé d'en déduire où le mana a été lancé. Cette option était donc à oublier. Il pensa également à tenter d'intercepter le drakon, une fois qu'il est à la hauteur des toits et de l'attaquer avec sa dague. Mais une telle synchronisation dépend essentiellement du hasard. Elle était donc elle aussi à abolir.

* Bon, je crois que je n'ai pas tellement le choix... *

Masque de Lune ferma les yeux et leva légèrement la tête vers le ciel pour se concentrer. Dans son esprit, il sentait la magie la plus malsaine pulser. Les masques qui se tiennent dans sa moitié semblent exprimer une profonde colère. On croirait presque les entendre hurler à la mort. Sur le sol, une nuée noire nauséabonde s'y échappe, telle la vapeur d'une lame chauffée à blanc puis plongée dans l'eau. Dans cette atmosphère lugubre et ténébreuse, il parvint à canaliser deux manas noirs. Il sentait dans ses mains pulser la magie, qu'il posa enfin sur le sol après y avoir posé un genou pour s'accroupir. Il tira ensuite avec ses doigts une sorte de toile, formée par le nécromana étalé sur le sol. En se concentrant un maximum sur son sort, il procéda à l'invocation.

Srâne en deuil

La créature jaillit de la toile noire et fonça comme une flèche à fleur des toits. Sur quelque deux mètres, s'étala le nécromana après l'apparition de la petite bête ailée. Cette dernière vola encore plusieurs dizaines de mètres à quelques centimètres du sommet des toits, avant de prendre son envol presque perpendiculairement à sa trajectoire initiale. Masque de Lune observa sa créature s'élever, jusqu'à ce qu'elle se pose entre le soleil bas dans le ciel et lui-même, ne devenant qu'une petite tâche dans cet amas de lumière pour son oeil humain. Le srâne fonça ensuite en piqué contre le drakon en vol, qui avait, mine de rien, déjà dessiné trois cercles sur sa trajectoire.
L'assassin tourna son regard en direction des deux fugitifs... qui disparurent. Il les perdit de vue, en effectuant son invocation. Sans même contrôler si sa créature parvienne à abattre celle de l'Izzet (remarque, si tel était le cas, il ne serait pas impossible que la chute des deux bêtes vers la foule pourrait élever encore plus le niveau de panique, rendant la recherche de l'Izzet encore plus pénible), il tâcha de ne pas quitter cette dernière des yeux. Il ne bougea pas de sa position. En effet, son srâne s'éleva assez loin de lui, pour qu'il ne soit pas facilement repérable. Tout ce qu'il avait à faire, c'était de rester accroupi, sans bouger d'un poil, en attendant une réaction de la part de la prédatrice.
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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 30 Mar 2011 - 12:41

Une gifle contrôlé le ramena de ses songes avec une légèreté insoupçonnée. Ce jeu commençait à être amusant. Lorsqu’elle bondit, l’Elf suivit l’humaine- il n’avait d’ailleurs pas le choix, elle l’avait une fois encore attrapé par le poignet- puis ils prirent la fuite comme les deux fugitifs qu’ils étaient. Tiens, c’est quoi cet impression ? Pendant un instant, il eut le sentiment d’avoir été découvert. Des yeux s’étaient posé sur lui. Un regard de la foule trop insistant ? Non, ce devait être une manifestation de son instinct, ou un début de paranoïa. Il n’eut pas le temps de pousser plus loin sa réflexion, son corps dut tenir l’équilibre pour deux sur quelques plaques glissantes. L’endroit avait un on ne sait trop quoi de rassurant pour le jeune semi-Elf. Comme si cette mousse sur les murs et cette atmosphère humide lui rappelait quelques souvenirs enfouis où il aurait gouté à une certaine joie de vivre sans tumulte. Les quelques bâtisses de tuiles, le confort nécessaire, l’enracinement des êtres parasites, ou le nid du savoir éphémère. Oui, ces constructions hasardeuses et le délabrement du sol lui rappelait les avant-postes Gruul (Quoi que le terme « avant-poste » ne sois pas vraiment approprié, il s’agissait surtout de postes de relais lorsque venait la famine). Bien sur, ce ne pouvait pas en être un, pas en plein quartier neutre, et surtout pas si proche de la ville.

Comme absorbé dans son souvenir, il revivait les grandes faims… Savez-vous à quoi peut mener une « regrettable erreur » des Simics ? Contamination d’un champ Golgarie. Tension entre les deux guildes, grève des putréferme : Famines Gruuls. Chaos.
Suivant qui avait la tête et le contrôle sur la nourriture à ce moment, les choses pouvaient passer d’une hécatombe à une extermination. Il se revoyait tout jeune, caché derrière quelques corps, regardant les autres se battre. Une fois que tout le monde était fatigué de s’entre-tué, il sortait, mais ne pouvait pas s’approcher de la nourriture. Bien sûr, il avait essayé, à plusieurs reprises. Sa main s’égara sur sa cuisse, il ne pouvait pas la sentir sous le cuir, mais il savait qu’elle était là : une imposante cicatrice lui rappelant sa naïveté. Non, pas de nourriture si l’on ne pouvait se battre. Alors, sa raison et son instinct avait pris le dessus sur ce qui le liait à ses frères. Dans un sursaut de folie, et devant la peur de mourir sans gloire et sans honneur, il avait foncé tête baissé sur les trois gobelins qui gardaient les caisses de grain. Il s’était fait repousser d’un coup de pied rageur, puis sectionné la cuisse sur toute la longueur d’un coup de lame. On l’avait laissé là, puisqu’il ne bougeait plus. Tandis qu’ils avaient le dos tourné, il était parvenu à rampé jusqu’aux corps qu’on faisait brulé. Sans se faire à l’idée de mourir, il mordit les chairs de ceux qui quelques instants plus tôt se battaient pour ne pas mourir de faim. Qu’ils reposent en son sein, qu’ils reposent en son cœur ! Et l’Elf avalait goulument, fermant ses yeux horrifié, pour ne pas reconnaître celui qu’il dévorait, celui qui peut-être à l’aube lui avait appris à graver dans la pierre sans s’entailler les mains. La misère pousse à bien des extrêmes…La survie, la survie pour celui qui se bat, celui qui sait faire de son mal un avantage, celui qui sait passer outre la souffrance ! Oh, un arbre.


Revenu à lui, cette fois-ci parce qu’Elryann lui avait lâché la main pour grimpé dans un arbre, il leva les yeux et admira la jeune femme. Il posa son pied sur une racine, puis caressa l’écorce. Il monterait bien la rejoindre, pour profité encore un peu de son parfum, il la dévorait encore de ses yeux pétillant lorsqu’elle resserra son corsage. Comme c’est appréciable de… Quoi ?!
Il recula vivement du tronc, puis pris sa tête entre ses mains. Qu’est-ce que cette boule chaude dans son ventre ? Et cette gorge qui se noue, quand ses yeux se posent sur elle ? Pour un peu, il se crut ensorcelé. Son esprit embrumé lui envoyait une foule d’émotion et de sentiments qu’il ne comprenait pas.
Souffrance, douleur, explosion. Non, rien, pas un crie, pas une flamme, pas une goutte de sang. Pas de violence. D’où viens ce plaisir ? Quelle est ce maléfice sans nom ?

Il recula encore, et manqua de s’écroulé. Coup de massue, tourbillons d’idées contradictoires, et rien qui n’avait sa place ici. ‘La joie n’existe que dans le combat, l’euphorie n’a d’autre provenance que dans la guerre.’ Se rassuré, trouver les raisons les plus simple, ne pas sombré dans l’inconnu, contrôlé ses émotions pour ne pas être détruit par le premier souffle, voila les conditions élémentaires de la survie. Oh, voulait-il mourir, alors ? Non, il ne veut pas, pas sans un millier d’homme et du sang, pas sans marqué l’esprit d’un art explosif. Ses jambes se mirent à tremblées. Un voile devant ses yeux lui fit comprendre qu’il avait perdu tout contrôle.
Pris de panique, ses yeux furetèrent au sol. ‘Les bases du monde sont la terre et la pierre, les bases du monde sont lumière dans l’Ether’. L’agile petit Elf saisit une pierre aiguisée et s’entailla violemment le dessus de l’avant bras. Il poussa un hurlement plaintif et pathétique, comme celui d’un animal blessé. Alors, son corps se ressaisit Instantanément, sa vision se fit net, ses jambe reprirent leur assurance. L’humaine venait de parler. Il n’avait pas entendu, faute d’attention.

Yarkol laissa tomber sa pierre, puis leva de nouveau les yeux vers Elryann. Il avait l’air d’un enfant admirant une étoile, comme s’il était le dernier des hommes attendant l’ange qui le sauverait. Mais l’ange restera dans son arbre, et l’Elf dans son Erebe de souvenir chimérique.


« Pardon ? » dit-il, d’un ton plus froid qu’il ne l’avait souhaité.

_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 30 Mar 2011 - 13:56

A force de tâtonner dans les profondeurs pourtant limitées de son sac, Elryann finit par en extirper un petit bouquet de fleurs séchées, dont elle ôta un spécimen orangé pour le glisser entre les lacets de son corsage. Oui, il valait mieux penser aux fleurs, ou à une bibliothèque, ou même aux tribunaux Orzhov, ou s'il le fallait vraiment à l'énergumène qui, visiblement, refusait de lui répondre; mais pas au prolongement de ce quartier. Rakdos souriant, une brise tiède, le halo lunaire sur les pavés, et la confusion-panique. On lui avait...coupé la parole ! Oui, mieux valait le formuler de cette manière. Coupé la parole...Elle était devenue une brillante apprentie commerçante, avec une formation d'avocate, d'exploratrice et de tout ce qu'on voulait bien lui apprendre. Elle avait fait en sorte de ne plus jamais se laisser..couper la parole. Et la vie était bien trop belle pour se taire. D'ailleurs, elle en connaissait un qui ferait mieux d'être plus bavard, elle supportait mal l'imperceptible et vicieuse tension que contenait le silence. Ce n'était pourtant qu'un sarcasme modéré...Était-il déjà muet ?

* Il était une fois une jeune femme qui perdit l'usage de la parole à force de n'en pas faire. On soupçonne un jeune terroriste de taille réduite d'être le responsable d'une pareille atrocité, il...*

Elryann tressaillit avec violence au cri de Yarkol, qui avait suivi sa question à une, ou deux secondes près, au cours desquelles son esprit avait joyeusement dérivé. Elle se pencha et croisa le regard du semi-elfe.
" Pardon ? "
Elle distinguait, d'entre les feuilles, le tranchant ensanglanté de la pierre avant qu'il ne la laisse choir, et la longue coupure qui traversait son avant-bras. Sans un mot, elle enfila la sacoche en bandoulière, et descendit précautionneusement de son perchoir. Parvenue à la dernière branche, la plus basse, elle eut un instant découragement avant de relever légèrement sa jupe et de sauter. Elle atterrit sans heurt, mais vacilla et recula involontairement de plusieurs pas hésitants.

* Manquait plus que ça. *

D'une démarche à nouveau contrôlée, elle rejoignit Yarkol, qui ne l'avait pas lâchée du regard. Animosité ou désir de vengeance, ou bien le choc d'avoir incendié un bâtiment ? Il devait être innocent, c'était sans doute un acte involontaire et ce jeune fugitif devait être un des orphelins de...Ou peut-être pas, les allures tribales de sa ceinture lui évoquaient une guilde particulière, décrite dans un des livres qu'elle avait dévorés, mais laquelle déjà..? Peu importait, il avait l'air effondré, et halluciné à la fois.
Elle se rapprocha, insoucieuse des vagissements pitoyables de la prudence la plus élémentaire, et fixa Yarkol en fronçant légèrement les sourcils. Sans même s'en rendre compte, elle s'ébouriffa les cheveux, ouvrit de grands yeux interrogatifs, et tendit la main vers lui.


* Mes parents m'ont trop abandonnée pour que je laisse cet enfant dans cet état de délabrement. Et puisque je ne vais pas tarder à lui fausser compagnie... *

Envoyant consciencieusement balader sa propre éthique, Elryann, à la fois touchée, intriguée, empathique et forcément curieuse de ce qui ne lui était pas encore acquis, ouvrit les bras et enlaça, très, très légèrement, le semi-elfe qui saignait. Elle ne serait pas permise de serrer davantage, et elle n'en avait pas envie - sa sauvagerie heurtait l'aspect diplomate d'Elryann. Peu importe, les cheveux de son compagnon perturbé lui chatouillaient la joue et elle ne put s'empêcher de rire. Son toucher était de l'ordre de l'effleurement, comme si elle ne faisait que l'encercler de ses bras; une de ses mains, assurée, pourtant prête à se porter à sa taille, dans l'hypothèse d'un mouvement brusque. Enfin, elle le relâcha, et lui adressa un sourire joyeux en tapotant son sac de cuir.

" Là-dedans, j'ai des biscuits et une pommade désinfectante. Quelle est ta priorité ? D'abord, j'aimerais que tu cesses d'agresser ces malheureuses pierres et que tu t'en prennes plutôt à cet arbre, avant que d'autres ne s'en prennent à nous. "

Elle recula de quelques pas, l'invitant d'un geste maternel de la main à la suivre dans la seule cachette qui pouvait les soustraire aux regards de leurs poursuivants.


Dernière édition par Elryann le Mer 25 Jan 2012 - 20:01, édité 2 fois
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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 30 Mar 2011 - 17:32

Détaillant du regard avec une admiration presque béate le moindre mouvement de sa partenaire lors de sa descente, l’ancien Gruul ne bougea pas. Il contrôlait à grand peine tout ce qui lui battait les tempes, et son cœur semblait s’affolé comme lorsqu’il jouait avec le feu, sauf que le sentiment de n’être qu’un souffle et l’assurance qu’il avait d’être infinie dans ce moment ne suivait pas. Au contraire, il se sentait comme enraciné, lié au sol, à cette pierre portant son sang, à cet arbre qui le dévisageait. Tout son corps s’était fait de marbre, mais attentif au moindre souffle, à la moindre caresse du vent, au moindre bruit, au moindre battement de cil.

L’ange descendait vers l’Erebe.

Puis ce fut la peur qui le tétanisa. Pourquoi descend-t-elle ? Vient-elle pour l’achevé ? Il ne pouvait pas bouger, il ne pouvait pas même respirer convenablement. Il la fixait dans les yeux, il voulait la haïr. Il fallait vouloir la détruire du plus profond de son âme, la consumé rien qu’avec les yeux, se libéré de son emprise pour échapper à la mort. Elle ou lui. Cette pensée lui transperça l’âme comme une flèche chauffée au rouge. Lui ou elle, et il ne bougeait pas. Alors, son monde s’écroula.

Les bras d’Elryann l’encerclèrent, sans violence, sans le mordre, sans le giflé, elle l’enlaça simplement, avec une douceur infinie, immense, ses bras effleureraient le semi-Elf comme jamais personne ne l’avait fait. Il se sentait incroyablement bien, tout en étant extrêmement mal à l’aise. Il ne bougea pas d’un pouce, inspirant profondément, s’imprégnant pleinement du doux parfum de la belle. Sa tête, posée sur son épaule, était d’un réconfort incomparable. Son souffle faisait à Yarkol l’effet d’une bombe, son sang commençait à bouillir. Pourtant, même rassuré et emprunt d’une certaine euphorie, il ne pouvait bouger le petit doigt.
Lorsqu’elle recula, il se sentit immédiatement en manque, comme vidé de tout, bouleversé par ce froid, ce néant qui lui prit les tripes avec poigne. Il se ressaisit lorsqu’elle tapota sur son sac. Il lapa le sang qui coulait de son bras, comme un chat ferait sa toilette. Il accomplit ce rituel avec une assurance, un naturel et un détachement sans pareil, laissant penser qu’il avait l’habitude de faire ce genre de chose lorsqu’il se blessait.


« Me voila soigné et nourri, garde donc tes vivres. » Il accompagna ces paroles pleines d’ironie malicieuse par un hochement de tête poli et calme.

Elle fit quelques pas en arrière et l’invita à monté. Il fit un pas en avant, s’assurant qu’il avait bien repris le contrôle de son corps. Le gout du sang ne l’y trompait pas : si elle recommençait ce genre de manifestation d’affection, il ne répondrait plus de ses actes. D’un pas souple et agile, il prit de l’élan, puis sauta sur le tronc, une violente impulsions sur sa jambe d’appuis lors du contacte sur l’écorce lui permis d’atteindre l’altitude nécessaire pour attraper la première branche avec la main droite. Il se hissa dans l’arbre avec la seule force du bras droit, sa main gauche pendouillant dans l’air, comme inutile. Il envoya ses jambes, puis sautilla sur une branche, ce qui fit une pluie de feuille coloré sur Elryann. Il s’assit au centre, les fesses sur une branche, le dos reposant sur une autre, et lança un regard espiègle à sa compagne, puis lui lança
: « L’invitation pour les biscuits tient toujours ? »

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 30 Mar 2011 - 21:46

[hrp]Foenix[/hrp]

Le contact entre les deux invocations fut violent. Le familier de Foenix avait piqué sur celui de l'Izzet avec la vitesse et la douceur d'une brique en chute libre. D'une grosse brique avec des dents. Le drâkon reçut le bolide vivant sur la crête, et tomba de plusieurs mètres avant de reprendre le contrôle de soi, le srâne toujours fermement accroché à lui. Des doigts se levèrent, des voix hurlèrent : l'apparition du srâne dans le ciel et son intervention n'était pas passée inaperçue. Personne n'avait vraiment vu quelle sorte de créature s'en était pris au drâkon, en revanche. Personne sauf l'Izzet. Le saurien monstrueux de cette dernière renversa son cou en arrière, et la tête à l'envers, claqua des mâchoires en direction du srâne sans que cela semble perturber son vol outre mesure. Le srâne dut lâcher prise et s'envoler. Le drâkon fit alors une figure assez improbable, se tordant dans les airs et vrillant son corps pour happer le srâne en deuil, ce qu'il parvint à faire. Ce que l'Izzet n'avait en revanche pas pu savoir à l'instant où elle lui donna cet ordre, c'était que la tête du srâne était hérissée de pointes, qui transpercèrent la mâchoire inférieure et l'œil droit du saurien. Les deux créatures chutèrent lourdement au sol. L'Izzet fendit la foule en leur direction, mais au moment où elle rompit le cercle des sans-guildes massés autour des cadavres monstrueux, les deux créatures disparurent, leurs énergies se dispersant dans les flux de manas d'où ils avaient été tirés. Mais l'Izzet semblait troublé, et fouilla les alentours du regard. Elle repéra l'Orzhov, accroupi sur le toit, et tendant le poing dans sa direction, lui lanca dans le même mouvement une boule de feu, créant un nouveau mouvement de panique dans la foule. Elle l'avait repéré avec une facilité déconcertante.

[hrp]Yarkol et Elryann

Rien à dire, poursuivez donc. Au début du prochain post, il y aura une explosion sourde, c'est tout. Ah si, petit rappel : autant les biscuits et autres fleurs, pourquoi pas - même si il n'y a pas de justification RP de leur présence, c'est tout à fait possible - mais les "diversions" d'Elryann, il n'y en a que deux, et comme je les ai décrites. Et pas d'autres surprises sorties à l'improviste d'une sacoche. Yarkol se souviendra de certaine pierre magique. Un avertissement vaut mieux qu'un poignard, après tout. Wink [/hrp]
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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Jeu 31 Mar 2011 - 16:03

* Félicitations. Vraiment. Non, sérieusement, tu ne pouvais pas faire pire dans le genre "actes irréfléchis, insensés et sans fondement aucun", franchement, où as-tu la tête, on ne ressent JAMAIS de pitié pour un inconnu, même s'il n'a pas l'air dangereux, surtout lorsqu'on est soi-même en danger et qu'on a toutes les raisons du monde de vouloir lui faire la peau.*

Voilà ce qu'Elryann aurait pensé à cet instant, si elle n'était pas affectée d'un certain dérèglement de la prudence, insoucieuse de ses liens de parenté avec la sûreté. A dire vrai, ces mots avaient vaguement affleuré à la surface de son subconscient, sans parvenir à affecter en rien le cours de sa pensée et de ses gestes. Par moments, la sans-guilde avait l'impulsivité d'une sauvageonne; et elle alternait, lunatique, les sursauts indomptés de ses instincts avec une discipline mentale à l'énergie glacée, emplie de cynisme. Le tout sans jamais se départir d'une certaine aura de provocation à la fois irritante, attrayante et toujours mêlée de candeur. En cet instant, Elryann était partagée entre l'intérêt et l'agacement que lui inspirait son compagnon.
D'un mouvement léonin, elle fit valser les feuilles qui s'étaient déposées sur ses cheveux et ses épaules, puis leva un regard mi-railleur, mi-attendri sur Yarkol qui avait pris ses aises sur la branche qu'elle occupait quelques minutes auparavant. Empruntant le même chemin que précédemment, plus détourné et long que celui du semi-elfe dont elle n'avait pas le talent pour accomplir des exploits simiesques, elle parvint à son niveau et l'écarta, de la pointe du pied gauche, afin de pouvoir s'asseoir à ses côtés.
Sans chercher à masquer sa curiosité croissante, elle l'observa longuement, notant tous les détails de son visage qui lui semblaient dignes d'intérêt, avant de crocheter ses yeux pour y décrypter l'essence de Yarkol. Elle ressentit les paradoxes que contenaient ces yeux comme un affront odieux à ses facultés d'analyse, et décida immédiatement qu'elle anéantirait ce ridicule obstacle. Une sensation désagréable se manifesta, quelque part au creux de son estomac, et lui rappela les derniers propos de son compagnon. Elle plongea la main dans son sac, et s'empara d'un tas de biscuits clairs, moulés en forme de bonshommes à la tête et aux membres ronds, qu'elle partagea en deux. Tendant à Yarkol sa demi-douzaine de biscuits, Elryann mordit elle-même dans un des siens, avec une satisfaction presque enfantine. S'interrompant, elle allait prendre la parole lorsque le son étouffé d'une explosion, lointaine, lui parvint. Avisant le tissu écarlate de sa jupe, elle la retroussa jusqu'aux genoux afin de dérober cette tâche de couleur aux yeux d'un éventuel observateur, et tendit l'oreille. Plus rien n'était perceptible, et cette déflagration pouvait être due à n'importe jeu d'enfant. Elle se détendit.


" Nous avons sans doute ruiné l'entretien d'embauche de ce malheureux Foenix...Il s'agit d'un armurier Orzhov, un curieux personnage dont je venais de faire la connaissance...Il se trouvait dans la taverne. Il doit déverser ses foudres sur l'aubergiste, à l'heure qu'il est. Grand bien fasse à ce cloporte d'arriviste. Tout ça n'est pas si grave, je devais quitter cet endroit au plus vite, j'allais avoir des ennuis. Notamment auprès de l'herboriste et du fils du boulanger, qui, je ne saurais dire pourquoi, s'imaginaient que je leur devais quelque chose. Délire grotesque, naturellement. J'étais donc dans l'expectative, cherchant un moyen d'atteindre plusieurs objectifs, impliquant, par exemple, la mort douloureuse d'un Rakdos, et la possibilité de développer mes potentiels. Et là, débarque un jeune terroriste coursé par deux gardes d'humeur folâtre. Moins d'une demie-heure après, je me retrouve perchée dans un arbre en compagnie dudit danger public, pourchassée à mon tour...Ne sachant pas si tu es réceptif aux sous-entendus limpides, je précise ma pensée : je veux savoir qui tu es, et cela me semble parfaitement légitime. D'ailleurs, légitimité ou pas, tu n'as pas le choix. Tu sais, tu ne devrais pas te balader avec des substances inflammables sans savoir t'en servir, tu es à présent dans une situation inextricable. Non mais vraiment...! La prochaine fois que tu auras envie de jouer, lance des cailloux - sans te blesser avec - sur le bâtiment que tu veux, tu écoperas de moins d'ennuis. Je sais bien que c'était un accident et que tu ne voulais faire de mal à personne, mais ils ne s'en préoccupent pas une seconde, tu sais...Ils ne te laisseront même pas leur expliquer. "

Elryann acheva son allocution en décapitant d'un coup de dent un autre de ses biscuits. Balançant ses jambes dans le vide, masquées par l'épaisse frondaison, elle haussa un sourcil en attendant la réaction de Yarkol. Il ne semblait absolument pas policé, son attitude avait quelque chose de vaguement hédoniste, en plus primaire, et....Ah, oui. Elle se souvenait de cette "guilde"...Mais c'était peu probable, très peu probable, et même elle, pour aussi versée qu'elle soit dans l'analyse comportementale, devait avoir été induite en erreur par ses lectures.


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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Jeu 31 Mar 2011 - 19:05

Avec un sourire en coin, l’Elf avait distraitement observé l’ascension d’Elryann et c’était poliment laisser pousser pour qu’elle prenne place à coté de lui. Ils s’étaient ensuite dévisagés l’un et l’autre, se détaillant comme s’ils prenaient pour la première fois le temps de se regardé en face. Lorsque leurs regards s’étaient croisé, Yarkol s’était perdu dans les yeux de l’humaine. Il y voyait la vie et les Printemps du monde, il se sentait comme aspiré dans un autre temps, une ère où la ville ne recouvrait pas tout, une ère où les plaines et les forêts recouvraient plus que le bitume et les dalles, où l’air était frais et la vie simple. Perdu dans cette contemplation sans borne, il n’entendit pas l’explosion au loin, seule la douce voix de sa partenaire fit redescendre sa conscience dans cet arbre.

Il l’écouta attentivement, souriant un peu plus au fur et à mesure qu’elle parlait. Il engloutit le biscuit qu’il avait entamé lorsqu’elle eut fini. Il la dévisagea quelques secondes avant de répondre, un peu perplexe. Il ne savait pas vraiment si elle était sérieuse lorsqu’elle parlait d’accident, où si c’était encore de l’ironie. Les yeux grand ouvert et plein d’attention de la belle le faisait penché pour la première hypothèse. Il laissa s’échappé un petit rire amusé, puis dit d’une voix calme :


« Votre interprétation me plait, vous m’accordez l’innocence d’un enfant. »

Il la fixa de nouveau dans les yeux, tout en croquant un autre biscuit. Il l’avala bruyamment puis poursuivit, après s’être passé la langue sur les lèvres, d’un ton plus neutre :

« Mais les enfants Gruul ma cher, sont tout sauf innocent, et le prix d’une vie chez les nôtres… » Il s’interrompit, les yeux dans le vague. Sa voix c’était légèrement tordu vers la fin, et son expression c’était fait bien amère, tout à coup. Quand son regard redevint fixe, il reprit. « Chez les Gruuls, je veux dire. Oui, le prix d’une vie Gruul se gagne, et l’âge a une valeur innommable. Je ne m’étendrais pas sur la notion de respect que nous vouons aux vieux chamans, mais notre survie n’a rien d’un hasard, et l’âge se gagne par la force et l’endurance, en grande partie. La partie restante est un amalgame complexe de fourberie, d’instinct, d’intelligence et de sacrifice. Ne compte que sur tes frères, et lorsque la faim vous brule les entrailles, il faut tenir ensemble. Le moindre geste de travers, et c’est toi le repas, si tu craque, si tu as peur, tu risques de tuer tes pairs par erreur. C’est ainsi que l’on m’a appris à vivre. Je suis coupable de milles atrocités, Elryann. »

Il préféra passer sous silence son entrainement, et s’arrêta là pour les présentations. Il n’était pas près à lui avouer plus de chose. Elle savait qu’il était né Gruul, cela suffirait amplement.

« Je n’appartiens plus au Clan. Je n’ai plus ni famille ni frère. Je suis libre, et je jouis pleinement de cette liberté » Son visage s’éclaira d’un immense sourire « Et cette liberté m’offre certains plaisirs totalement fous. Je fais des étoiles, c’est tellement beau ! Et d’un bloc inanimé, je fais une œuvre éphémère, un spectacle de feu, un chaos joyeux. Je regarde ce monde morne et morose s’agité, et ces pauvres blasé prennent conscience de leur existence en un éclair, la peur et l’envie de vivre les frappes en plein visage, et ils s’animent ! C’est ainsi que je me sens vivant, que je me sens existé. Je suis sur qu’ils partagent ma joie, au fond. »

Il dévora deux biscuits d’un coup, puis balaya les miettes d’un revers de la main. Dans ses yeux, la folie grandissait, il détaillait l’humaine avec une minutie presque fanatique, sans osé la toucher. Il se leva d’un bond, attrapant la branche pendant au dessus d’eux. Il resta suspendu par le bras, juste au dessus d’Elryann, à la manière d’un koala.

« J’ai moi aussi cette optique de perfectionnement en toute chose, et mon intérêt pour les explosifs nécessite une certaine maitrise des flammes, j’ai donc jugé utile d’apprendre auprès d’un maitre. Seulement, au cour de ma tache, je me suis laisser emporté et une foule d’événement m’ont conduit à…Mené une révolte dans le Dôme chez les Izzet. J’ai réussi à m’échappé in-extremis mais ils ne m’ont pas lâché. Après tout peu m’importe, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher, et l’expérience fut fort amusante. » Il se lâcha, pour se réceptionner sur la branche juste sous Elryann. Il se hissa ensuite derrière elle grâce aux ramifications de l’arbre qui lui offrait des possibilités de déplacement farfelues et imprévisibles. Il joua avec une des mèches retombant dans le dos de son interlocutrice, tout en ajoutant à son oreille, à voix très basse : « Mais finalement, je ne suis pas pressé de rentré, vous avez fait pétillé en moi un millier d’étoiles et je veux savoir comment vous vous y êtes prise. »

Il lâcha la mèche avec laquelle il jouait, puis repris sa place initiale. « Et si vous m’expliquiez ce que vous a fait ce Rakdos dont vous parlez ? Ces gens saccagent tout, j’ai du mal à m’imaginé une telle créature en votre compagnie, ce serais comme un démon jouissant du paradis. »

Sur ses derniers mots, son ton c’était fait plus doux, il savait que la question était indiscrète mais ne pouvait s’empêché de chercher à comprendre.


_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 4 Avr 2011 - 16:37

* Il était une fois une sinistre crétine qui adorait les situations inextricables, qui se débrouilla un jour pour se retrouver dans le même arbre qu'un Gruul sanguinaire, qui trouva ça très drôle et accorda à ce dernier toute l'innocence d'un nouveau-né. *

Entre deux insultes plus ou moins élaborées, Elryann analysait les propos que tenait le semi-elfe. Les sourcils levés comme sous l'effet de la surprise, elle ne s'était pas aperçue qu'elle s'était instinctivement raidie au fil de ses déductions. Premièrement, elle avait vu juste au sujet des Clans Gruuls, et deuxièmement, chose ahurissante, le fait d'avoir eu raison ne lui donnait pas vraiment envie de sautiller fièrement. Non pas qu'elle se soit sentie inquiète à l'idée d'être en compagnie d'une créature supposée être aussi brutale qu'imprévisible; elle se demandait simplement d'où venait alors cette aura d'ingénuité qui émanait de ladite créature. Le fonctionnement psychique de Yarkol lui échappait, et il s'agissait du défi le plus irrésistible qu'il puisse lancer à Elryann.
Il n'était plus Gruul, sa rectification était transparente; pourtant, si elle avait bien assimilé les informations de ses lectures, on ne pouvait cesser de l'être, sauf à mourir, ou à trahir. Mais la trahison étant intimement liée à la première option, elle doutait que Yarkol s'en soit rendu coupable. Qu'avait-il bien pu faire ? Il semblait si jeune, et, quoi qu'il puisse en dire, candide - sa spontanéité, son rire, n'étaient pas ceux d'un être "coupable de mille atrocités". Elle avait sagement écouté le récit de la survie communautaire de l'étrange Guilde, plus attentive aux variations contenues dans l'intonation de Yarkol qu'à la description elle-même.


* Il le répète, il est détaché de son Clan. Peut-être qu'il n'avait pas leur cruauté et que...euh...que dit-il ? Oh. Destruction instantanée de ma précédente hypothèse. Ou peut-être pratique-t-il l'auto-persuasion ? *

Elryann entra soudain dans un état second. La passion qui éclatait, sans retenue, dans les inflexions incontrôlées de Yarkol, avait plongé Elryann dans un état de semi-catatonie mentale. Suspendue aux mots de celui-ci, les lèvres serrées et le regard presque vitreux, elle subissait l'infiltration fulgurante de ses paroles au coeur de sa psyché. La liberté de l'ancien Gruul ressemblait à la sienne, son exaltation était faite de la même matière que la sienne, quelles étaient ces similitudes qui déchiraient le voile d'antagonisme les séparant ? Quels étaient ces paradoxes ?

* Nous devrions tous parler ainsi. Peut-être que ce Gruul a compris certains pans d'une vérité que la plupart subissent. Peut-être aussi qu'il est complètement drogué. *

L'intensité du regard de Yarkol avait accompli l'incommensurable exploit d'éveiller Elryann, mais aussi d'induire en elle un faible sentiment d'insécurité. L'idée qu'ils puissent partager une forme de sauvagerie l'avait frappée de plein fouet, avec une telle force qu'elle avait retrouvé une bonne partie de sa méfiance. En outre, les déplacements du jeune homme la rendaient plus que nerveuse. Immobile, elle tâcha de reprendre le contrôle de ses pensées, qui frôlaient l'anarchie et le non-sens. Blessée dans son orgueil, elle éprouva une grande colère. Sa panique s'accrût avec le constat suivant : elle perdait la maîtrise de sa respiration. Elle avait pourtant acquis un parfait ascendant sur celle-ci depuis l'incident ! Ne pouvait-il se tenir tranquille ? Elle sursauta, levant par réflexe ses poignets, lorsqu'il s'empara de l'une de ses mèches. Elle avait tourné le dos à son interlocuteur, elle lui avait tourné le dos ! Mais que..?

* Pourquoi parle-t-il d'étoiles ? Je plaisantais en parlant de drogues. Moineau, tu vas trop loin et ça ne te concerne pas. *

Dans l'esprit en ébullition d'Elryann, le rappel de ce nom, qu'elle n'avait évoqué que sur le ton la badinerie, eut un effet spectaculaire dont l'impact s'étendit jusqu'aux fonctions physiques de la sans-guilde. Le même quartier, le même isolement, le même danger potentiel, comment avait-elle pu laisser un tel schéma se reproduire ? Elle eut une drôle d'expression, à la fois douloureuse et agacée. Sa respiration lui échappait et déclenchait, trop rapide, un bourdonnement sourd au niveau de ses tempes.

"Le moindre mouvement brusque, et je vous jure, au nom de tous mes principes, que je vous tue."

Plutôt que d'attaquer, Elryann souhaitait plutôt s'enfuir, loin de cet être trop innocent pour être inoffensif, aux emportements aussi adorables que dangereux et à la réflexion qui trouvait trop d'échos en elle-même. Et surtout, échapper à cette impression foudroyante de déjà-vu. Revenue au vouvoiement pour mettre entre elle et le semi-elfe une distance inexistante, elle eut un mouvement de recul, et pria pour que Yarkol ne soit pas aussi observateur qu'elle, et ne remarque ni son geste, ni son trouble croissant. Fuir immédiatement avant qu'on ne lui fasse du mal. Elle avança légèrement la main en direction de son sac.






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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 4 Avr 2011 - 19:16

Dévorant des yeux son interlocutrice, l’Elf n’avait pu manquer son mouvement de recul, la main qu’elle avançait vers son sac déclencha en lui le plus basique des reflexe, il porta sa propre main à sa ceinture. La menace d’Elryann lui noua pourtant la gorge et l’estomac. Il sauta de la branche, ou plutôt, il se laissa tomber, comme un gland, dans tout les sens de terme.
Non, ce sentiment étrange, l’émotion, l’envie, tout cela était trop lourd. Trop puissant, trop douloureux maintenant. Il comprit avec désarroi ce qui lui était arrivé.
Il leva la tête, son regard était froid, il s’était de nouveau fermé.

« Finalement, vous êtes comme les autres. Vous aussi, vous voulez me tuer. Comme mes frères. Comme les Izzets. Comme les Golgaris. Comme tout le monde... » Il baissa la tête, dépité. Il ne pouvait plus la regarder, il ne voulait plus la désiré.

« Efface ton charme, tu ne m’auras pas avec un sort comme celui-ci. Je ne compte pas te faire de mal, alors lève ton sortilège. » Sa voix s’était fait tremblante, fébrile. Lui qui pourtant savait ce qu’on ressentait quand la magie parcourait notre corps, ne s’était pas rendu compte qu’on l’avait charmé. Il était troublé, d’une part parce qu’il n’avait vu aucun mana, d’autre part parce que la nature même de ce genre de sort fait qu’il devrait avoir entièrement perdu le contrôle de son corps.
Quoiqu’en y réfléchissant, s’il se laissait aller, il tremblerait comme une feuille, peut-être même qu’il fondrait en larme. Comment pouvais t-il avoir envie d’autre chose que d’un combat ? Par quelle folie en était-il venu à espéré autre chose qu’une promesse de mort ? Pourquoi l’avait-elle prévenu, pourquoi ces biscuits, pourquoi l’avoir laissé approché, pourquoi l’avoir sauvé si elle désirait sa mort ?

Il caressait convulsivement le pommeau de sa dague, puis pianotait les dents parsemaient sa ceinture. Il déglutit, puis d’un regard perdu et intense, il la dévisagea. Alors, il se sentit pris au piège, comme s’il avait mordu à l’hameçon et qu’elle tirait de toute ses force pour le ramené vers elle. Il avait envi de l’étreindre, encore, il voulait jouer avec ses cheveux, inspiré son odeur jusqu’à s’en imprégné chaque alvéole, peut-être même se laisser mourir dans ses bras, comme si dans cet arbre elle s’était faite Nature et qu’en son sein il s’était juré de reposé pour toujours. Mais l’ancien Gruul s’était décidé à ne pas craquer.
On n’avait qu’une vie. Qu’une chance de devenir une étoile. Il se fichait de ce que voyait des autres, il voulait se prouver à lui-même que des tréfonds de la misère, que des entrailles du monde pouvait naitre une étoile, un soleil, à l’image du monde, et qu’il referait la planète, dans son ensemble, à l’image qu’il avait de sa Nature perdue : Un brasier eternel, un Erebe pur, de flammes rayonnante et puissante, comme si chaque parcelle du monde se devait d’existé sous forme incandescente. L’idée de pouvoir lui-même existé lui fit prendre conscience du contrôle qu’il avait encore sur son corps.
D’un ton ferme et froid, il s’adressa à Elryann
: « Reste donc dans ton arbre, et n’en sort pas avant que cette ville ne sois mise à feu et à sang. Ton pathétique sort me ferait trop mal si je t’incluais dans les dommages collatéraux, et tu ne serais plus là pour le dissipé. »

Puis il tourna le dos, sur ses gardes, juste pour voir si elle le poignarderait ou si elle le laisserait partir sans un mot. Peut-être au fond espérait-il s’être trompé quelque part, ou son esprit tortueux posait-il de nouveaux problème, comme comment réduire ces quartiers en cendres sans mourir, comment faire souffrir l’Izzet qui l’avait forcé à rencontré un personnage aussi attirant et atrocement dominant que sa compagne momentanée. Peut-être… Peut-être qu’il voulait simplement qu’elle le tue, parce que sa haine ne l’amenait à rien. Lorsque le mot haine siffla dans son esprit, il eut une pensée pour Nihil. Cet être aux senteurs de souffre vivait dans le même monde que lui. Etais-ce lui, le maitre qui le guiderais dans les dédalles du chaos ?

_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
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Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 4 Avr 2011 - 21:01

La stupéfaction ôta toute sensation de crainte, de méfiance, et coupa net le flot de souvenirs qui affluait douloureusement dans l'esprit d'Elryann. Que diable avait-il compris ? Un sortilège, un sort ? Mais de quoi, au nom du ciel, de quoi parlait-il donc ? Elle n'était pas magicienne, ne l'avait ni touché ni maudit, de quoi l'accusait-on ? La jeune sans-guilde combattit une violente envie de dégainer immédiatement son cimeterre, envahie d'une implacable onde de fureur. Comment, comment ce cancrelat, après l'avoir embarquée de cette manière dans les pires embrouilles de Ravnica, et lui avoir rappelé de bien mauvais souvenirs, elle qui n'avait aucune complaisance pour elle-même, comment osait-il s'en prendre à elle et surtout, l'abandonner ainsi comme si elle venait de se rendre coupable d'une agression ? S'il y avait, ici, un agresseur, il ne s'agissait pas d'elle. Bon sang, elle n'avait jamais été aussi peu agressive ! Elle avait enlacé cet être indigne de confiance, lui accordant une partie de la sienne, et il avait l'outrecuidance de s'en aller, comme si elle lui avait causé du tort ! Elle n'était pas sa mère, après tout ! Un sort. UN SORT ! Comme ceux d'Ejö lui avait appris, peut-être ? Si elle s'y était amusée, nul doute qu'il serait mort, carbonisé sur-le-champ. Personne n'avait le droit de la mépriser à ce point.
La fureur faisait trembler ses mains, et sa respiration s'était emballée au point d'atteindre le stade du vertige, mais elle n'en avait cure. Son coeur allait se changer en lave. Et ce n'était pas bon pour Yarkol, pas du tout. Avec une aisance dont elle n'aurait jamais été capable dans son état normal, elle se laissa glisser de la branche et, en quelques secondes, se reçut au pied de l'arbre. Elle ne s'aperçut même pas qu'elle se crispait, ses ongles durement enfoncés dans la paume de ses mains, les joues empourprées par la colère.


"Comment oses-tu, arrogant petit adepte de la destruction stérile, faire montre de si peu de cohérence ! Tourner les talons ainsi, et faire mine d'être ma victime alors que j'étais prête à me défendre, as-tu seulement idée du mépris de ton..? Tu es...Alors que je t'ai laissé...Espèce de cloporte incapable d'empathie ! Et puis, quel est ce délire absurde, cet amas d'inventions ? T'avoir jeté un sort ? Je n'ai jamais maîtrisé ce type de magie, et pourquoi diable l'aurais-je voulu ? Je n'avais pas la moindre envie de t'infliger une quelconque souffrance, mais puisque tu sembles y tenir, sois rassuré, je suis certaine que ta haine incompréhensible saura provoquer la mienne. Inutile d'avoir des doutes sur les dommages collatéraux, je te fais confiance à ce sujet, tu sembles particulièrement talentueux dans le domaine de l'anéantissement du vivant. Mais sais-tu seulement, moineau dégénéré, que c'est à la portée de n'importe quel misérable que de casser, de détruire une chose ? Quelle valeur cela a-t-il, de mettre fin aux jours de ce que l'on est incapable de reproduire ? Oh, et puis, au diable les réflexions métaphysiques, de telles assertions sont au-delà de ta perception, puisque tu n'as même pas compris que...Argh, mais comment as-tu osé ? (Elle poussa un rugissement plein de rage) Tu m'as fait peur, pauvre décérébré, et je ne t'ai pas donné l'autorisation de me faire peur ! Soit tu n'as vraiment rien compris, parce les subtilités qui dépassent le cadre de la survie pure et simple te sont inconnues, soit tu t'es servi de moi, et tu joues avec moi depuis notre rencontre. Et si c'est le cas, Yarkol, je suis prête à détourner toute une cargaison d'agrumes pour t'en faire avaler jusqu'à ce tu éclates en répandant tes entrailles de piètre manipulateur sur les pavés du Quartier neutre. Non mais...Ignoble résidu, tu ne peux pas parler de magie et..et... (La voix d'Elryann se brisa un instant, et elle recula pour s'appuyer au tronc massif, ses hurlements devenant de plus en plus violents, avant de se remettre à hurler.) Je ne t'ai pas jeté de sort, je ne t'ai pas fait le moindre mal, et pour l'amour du ciel, je ne veux pas te tuer ! Enfin, je ne voulais pas. Es-tu limité - oui, tu l'es, bien sûr, mais tout de même - au point de ne pas envisager un plus vaste éventail de ressentis ? Je t'ai conduit ici, je t'ai parlé, je t'ai accordé une confiance relative, j'ai voulu te consoler...Toi, tu m'as fait peur et tu t'enfuis avec une lâcheté innommable ! Comment as-tu osé, prétentieux paranoïaque, m'adresser de tels propos ? De quel droit as-tu parlé de magie avant de m'accuser de fourberies irréalistes pour masquer ton propre désir de fuite ? Mais va-t'en donc ! Va-t'en, si mes sortilèges fictifs te terrorisent, et si tu me hais ! Et va-t'en vite, avant que je ne trouve davantage d'insultes."

Durant sa longue diatribe, Elryann n'avait pour ainsi dire pas respiré, et des tâches sombres s'attachaient à sa vision. Le sang pulsait contre ses tempes avec la force des gifles, et ses mains ressemblaient à deux oiseaux affolés. Elle ne parvenait pas à reprendre le contrôle de ses fonctions respiratoires, ni celui de sa crise de nerfs. Sa colère ne s'évanouissait pas, et tout son être était tendu pour ne pas en faire de même. Le monde se délavait et l'arbre contre lequel elle était adossée semblait glisser...Curieux. Pourquoi, déjà ? Ah, oui. Yarkol de se tirer.


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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 5 Avr 2011 - 23:49

Yarkol ne comprit pas grand-chose au discours d’Elryann, d’une part sa voix s’était trop émiettée pour qu’il prenne la peine de suivre, d’autre part parce que son esprit tout entier s’était retourné lorsqu’elle s’indigna et prétendit n’avoir jeté aucun sort. Aucun sort ? Alors, qu’est-ce que c’est que ce phénomène ? Quelle est cette envie, presque aussi forte que ses pulsions meurtrières, plus enivrante que les effluves de sang, plus complexe que ses lubies pyromanes ?
Il se perdit, sans parvenir à trouver une pensée cohérente. Si ce n’était pas un sort, c’était quelque chose qui venait de lui, comme la faim ou l’envie de faire pipi : quelque chose contre lequel on ne peut lutter indéfiniment. Et comme toute les envies, le seul moyen connu du semi Elf pour y faire face, était d’y céder. Seulement, comment céder à ce besoin dont il ne savait rien ? Quelle était la nature exacte de ce…Sentiment ?

L’attitude d’Elryann l’enfonça d’avantage encore dans la confusion, et sans qu’il sache pourquoi tout son corps était soudain devenu chaud et moite, comme lorsqu’on sentait venir la honte ou quelque chose de similaire. Ses joues rougies et son chancèlement lui avait arraché cette sensation désagréable qu’il avait eu d’être de nouveau déçu, pire encore, il savait qu’au contraire c’est lui qui avait déçu, et comble de l’ironie : il s’en voulait.
Alors, une sorte de panique s’empara de lui. On a qu’une vie, et il faut assumer pleinement ses envies, vivre comme on a été créé, se basé sur le solide, l’instinct. Il s’approcha de deux pas, Elryann ne bougea pas. Son odeur maintenant, parvenait à l’Elf, ils étaient si près qu’il l’entendait respirer, ceci dit vu son rythme cardiaque, il aurait pu l’entendre de plus loin s’il n’avait pas été aussi lamentablement déboussolé.

Sans qu’il ne comprit comment, il lui avait sauté dessus avec la grâce d’un félin, et l’avait enlacé le plus tendrement possible, ce qui était tout de même assez ferme étant donner les manières du rejeton Psora. Il faut avouer qu’il n’avait pas l’habitude, et que sa posture était très maladroite. L’étreinte était bien plus ferme que leur précédent contacte, il fut assommé par une bouffé de chaleur, il la lâcha à peine quelques secondes plus tard, et chancela à son tour.


« Je… pardon ! Vraiment, je ne voulais pas … Je suis, j’ai, et puis… Elryann, vous me faites mal, parce que vous êtes triste, arrêtez, arrêtez, j’ai cru que vous vous jouiez de moi, que vous alliez…j’ai crains vos réaction, j’ai cru à un sort, je ne sais pas ce qu’il m’arrive…Ne sortez plus une insulte, vos mots sont tranchant, vos pleurs me déchirent, je suis désoler ! » Sa voix était tremblante, confuse, il bégayait presque.
Lorsqu’il reprit son équilibre, il s’avança vers elle et lui effleura la joue du revers de la main. Il se sentait ridicule, incapable d’exprimer son affection, tant physiquement que verbalement. Puis violemment, il s’écarta, parcourut d’un frisson. Ses yeux perçaient comme au travers de la belle humaine, s’attendant à une baffe, de nouveaux cris, un râle, ou pire…

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 6 Avr 2011 - 17:34

[hrp]Yarkol & Elryann : On fait une pause, le temps que Foenix poste. Parce que pendant vos posts, cinq minutes à peine se sont écoulées pour lui, alors ne répondez pas à mon post. Attendez sa réponse.[/hrp]


Erlyann était sur le point de s'évanouir quand elle aperçut du coin de l'œil une silhouette s'approcher près, très près d'elle. Elle se tourna, et vit entre ses paupières papillonnantes un petit humain ventripotent, vêtu d'un mélange de gris clair et de marron sombre, à la calvitie brillant sous le soleil. Il se tenait à moins d'un mètre d'elle, et pouvait être là depuis longtemps sans qu'elle l'aie vu. Un fouet brun pendait à sa ceinture - ceinture qui retenait son ventre plutôt proéminent. Ses lèvres fines s'ouvrirent, laissant couler une voix fluette et aiguë.

"Et qui êtes-vous ?"
Elryann sembla reprendre un peu de couleur sous l'effet de la peur et de la surprise, et répondit d'un ton acerbe : "C'est une plaisanterie ? Je vous retourne la question, c'est vous l'individu louche, et de surcroît mon nom vous est égal. Vous êtes ici par curiosité ou pour taper ?"

En voyant à son tour Nihil soudainement si proche, Yarkol eut un mouvement de recul, mais se reprit rapidement et, après s'être incliné respectueusement, avança entre les deux, brisant le contact visuel entre les yeux farouches de l'humaine et les pupilles grises du chaote. "Nihil, il est aussi surprenant que plaisant de te revoir. Je supposes que m'as suivi, tu sais donc que nous sommes en mauvaise posture. Si tu as pu nous retrouver, je supposes que l'Izzet ne devrait pas tarder. Je propose qu'on change de position, si quelqu'un a une meilleure idée..."

La main grassouillette de l'obèse se posa sur le torse de Yarkol et l'écarta lentement, avec une force incroyable.
"Je suis tout aussi heureux de te revoir, petit elfe. Je t'ai repéré depuis un moment en effet. Il va falloir que tu m'expliques ce que tu as trafiqué dans le Dôme de pyrotechnologie, mais pour le moment, inutile en effet de rester ici plus longtemps que nécessaire. Je peux vous emmener en lieu sûr. Pas avant de savoir qui est cette jeune personne, en revanche."
Pour toute réponse, Yarkol acquiesça ... et se tourna vers Elryann. Le chaote haussa un sourcil et recula d'un pas, s'éloignant des deux jeunes sans-guildes. Erlyann foudroya Nihil du regard, qui resta impassible. Visiblement dépitée, elle adressa le même regard noir à son compagnon d'infortune, qui ne semble guère plus affecté, surtout préoccupé par leur proche départ. Au bout d'un court instant, l'humaine lâche du bout des lèvres un "Elryann" à contrecœur. Elle rajoute aussitôt après qu'elle doutait sérieusement de la sûreté de la cachette à laquelle pensait Nihil, ne semblant lui accorder que peu de confiance. Le petit humain vêtu de gris pose sa main blanche et grasse sur le manche d'acier de son fouet, et interroge Yarkol. Ce dernier est troublé, et ce d'autant plus qu'il sent une légère chaleur irradier de Nihil - à peine perceptible, mais certaine.
Ce dernier cesse soudain d'hésiter et, tournant le dos à Elryann :
" Suis-nous. S'il voulait te tuer, tu serais morte avant de l'avoir aperçu." Erlyann, profondément éprouvée, hésitait entre laisser éclater un fou rire hystérique ou bien dégainer son cimeterre, mais sembla se décidé pour rester appuyée contre le tronc, se servant de lui comme soutien. Avec un sourire peu convaincant, Yarkol s'approcha d'elle. Son regard est fou, comme si il craignait de déclencher quelque cataclysme.
" Je veux que tu nous suives. S'il te plaît. Tu n'es pas obligée de nous faire confiance, agis simplement par instinct de survie. Si nous sommes trois, les Izzets ont moins de chance de nous briser, de plus Nihil est un puissant allié et donc un atout non négligeable."
Nihil ne bougea pas, observant attentivement. Mais tous trois savaient que le temps étaient contre eux.


Dernière édition par MJ06 le Jeu 21 Juil 2011 - 19:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Ven 8 Avr 2011 - 20:45

La boule de feu arriva rapidement à une minime distance de sa cible. Devenu lui aussi proie de l'Izzet, l'assassin parvint de justesse à éviter le gros melon de flammes, avant que ce dernier n'explose. La cape de l'Orzhov roussit, tandis que sa lèvre accueillit le fil de sang rouge, provoqué par la chute de l'homme contre la pierre de l'habitation. Il leva légèrement la tête, afin d'apercevoir son adversaire. L'Izzet avançait de façon menaçante en sa direction, fendant la foule, tel un amas de limaille de fer qui s'échappe dès l'arrivée du monstrueux aimant de charge opposée. Masque de lune parvint à sentir les pyromanas qui entouraient sa prédatrice. Au nombre de trois, sans doute sur le points à en accueillir un quatrième, ils menaçaient de s'en prendre à l'assassin d'un moment à l'autre. Malgré l'allure décidée de l'Izzet, il gardait son sang-froid. La panique ne daigna même pas de se faire entendre. À présent, plusieurs solutions étaient envisageables. Mais la complexité de leurs algorithmes était trop importante et les variables trop nombreuses pour toutes les simuler dans son esprit dans les prochaines secondes. Un minimum de réflexion trouva néanmoins sa place dans cette infime ligne de temps.

* Une expiration et on en parle plus... *, pensa Foenix.

Son alter-ego rejeta de suite cette option. Contrairement à l'armurier, lui avait entendu parlé des capacités de contre-sortilège dont sont dotés Izzet et Azorius. Bien que son adversaire semble ne pas disposer de l'hydromana, sans doute essentiel à ce genre de sorts, l'assassin préféra ne pas courir de risque. Et puis, l'expiration était une manière bien trop drastique de résoudre le problème. Les complications conséquentes pourraient être dangereuses pour Masque de Lune comme Foenix.
L'Orzhov pensa à attaque sa prédatrice avec l'un de ses manas, le temps de la distraire et de prendre la fuite, mais il avait une petite idée bien plus subtile et pacifiste de se sortir de cette mauvaise posture. Dans son esprit, alors que la vase de nécromana rendait la pièce circulaire lugubre, une fine lumière semblait jaillir de l'obscurité, tel un filet d'espoir dans les situations les plus dramatiques. La petite bougie posée sur la table du marchand brillait de mille feux, donnant à ses masques une allure fort joviale. Pendant ce temps, dans le poing de l'assassin, s'illumina un mana blanc. Il imita l'Izzet dans son mouvement de tout à l'heure, comme s'il désirait lui donner un coup à distance. Sa main brilla intensément. Si des personnes ne l'avaient pas encore aperçu, il ne purent manquer cette occasion. Dans cette modeste tentative, Masque de Lune désirait aveugler sa prédatrice, le temps qu'il puisse s'enfuir. Toujours en tendant le bras en direction de l'Izzet (ou du moins il croyait, étant donné la lumière qui ne manquait pas de lui obstruer un peu la vue à lui aussi), il se dirigea vers l'échelle qu'il emprunta tout à l'heure pour monter. Il redescendit ainsi la ruelle et rejoignit la masse humaine en panique.
Soudain, une pensée désagréable traversa l'esprit de l'Orzhov. Et si l'humaine était équipée d'une paire de lunette ? Il ne fit pas attention à se détail en l'observant. Néanmoins, il ne manquait pas d'être confiant. Si ce n'était pas elle, les pauvres civils ne disposaient point d'un tel équipement pour échapper au rayonnement aveuglant. Dans ce cas, ils bloqueraient l'avancement de l'Izzet, ce qui ne changerait pas de l'objectif de l'assassin.
À présent, il ne désirait qu'échapper à son adversaire, en se plongeant dans cet amas de chair et de panique. Ne manquant pas de matérialiser un cachet Orzhov à sa ceinture. Un excellent allier, que cette béquille de mana.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 9 Avr 2011 - 20:21

[hrp]Un week-end sans post sur cette quête . Désolé pour le retard. Des soucis de logique dans mon scénar, mea culpa. Attendez mon post.[/hrp]
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mar 26 Avr 2011 - 1:14

On attends toujours. <3

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 30 Avr 2011 - 17:41

[hrp]N'attendez plus (que quelques heures) ![/hrp]
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Sam 30 Avr 2011 - 22:20

L’Elf regardait Elryann dans les yeux, le souffle court, les mains moites, il était pourtant bien plus rassuré maintenant. Il tendit la main vers elle, puis ajouta « Viens. Il est temps »
Les yeux de l’humaine, trouble et affolés, reflétait son indécision. Yarkol lui sourit du plus tendrement qu’il put, elle se contenta d’attraper la main qu’il tendait. C’est à son contacte que le jeune pyromane ressentit la fureur qui émanait de tout ce corps, et combien le sacrifice de s’abandonner à deux inconnu était important pour elle. Ses jambes se dérobèrent alors sous elles, comme si tout a coup sans prévenir, elles s’étaient changées en plumes.
Le jeune Elf la rattrapa d’un mouvement agile et précis mais dépourvu de toute grâce et d’attention, un peu à la manière d’un sac. C’est d’ailleurs avec la même sensibilité qu’il l’envoya prestement sur son épaule droite avant de se retourné vers Nihil, ignorant les protestations de la poupée de chiffons qu’il portait. « Elle accepte. Allons-y. »
Un masque sérieux et plein d’assurance paraissait sur l’ancien Gruul. La survie de la meute était l’objectif principale, pas le temps de faire attention aux ‘à coté’ superflue et intempestifs.


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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 1 Mai 2011 - 0:04

* Non, il ne ferait pas...Eh ! Non ! Minable petit lunatique, ignoble raclure, que ? Elle accepte ? Suivre ces deux allumés et me laisser balader sur l'épaule de ce dégénéré gruul ? Nous nageons en plein délire. *

L'énergie d'Elryann, s'appuyant sur ses nerfs fragilisés par l'enchaînement des évènements, connu un pic monumental. Poussant un cri de rage étranglé, elle se mit à tempêter, frappant de ses poings le dos du semi-elfe, agitant furieusement les jambes pour frapper tout ce qui était à portée, et, notant la présence des cheveux de Yarkol non loin de sa mâchoire, les lui mordit férocement en secouant la tête. Non sans vociférer sans interruption.

"Oui, c'est ça, bien sûr ! Et puis quoi, encore, hein ? Oh, vous êtes mignons, tous les deux, comme si j'allais gentiment vous laisser m'embarquer et faire confiance à un odieux taré qui change d'humeur comme de chaussettes, encore que la comparaison est mal choisie vu son allure ! Je vous somme de...Argh, mais, non ! J'aurais dû ajouter du chloroforme à ces biscuits, tu aurais sagement dormi dans l'arbre et cet énergumène n'aurait pas babillé ses questions stupides et..."
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Dim 1 Mai 2011 - 0:17

Yarkol fit la grimace lorsqu’un coup de dents lui arracha quelques cheveux, il ne s’attendait pas à ce genre de désagrément. Tant pis, il n’en avait cure, ils devaient tout les trois quitter cet endroit avant que l’affaire ne se complique. Il dévisageait Nihil, ignorant Elryann le plus naturellement du monde « Je t’attends. Où allons-nous ? » Un sourire en coin pointait à ses lèvres. Manipulé l’humaine de la sorte le faisait rire, même si la situation ne s’y prêtait absolument pas. Il espérait qu’elle ne les ferait pas repéré, auquel cas il devrait faire usage du poison anesthésiant qui suintait de sa dague. L’idée d’avoir a pointé une arme en direction de la belle le révulsait, il avait pourtant, quelques heures plus tôt admis cette hypothèse comme une bonne solution…. A croire que les gens changent.

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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Lun 2 Mai 2011 - 20:40

[hrp]Yarkol et Elryann :[/hrp]

Le petit obèse dévisagea un bref instant l'humaine que Yarkol peinait à porter : en effet, malgré la constitution plutôt robuste de ce dernier et la petite taille d'Elryann, il semblait épuisé.

"Je la prends."
Il coupa court aux protestations de l'humaine d'une manchette et, la soulevant d'une main, la porta en travers de son épaule sans que cela semble lui coûter le moindre effort.

"Allons dans les terres désolées, au Nord. Il semblerait qu'il soit temps pour nous de nous faire oublier."

Prenant la tête, il se mit en route, suivi de Yarkol.


[hrp]Foenix :[/hrp]

L'ensemble de la populace eut un violent mouvement de recul lors du flash lumineux provoqué par Masque de Lune, l'Izzet y compris. Cette dernière fit un geste rapide de la main, des traînées bleutées lacérant l'air derrière ses doigts ...
L'Orzhov était à présent dans une des ruelles latérales du marché, totalement incognito - ou du moins, lui semblait-il. Le sceau qui pulsait à sa ceinture lui donnait de nouveau une confiance ferme et une détermination à toute épreuve. Le rythme de ses pas était accordé à celui des palpitations du sceau blanc et noir.
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Elryann
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 12:50

Quand le paysage d'Elryann fut débarrassée des tâches noires qui brouillaient son acuité visuelle, et que le bourdonnement se fut quelque peu dissipé, elle s'aperçu que le monceau graisseux, qui venait de perpétrer sur sa personne un enlèvement en bonne et due forme, s'était mis en mouvement et se dirigeait rapidement vers une destination inconnue d'elle. Autant dire qu'Elryann n'aimait pas être ballottée aussi cavalièrement, surtout par un rondouillard court sur pattes qui osait se passer de son assentiment.

" Eh bien ça faisait mal, espèce d'horreur libidineuse. Vos pas sont irréguliers, saviez-vous qu'une de vos jambes est plus courtaude que l'autre ? Non, sérieusement, cela donne à votre démarche une allure vaguement simiesque, je comprends pourquoi vous connaissez ce cancrelat qui vous suit avec la servilité d'un valet. Et qui êtes-vous, exactement ? Celui qui l'a poussé d'une des branches, déjà basse, de l'évolution, à laquelle il se raccrochait péniblement après en avoir loupé plusieurs dizaines ? Remarquez, il semblait presque aimable face à vos manières outrageuses. Figurez-vous, brute épaisse au crâne dégarni - qui d'ailleurs cause au mien une vive douleur - que votre ravissant petit serf a déboulé devant moi, poursuivi par une mégère et une créature verte et fripée, gobelin, vous l'aurez deviné. Bêtement saisie par un élan d'attendrissement, le genre de chose qu'une subtilité telle que la vôtre ne saura jamais concevoir, j'ai voulu détourner le danger, et j'aurais même réussi, s'il n'avait pas voulu m'offrir un fruit, le fourbe. Et vous le savez, hein, euh...Nihil, c'est comme ça qu'il vous a appelé ? Oui, je comprends votre frustration, son nom à lui reflète au moins sa redoutable trivialité, alors que le vôtre...Oui, oui, je sais, vous n'avez rien choisi. Je tente de vous imaginer en nourrisson vagissant, et j'éprouve une intense envie de recracher mes biscuits. Vous le saviez, donc, disais-je, on sait bien qu'il n'y a rien de plus compromettant que d'offrir un fruit à une jeune fille, ça veut tout dire ! La preuve, quelques secondes après, je lui sauvais à nouveau la peau tandis qu'il venait de mettre la mienne dans une situation pire que précaire. Eh oui, j'étais naïvement persuadée qu'il allait m'aider. Ne le dites pas, je vous l'épargne : je suis d'une candeur qui confine à la sottise la plus aiguë. Je l'ai donc traîné en sûreté, là où vous nous avez retrouvé. Vous pourriez me dire comment, au passage. Oh, je vois, vous n'avez pas envie de causer. Non, c'est vrai, il y a de quoi être perturbé, si on ne peut plus embarquer une femme sur son épaule sans qu'elle se mette à déblatérer indéfiniment ! Où va Ravnica, je vous le demande. Je vois tout de suite le sinistre énergumène qui trotte derrière vous rétorquer, sur un ton théâtral "Dans les tréfonds.". Ah oui, donc, votre laquais, au moment où je commençais à le trouver d'une compagnie agréable, a eu la fantaisie de m'accuser de sorcellerie. Pardonnez-moi, je n'ai pas les mêmes nerfs que vous, et lorsqu'on touche au registre affectif, il m'arrive de....Comment vous le représenter ? Imaginez vous 30 ans en arrière...Non, peut-être 40 à la réflexion. Vous vous apprêtez à mordre avec délices dans votre goûter, et celui-ci se met à beugler en vous traitant de tous les noms, il y a de quoi ressentir une vive amertume. En fait, l'exemple est mal choisi. Non, je ne saurais expliqué ce qui m'a pris, toujours est-il que la fureur m'a fait perdre le contrôle de certaines fonctions vitales, comme le système respiratoire. L'ennui...eh bien, ça se divine en deux sujets de contrariété. Dont le second découle du premier, soit dit en passant. Premièrement, ce genre de crises me laisse dans un état de confusion, qui, s'il est amusant en d'autres circonstances, peut se révéler handicapant dans un autre contexte. Ce qui me conduit au second point : je n'ai même pas l'énergie de vous passer un savon digne de ce nom ! Navrant, non ? Oui, vous avez bien l'expression d'un type navré. Eh, si ça se trouve...vous pouvez communiquer ! Non, m'étonnerait, sinon vous n'auriez pas besoin de cette petite ombre qui n'a pas l'air d'adorer les qualificatifs par lesquels je le désigne. Si je puis me permettre, vous deviez être réellement désespéré, si vous espériez un porte-parole, vous vous êtes lamentablement fourvoyé : il n'est pas plus doué qu'un Gruul pour...Ah, oui, mince. Bon, pas plus doué qu'une poignée de porte pour communiquer intelligiblement. Je continue mon histoire ? Trop aimable. Là, soudain, débarque un chauve à la corpulence alarmante, qui semble avoir un certain ascendant sur mon hystérique compagnon. Deux minutes plus tard, ledit compagnon m'attrape sans ma permission en trois exemplaires, profitant lâchement du trouble musculaire qui m'affecte, et vous prenez le relais comme si j'étais une brebis. Non, trop mélioratif. Comme...Un sac de farine. Un fagot de bois, un ballot de fourrure, un tonneau de vin, un paquet de cordes, une brassée de foin, un...Je vous sens nerveux, je vais m'arrêter ici, encore que...Si. Et l'apothéose : nous marchons - enfin, vous marchez ! Vers une destination mystérieuse, paraît en plus que c'est pour mon bien ! Ravie de l'apprendre, mais je n'ai plus de tuteurs depuis un moment et je ne suis pas certaine que mon bien soit le même que le vôtre. Je l'aimais bien, votre domestique attitré, mais j'aurais été réellement sensible à des efforts de sa part pour m'expliquer ce que diable il se passe. Cet infâme ingrat ! En fait, je me demande s'il est déplacé d'évoquer la sensibilité alors que je suis perchée, pas trop loin du sol, me direz-vous, sur l'épaule d'un bonhomme qui en est tristement dépourvu. Non mais vraiment. Ah. J'ai soif, et c'est encore de votre faute. Je m'en fiche, de toute manière, lorsque vous vous lasserez, d'une manière ou d'une autre, je n'aurai plus soif. Puis-je vous poser une question indiscrète ? Avez-vous du succès avec ce genre de parades de séduction ? Non, parce que vos maîtresses involontaires doivent avoir sacrément mal aux flancs, vous avez beau avoir un coussin de chair conséquent qui l'amortit, les angles de votre épaule sont inconfortables. C'est marrant, quelque chose m'interpelle. J'ai l'impression, sans doute infondée, de m'être lancée dans un monologue avec une huître. Deux huîtres, même. Mais le deuxième ne compte pas, il me prend pour une sorcière malfaisante. Aha, effectivement, j'ai l'air particulièrement manipulatrice dans cette posture, et Yarkol de conserver une distance respectueuse et emplie de crainte. Tiens, je repense à Foenix, encore un qui sera persuadé que je suis complice des évènements les plus désagréables. Ils s'entendraient bien, ces deux créatures persuadées de détenir l'ensemble de Ravnica au creux de leur paume, moi compris. C'est c'la, oui. Jamais. On me tient sur une épaule, d'accord, mais pas dans une main, n'exagérons rien. Mais je rêve, vous rendez-vous seulement compte de votre impolitesse, tous les deux ? C'est la dernière fois que je me laisse submerger par la sympathie au point d'aider un ex-Gruul semi-elfe et lunatique. Vous avez ma parole, la prochaine fois que j'en croise un, je change de trottoir. Ou je le scalpe avant qu'il ne puisse me traiter de la même manière. Quand je pense que..! Que j'ai partagé mes biscuits avec toi ! Je te sauve, tu m'entraînes dans une histoire certes amusante mais dangereuse, je te re-sauve, te nourris, tu me traites de vile magicienne et t'arranges avec cet...cet ? Pour me traîner ailleurs sans me dire quoi que ce soit. Non, ce n'est pas que je n'adore pas, hein. Mais...Je me sens comme...Hm...euh...flouée et abusée par un cafard. Et dis à ton opulent petit maître de cheminer plus souplement, j'ai déjà du mal à respirer. "

Sur ces paroles, Elryann sentit sa tête recommencer à tourner, et elle prit une profonde inspiration avant de poursuivre.

[HRP] Cher petit MJ, tu n'as pas précisé qu'Elryann était définitivement assommée, du moins pour combien de temps. J'ai donc pris la liberté de considérer qu'elle n'était qu'étourdie, et de la faire râler. C'est de bonne guerre <3 [/HRP]
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Yarkol
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 13:33

L’Elf écoutait les jérémiades d’Elryann d’une oreille distraite. Son corps était tout flasque, et il se félicitait de ne pas avoir demandé à Nihil de garder la belle sur ses épaules, parce qu’après avoir titubé sur une vingtaine de mètres, il se serait lamentablement effondré. Il palpa son cou à la recherche d’une quelconque marque, qui aurait attesté de sa théorie sur l’empoisonnement, mais n’en trouva aucune. Visiblement, on ne lui avait pas non plus tiré dessus avec une fléchette hallucinogène. Fichtre, que ce passait-il donc ? Son cœur battait bien trop vite, pourtant il ne portait plus rien de lourd et n’avait pas fait d’effort supérieur de la normal. La fatigue n’y était pour rien, il avait l’habitude des insomnies et ne craignait plus rien du sommeil. Cette étrange sensation venais peut-être de lui, après tout… Il est possible qu’il soit tombé malade. Mais quelle étrange maladie pourrait faire accélérer le cœur, rendre les mains moites et tendre à l’euphorie ? Etrangement, il se sentait bien. Un léger mal à la tête, parce que l’humaine parlait trop, c’est tout. Vraiment étrange, ces symptômes.

Lorsqu’elle s’arrêta quelques instant pour respiré, Yarkol se demanda s’il ne devait pas la bâillonné, histoire d’être tranquille le restant du voyage. Avec de la chance, il avait surement sur lui de quoi la faire taire…Mais il tenta autre chose, et ouvrit la bouche à son tour, parce qu’au point où on en était, mieux valait mettre les choses au clair.

« Taisez-vous, vous parlez sans rien dire, comme les marchands de la Vieille ville. Je ne vous ai pas obligé de me suivre, vous avez proposé votre aide de vous-même, assumez donc vos actes. Merci pour les biscuits, au passage. Nous allons dans le Nord, c’est tout ce que vous avez à savoir pour l’instant. Oh, et à la réflexion, sous sa véritable forme, Nihil pourrais vous tenir dans le creux de sa main, ou entre ses mâchoires, allez savoir. Restez silencieuse, avant qu’on ne décide de vous ballonné. Nous vous reposerons quand vous serez en état de marcher.»

_________________
« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Drôles de circonstances.   Mer 4 Mai 2011 - 14:34

Elryann gratifia Yarkol de son regard le plus sarcastique, et même, extrême courtoisie, d'un sourire apitoyé. Elle allait jusqu'à prendre la peine de s'ébouriffer les cheveux, mais son bras retomba avant t'atteindre sa cible. Irritée par sa déficience passagère, elle adopta un de ses tons préférés, désinvolte et atrocement insolent.

" Je parle pour ne rien dire, alors j'ai la capacité de m'exprimer mais pas les idées qui devraient en être à l'origine ? Je comprends ton admiration, moineau, tu n'as ni l'un, ni l'autre. J'assume parfaitement mes choix, merci bien, mes regrets m'appartiennent, cela dit je me permets de te faire part de mon extrême surprise concernant ta réaction face à ceux-ci. En général, c'est le traitement qu'on réserve aux personnes qui nous ont été désagréables. Tu sais, petit, il y a des choses qui sont la propriété intrinsèque de certains : par exemple, je ne saurais t'enseigner la notion de respect ou d'honneur. Eh bien toi, tu ne saurais m'inculquer celle de silence, en particulier si j'ai des reproches à faire. Et quelle est cette histoire de véritable forme ? Tu veux dire qu'il peut être pire que ça ? Pire qu'un semi-elfe à moitié sauvage grimpant au tronc d'un arbre qui ne lui a jamais rien fait ? Toi, un jour, je te suspendrai par les pieds aux branches de cet arbre. "
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