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 Prose de Revan sur les neutres

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Jade Lyvaenya
Orzhov déchue
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MessageSujet: Prose de Revan sur les neutres   Dim 21 Nov 2010 - 19:10

Kyrma, place forte neutre.

Kyrma la sanglante, le prix du sang versé
Kyrma la battante, son bouclier doré
Kyrma l’éclatante, ses étendards sacrés
Kyrma la bouillante, son poing toujours dressé !
-Inscription gravée dans le Hall de la place forte de Kyrma.


Alors que s’efface les façades albâtre des bâtiments, vous parvenez dans la place centrale de Kyrma. Malgré la foule de badauds qui vous entoure, la vue est bien dégagée et aussitôt, vous êtes frappés par la majesté des lieux.

Est-ce une montagne ? Une ville ? Non. L’antique Forteresse de Kyrma se dresse, ses parois, effrayantes de verticalité, sont dans les tons sables, couleurs douces qui contraste avec le caractère très martiale mis en avant pour cette place fortifié.

Les murailles de la première enceinte vous bloquent bientôt le passage. Hautes de presque trente mètres, elles font presque figure de naines à cotés de l’immense Donjon qui s’élance avec orgueil à l’assaut des cieux, structure démentielle à l’aune des légendaires Titans de Ravnica.

Sur le pont levis de l’entrée principale, située sud, d’impressions ogres en armures de plaques montent une garde vigilante, n’hésitant pas à brutaliser les importuns et les mendiants. Le doute vous étreint bientôt. Dévoiler votre statut de membre de guilde en l’affichant comme la marque des élus ? Vous décidez finalement que la discrétion, accompagnée d’une poignée de piécettes pour le chef de la garde, vous sied mieux.

Une dizaine de minute plus tard, au terme d’une ascension sur les escaliers raides, vous parvenez aux sommets de la première enceinte. Le sol flamboyant miroite contre les murs dorés. Oriflammes et étendards flottent dans la brise légère de l’après-midi, clamant bien loin le nom de Kyrma.

Depuis votre position privilégié, vous pouvez aisément surveiller le marché-libre installé à quelque rues de là. Kyrma domine l’ensemble du Quartier neutre, éperon rocheux veillant sur le plateau rocheux où se sont développées d’innombrables et labyrinthiques allées. Vous remarquer une vingtaine de guetteurs disposés d’un bout à l’autre des murailles, qui forment probablement un anneau vue du ciel. En ajoutant aux gardes de la Citadelle les nombreux patrouilleurs Haazdans qui circulent dans les ruelles et avenues ensoleillés, vous comprenez que la sécurité de ce quartier est parfaitement assurée, gage de son indépendance.

Vous redescendez prudemment jusqu'à la court intérieur, par ailleurs pas animés hormis en dehors des écuries et du fauconnier. Nulle plateforme pour les patrouilles de griffons ne semble avoir été aménagée ici, mais la court est si vaste qu’un message urgent pourrait aisément parvenir à Kyrma, même en cas de siège.

Vous songez à nouveau à la raison de votre présence en ces lieux peu familiers, et déambuler une bonne demi-heure dans le donjon de la Forteresse avant de trouvé la salle de réception.

A l’intérieur, peu de serviteurs mais davantage de gardes que ce que vous aviez imaginé. A l’évidence, les dirigeants, officiels comme officieux, du Quartier libre sont plus riches que le prétendent les rumeurs. L’ensemble est un mélange disparate et contrasté de niveaux vide ou abandonné et de salons luxueux, où des tapisseries couvrent sols et parquai. L’ensemble est bien meublés et plutôt riche, sans sombrer dans une débauche de luxe dont sont familier certains Orzhovs…

L’intendant vous fait savoir que le seigneur Hosymirus est actuellement en déplacement, et vous décidez d’attendre son retour pour traiter l’affaire qui vous amène. Dans la pièce principale, vaste et haute de plafond, une table de bois peint, de forme circulaire, où siègent les différentes parties durant les discussions. Vous passez le temps devant une large baie vitrée donnant sur l’unique balcon de Kyrma, où l’on peut contempler la ville s’étendant jusqu'à l’horizon…



Bâtisseur de Rébellions.

L’assemblée était déjà assise lorsque j’arrivai enfin dans ce bâtiment étrange. D’après mes propres recherches, nous avions rendez-vous dans un ancien musée, mais j’eu du mal à le croire lorsque je vins prendre place au troisième rang des spectateurs. L’endroit était assez sombre et bien plus petit que tout ce que j’avais espéré pour ce nouveau rassemblement. Certes notre groupe naissant était trop modeste pour se payer une place à l’Opéra, mais n’était-il pas intolérable de tenir réunion dans ce nid à poussière ?

La lumière de l’aube tombait depuis de multiples fenêtres latérales, soulignait ça et là les détails du bois sombre des bancs impeccablement alignés. Il faisait à peine jour, et, avec la clarté naissante, entrait également le froid. J’avais beau entre serré dans cette tunique noire, je ne retirais pas ma capuche. Nombre de curieux avaient eu la sage idée de m’imiter. Ou peut-être tenaient-ils simplement à rester anonymes.

L’ensemble de cette salle toute en longueur dégageait une impression d’inconfort, de sévérité qui me surpris. Tout était si sombre, si épuré. Je n’ai pu voir le long des murs aucun symbole, aucun ornement superflu. Je commençais à me dire que cet endroit n’avait rien de chaleureux, lorsque que Varymus fit enfin son apparition.

Je ne l’avais même pas vu arriver. Quoique, à bien y repenser, il devait sans doute être passé par une porte dérobé. Cela lui ressemblait bien. Même en le côtoyant depuis presque trois ans, il parvenait toujours à me surprendre.

Il vint se positionner sur un genre d’estrade, face à la foule. Combien étions-nous, une vingtaine ? Guère plus de trente, en tout cas. Rien qui ne pouvait être un problème pour lui. Je l’avais déjà vu tenir têtes à des ordruuns de la Légion, alors ce n’était pas une poignée de silhouettes encapuchonnées et tremblantes qui allaient l’impressionner.

Je remarquai bien vite que Varymus Hosymirus nous tirait sa tête des mauvais jours. Lorsque ce mage de premier plan grimaçait cette espèce de sourire agacé, mieux valait prendre ses jambes à son coup.

Et ça n’a pas manqué. Comme les plupart de mes voisins étaient encore somnolents, Vasymus était d’humeur de les réveiller en leurs posant la pire question qui soit. A savoir la plus approprié.

‘Pourquoi’ nous jeta t-il, un son peu agréable, entre le grognement d’un ours et le sifflement d’un serpent. ‘Pourquoi êtes-vous là ?’ questionna t-il, lorsqu’il eu finalement décidé d’émettre un son intelligible.

Un gros type, du genre pilier du bar par encore remis de sa nuit, pris la parole.

‘Vous n’allez pas nous faire un discours ?’

Apparemment, il avait pris la méchante humeur de Vasymus pour argent comptant. Mal lui en pris, car notre orateur lui répliqua avec un ton à l’extrême limite du mépris affiché.

‘Ce n’est pas la bonne question’ Il eut un vague geste du bras, comme pour signifier à ce type de se rendormir, puis se retourna vers l’assemblé.

‘Nous sommes ici pour parler du futur’ lança la voix perçante d’un veldalken, la peau bleutée de son visage dissimulé sous une capuche de tissu blanc.

‘C’est la bonne réponse’ approuva Vasymus, qui paraissait s’être détendu. Mais juste un peu. Comme un fauve paraît se détendre avant de bondir sur sa proie. ‘Et quoi d’autre ?’ insista t-il patiemment.

Je décidai d’intervenir : ‘Les guildes’ fis-je, un peu plus fort que je ne l’eusse voulu. ‘Nous devons parler des guildes’ Je m’efforçai de parler calmement, en autant à ma voie toute trace de la colère qu’elle charriait habituellement lorsqu’on me lançait sur ce sujet douloureux.

Vasymus me regarda une fraction de seconde, et pendant quelque instant, une ombre de sourire étira sa peau marqué par l’âge et les épreuves.

Il reprit le fil de son discours, ou plutôt lança à l’assemblée une autre question :

‘Et que font les guildes ?’ Le ton était parfaitement neutre, semblable à celui d’un professeur qui laisse chercher plutôt que de donner, d’imposer une réponse.

‘Elles garantissent le Pacte.’ Intervint une jeune fille que j’avais déjà vu, une dénommé Elsa, il me semble. ‘Le Pacte des guildes est tout ce contre quoi nous luttons’ affirma t-elle.

‘Ridicule’ Cette fois, la remarque venait d’un type resté vers le fond de la salle. La moitié des spectateurs se tournèrent vers lui, moi compris, mais personne ne commenta. Le type avait une tête de contestataire, ou pire, d’indic. Je lui lançai un regard noir, mais je doute qu’il me vit.

‘Le Pacte existe pour maintenir la cohésion, l’équilibre de toute notre société’ Il crânait en plus, je le voyais dans son regard. Le genre du type qui pensait que la liberté d’expression n’avait de sens qui si elle défendait ses opinions. ‘Les guildes sont garante de la paix’

Nul ne pipa mot, probablement parce que ceux de notre groupe savait quand se taire. Le troublion avait marqué un point mais je vis que Vasymus avait aussi ses opinions à défendre. D’ailleurs son visage s’était tordu sous l’effet de la colère.

‘La paix ???’ articula t-il, minant l’atterement le plus profond. IL baissa le visage jusqu'à rentrer son menton en pointe contre sa chemise de cuir sombre. Je savais qu’il méditait à présent une réplique dévastatrice.

En lieu et place de quoi, il éclata de rire.

‘La paix’ répéta t-il, comme s’il goûtait toute les sonorités du mot. ‘J’aurais pu m’attendre à ce que vous parliez de la sécurité, ou d’un circuit économique fiable mais…’ il rit encore un peu, sèchement, méchamment. Il maitrisait parfaitement toute une gamme d’effet oratoire pour retourner l’assistance contre telle ou telle idée. C’était, je crois, sa grande force.

‘Avec déjà vu Solcastel ?’ demanda t-il, pas seulement à son interlocuteur, mais en prenant tout le monde à témoin. ‘Prahv ? Un ligue-poste ? Ais-je besoin d’un autre exemple ?’

‘Soyer plus clair’ lui conseilla à nouveau le veldalken en tunique blanche. Il se tenait un rang derrière moi, les bras croisés. Ses deux paires de bras. Je frémis…

‘Les centres de pouvoirs’ dit Varymus Hosymirus. ‘Les lieux où se décide l’avenir de cette cité. Ce sont des forteresses, des cathédrales de pierres bardés de tours de garde. Le pouvoir des guildes est illégitime car il ne repose que sur la force. Il n’a rien de juste où de démocratique. Si vous voulez voir un exemple d’organisation librement géré, considérez donc le fonctionnement des groupes Haazdans, ils…’

L’autre ne le laissa pas finir : ‘Les Haazdans sont financés par la Légion’ renifla t-il. ‘Ils n’ont rien de libre ou d’indépendants.’

‘La Légion de Boros ne pourvoit qu’a un tiers de leurs dépenses’ contra Varymus, toujours très calme et connaissant parfaitement son sujet. ‘Ils pourraient devenir une organisation indépendante des guildes s’ils étaient financés par un impôt spécial…’

‘Vous comptez taxer les citoyens pour financer leur sécurité ?’ L’inconnu ne se laissait pas démonter. Il avait tourné la proposition de Varymus de façon à ce qu’elle en devienne presque choquante. Celui-ci avait heureusement un contre argument.

‘Cela ne serait en rien un poids pour les citoyens, monsieur, si la disparition des guildes entraine une nécessaire réforme du système économique. Considérez le système actuel, il nous étrangle !’ jeta t-il comme une menace à l’adresse des spectateurs. ‘Imaginez seulement : un système d’impôt à l’entrée et à la sortie de tout territoire revendiquez par une guilde ! Une absurdité économique, un affront fait au bon sens ! Dans les provinces extérieures, où l’influence des guildes décline à mesure de l’éloignement géographiques, de telles aberrations n’ont pas court. C’est une sérieuse entrave où commerce qui pénalisent chaque jour des millions de citoyens ! Les plus pauvres ne peuvent même pas quitter leurs quartiers par les voies légales. Ce système est tout simplement inacceptable, il n’est que le reflet de la volonté affiché des guildes de nous volés nos droits, à commencer par la libre-circulation des biens et des personnes.’

Cette-fois, la tirade avait porté. Varymus avait martelé chacune de ses phrases de façon à faire passer ses idées, et visiblement, ça avait marché. L’assemblée l’écoutait à présent attentivement. J’en étais certain, il était parvenu à touché quelque chose chez ses gens.

Pendant les deux heures qui suivirent, Varymus parvint à exposer l’essentiel de ses idées, malgré les contestations occasionnelles auxquelles il répondait toujours, en parvenant le plus souvent à rallier à son point de vue son interlocuteur. Il nous parla des injustices flagrantes auxquelles se livraient les guildes : le totalitarisme des Selesnyens qui cherchaient à imposer leurs croyances au détriment des autres, les conditions de vies misérables des ‘employés’ orzhovs qui œuvraient des les usines Izzet, le passéisme du gouvernement Azorius ou encore la menace latente que faisait courir l’existence d’organisations criminelles comme les Rakdos pour l’ensemble de la société Ravnicaine.

Il nous parla enfin d’idées originales, de formes de pouvoirs ou d’organisations qui avaient su se passer des guildes, comme le Journal De Ravnica, qui informait librement chaque jour des millions d’habitants, où encore de groupes informels qui fonctionnaient parfaitement, tels les Marchesailles ou les Guidevoies.

Au final, une voix anonyme lança la question la plus importante.

‘Pensez-vous que nous réussirons ?’

Je vis alors Varymus Hosymirus pencher légèrement la tête en arrière, ses yeux gris acier semblant réfléchir profondément à cette question. Puis il dit :

‘Un jour viendra’ et je puis détecter dans sa voie quelque chose qui ressemblait à de la foi, idée absurde au demeurant, puisqu’il avait toujours prôné un détachement complet de toute forme de pensée religieuse. ‘Un jour viendra où nous verrons la Ravnica dont je vous suis parlé : une cité libre et heureuse, délivrée du despotisme des guildes qui la ronge petit à petit. Il nous faudra des années d’efforts pour y parvenir, mais viendra un jour, mes amis, où les bannières de la liberté claqueront dans le vent. Un jour viendra où Kyrma ne sera plus l’exception mais un trésor offert à tous ! Un jour viendra où nous serons libre !!’

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