Magic The Gathering-Jdr

Jeu de rôles inspiré du jeu de cartes
 
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 Quand y en a plus… [Terminé]

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Asmodée Baxu
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MessageSujet: Quand y en a plus… [Terminé]   Jeu 16 Sep 2010 - 18:13

Asmodée déboucha brusquement de l'ouverture dans la roche, grande silhouette brune et rouge sortant des ténèbres. Il fit quelques pas, puis se retourna pour attendre l'arrivée du reste du petit cortège. Le brunécaille surgit de l'obscurité tranquillement, sans sembler se soucier de passer de la noirceur totale des tunnels à l'intense phosphorescence des lichens de la grotte. Seul signe de transition, les pupilles ophidiennes du saurien s'étrécirent un peu. Sur le dos écailleux, Yarkol ne semblait pas en mener large. Eléanore avait dû soigner ses blessures à deux nouvelles reprises tant elle s'était laissée prendre au jeu des provocations du jeune elfe. Eléanore apparut à son tour, suivant de près sa proie, ses manas parfaitement canalisés toujours flottant à sa suite.

A présent, ils étaient presque assez éloigné de toute trace de civilisation. Encore quelques salles rocheuses, et personne ne retrouverait jamais Yarkol si les deux Golgaris ne l'avaient pas décidé ainsi. Détournant son regard de quelques cristaux de malachite qui reflétaient très joliment la lueur des lichens, Asmodée leva soudain le poing, donnant l'ordre de s'arrêter à son familier et sa coéquipière de mission. Mission qui dérapait de plus en plus. Et les éclats de voix provenant de la grotte adjacente laissait présager que c'était loin d'être fini...

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Les vivant meurent, les morts vivent, les vivants s'occupent des morts, les morts nourrissent les vivants, la loi de la nature...
"Quoi de plus naturel que des racines se nourrissant de cadavres ? [...] La beauté de la nature à l'état pur se retrouve dans le Cercle : une continuation parfaite, aucune interruption entre la mort et la vie." Matka Savra
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Asmodée Baxu
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Jeu 16 Sep 2010 - 23:11

Asmodée envoya Sohgar partir en reconnaissance. Le corvidé partit en boîtant sur son pseudopode, plutôt que d'essayer de voler, le vol puissant mais lourd du non-mort n'étant pas des plus discrets. Puis, sans prévenir, il se précipita vers Yarkol qui semblait avoir eu l'idée fugitive mais encore informulée de tenter quelque chose, et le baîllonna à l'aide d'une lanière de cuir que l'assassin sortit d'un tube de fer, astucieusement placé de manière à la tenir prête à l'usage sans le gêner dans ses mouvements. La bande brune étant originellement conçue pour les strangulations, il dut serrer fermement. Puis il vérifia ses noeuds, resserrant ceux des poignets, avant de se laisser glisser à bas du brunécaille qui n'avait pas bronché depuis que le grand devkarin lui avait intimé l'ordre de rester tranquille.

L'assassin fit comprendre par signes à la magicienne qu'une bande de squatteurs Gruuls, probablement de simples mendiants d'après leurs oripeaux, semblait avoir élu domicile dans la caverne suivante. Des quantités relativement importante de champignons provenant des putré-fermes y étaient amassées. Sohgar avait compté une demie-douzaine d'humains faiblement armés, mais il y avait peut-être plus de voleurs de nourriture. Il fallait prendre une décision. Il intima l'ordre à Sohgar de revenir, puis, après avoir reçu confirmation de son familier, il attendit de voir la réaction d'Eléanore. Il brûlait d'envie d'aller abattre les pouilleux sans pitié, mais malgré son courroux devant les voleurs, leur mission passait avant tout le reste, surtout d'après les dires de l'humaine quand à l'importance de la relique.

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Yarkol
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Ven 17 Sep 2010 - 21:33

Son cœur venait-il de repartir, ou de s’arrêter à nouveaux ? Un râle assez faible pour être inaudible sortit. Sa respiration douloureuse et faible le faisait halluciné, il planait quelques secondes, puis la douleur le faisait redescendre, le froid d’abord, puis une brulure intense. La réalité se mêlait a son délire, les parois prenaient diverse forme terrifiantes, les pierres le regardaient… Les lichens brillaient, de faibles lueurs tournantes, dansantes, et ils les entendaient parler. Oui, les lichens chuchotaient, et leur petites voix raisonnaient dans la tête de Yarkol un peu comme sa respiration…Alors, il respirait, donc son cœur était repartit. Et la douleur lui arrachait une nouvelle grimace, mais maintenant il s’en fichait, parce que les lichens seraient témoins de son agonie. Ici il n’était plus seul, non, les lichens l’aideraient. Bien sur, c’était évident. Sinon, pourquoi seraient t’ils tous la, avec leurs petits chuchotements?
Aucun ne venait attaquer la sorcière pourtant, et quand l’elf leva le poing, le saurien s’arrêta. Ainsi, les lichens arrêtèrent de danser, mais ils ne se turent pas pour autant, et maintenant ils avaient quelques chose d’inquiétant. Yarkol, le visage déformé par la peur, émit un couinement ridicule. Les lichens étaient là pour le regarder mourir ! Aucun d’en eux ne viendrais le sauver, non, ils resteraient là, sur leur petite paroi humide, à se rincé l’œil pendant que les deux malades le massacreraient. Ah, les sales lichens…
Mais les pierres, elles étaient comme des lames, oh ça oui, des lames prêtes à plongé sur Yarkol quand il baisserait sa garde ! Le rire vil des lichens se reflétait sur la malachite, ooooooh, bientôt ils se tairont, quand Yarkol se mettra à…Il cherchait sa respiration… de nouveau il avait froid…
Non, sa vision redevint net, le froid n’était que son retour dans son corps…Il reprit presque ses esprit, quand le Golgari vint lui resserrer ses liens et installa une nouvelle lanière pour le maintenir attacher encore plus fermement.
Yarkol se rendit compte que les chuchotements de son délire provenaient de voix reconnaissable, de voix Gruul. Après tout, peut être avait-il encore une chance ? Lorsqu’il vit le Golgari faire des signes a la magicienne, il comprit que non.

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« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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Jade Lyvaenya
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Lun 4 Oct 2010 - 21:42

Ce qui se passait par la suite aurait été apte à choquer le plus courageux des hommes. Et à détruire le plus valeureux des chevaliers. Rare avait été la violence de ce qu'Eléanore avait pu infliger au Gruul. Mais elle n'en soutirait visiblement aucun plaisir. Plutôt du dégoût.

Lorsqu'Asmodée lui avait demander d'aller tuer les hommes, la femme souria, et se contenta de fermer les yeux. Elle traça son fameux cercle d'une main dans les airs, et pas moins de six manas se matérialisèrent avant de disparaître presque aussitôt. Elle rouvrit les yeux, elle semblait un peu fatigué, et vacilla légèrement, mais elle se reprit vite. Son monde se mit à tourner devant ses yeux, mais elle prit quelques bouffées d'oxygène, et il n'y parut plus. Elle fit alors comprendre au Golgari que l'affaire était réglée. Quelques instants après, plusieurs cris parvinrent de l'endroit où se situaient les gruuls. Des bruits d'armes, de combats, des cris. S'ensuivit une odeur de sang qui se répandit comme une traînée de poudre à travers la grotte. Cela réveilla les instincts primaires d'Asmodée et de Yarkol. Puis plus rien. Seul restait la femme, et les deux hommes sur les nerfs. Et c'est à partir de ce moment que cela a déraillé. Eléanore retira prestement son haut et se retrouva en fine tenue, sans sa protection. Un fin justaucorps qui mettait en valeur ses formes. Dans les airs se répandit une douce odeur de plantes. Mais la langue des hommes présents devint pâteuse, farineuse. Asmodée ne comprit pas de suite, mais après coup. Elle n'avait pas retiré son haut pour rien. C'était sous sa protection qu'elle conservait tous ses secrets. Que ce soit ses poisons, ses objets précieux, ou ses atouts plus dangereux encore que n'importe quel lame humaine.

Sans réellement comprendre la raison, Yarkol vit Eléanore se rapprocher et se coller vivement contre son corps. Durant quelques minutes, il crut qu'elle allait lui faire vivre le bonheur. La dernière volonté du condamné ? Mais alors qu'il commençait à y croire réellement, le retour à la réalité fut encore plus horrible. Il n'avait jamais connu une femme capable de l'exciter aussi rapidement. Mais visiblement, elle connaissait ce point faible chez les hommes. Le coup de genou qu'il reçut sur son membre dur le réduit presque à néant. Yarkol n'était pas douillet, mais le coup aurait été propre a achever un ogre. Toute la manœuvre n'avait qu'un seul but : profiter de son impuissance. Un homme régi par ses pulsions ne résiste pas bien longtemps. Surtout lorsqu'elle se mit à sortir un couteau et à commencer à lui lacérer le corps. Ce qui s'ensuivit fut horrible pour le guerrier. Entre les coups, les brisures, les réveils entre deux inconsciences... Les cris du gruul redoublaient. Soudain, elle s'éloigna de son corps, et regarda la forme maintenant accroupie sur le sol, complètement détruite.


"Bien... Maintenant, tu vas tout me dire. Tout. Je ne t'ai offert là qu'un aperçu de ce dont je suis capable. Je peux continuer ainsi très longtemps. Très très très longtemps... Elle avait bien insisté sur chacun de ses derniers mots. Alors dis moi tout, et je te laisserai la vie sauve ou t'achèverai rapidement, je te l'assure. Je n'ai pas plus envie que toi de continuer... Alors parles..." Sa voix se faisait plus faible au fur et à mesure, et elle se retourna vers Asmodée pour prendre appui sur lui. Elle mit sa main devant sa bouche et baissa les yeux. Elle semblait fatiguée, et ses nerfs à bout. Sans même vraiment s'en rendre compte, elle matérialisa un mana noir devant ses yeux et le fit tourner dans les airs devant sa tête. Cela absorba son attention, et elle se laissa mollement tomber contre un mur un peu plus loin, reprenant son calme et ses forces alors que le mana noir tournait de plus belle entre ses doigts.

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Yarkol
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Mer 6 Oct 2010 - 18:59

L’expérience que venait de vivre le jeune Elf lui fit ressentir un sentiment nouveaux. Un mélange de colère intense, hurlant du plus profond de sa chair, une haine démente, déformant son visage sous la douleur, se qui forma un rictus des plus malsain et perfide qu’on puisse voir. Cette colère donc, jouait dans les tréfonds de son âme avec la culpabilité. C’était sa faute s’il se retrouvait là ; il n’aurait jamais du voir, jamais… Le Gruul s’en retrouvais déchiré, ronger depuis l’intérieur tel un tronc ravagé par les mites.
La souffrance, mêlée au plaisir provoqué par la mascarade de sa ravisseuse, sitôt suivi d’une rechute dans l’inconsciente due à un arrêt cardiaque, le fit sombrer dans la folie lorsqu’il revient à lui sous les brulures magiques.
Détruit. Depuis l’intérieur, par l’extérieur. Brisé. Anéantis.
Alors, dans son esprit brouillé, l’Elf se remit en question. Pourquoi tant de souffrance ? Par fierté. Pour les Gruuls. Pour les Psoras. Mais pourquoi ? Que leur devaient-ils ? La vie.
La vie ? Quelle vie ? Celle ci. Souffrance. Mort. Carnage. Massacre. Le quotidien. Aucun regret, aucun remord. Sa folie le plongeais dans une torpeur sans nom d’où il accusait le monde de son mal, et il cherchait, non, il voulait une raison.
Tout se qu’il infligeait aux autres lui paraissait justifié : tout d’abord, et c’est le plus important, il aimait cela. Il éprouvait de plaisir en voyant agonisé les autres sous ses coups, il aimait se battre, souffrir et faire souffrir, se surpasser pour survivre, voir les autres mourir, entendre les cries d’agonies, voir le feu et le sang prendre place dans une valse du chaos. Ensuite, il y avait les prétextes, tout aussi divers et varié que secondaires. Mais il voulait à tout prix une raison pour se qu’on lui infligeait, à lui, maintenant.
La magicienne n’éprouvait aucun plaisir à le faire souffrir ainsi, elle en paraissait même dégoûtée. Elle n’y avait pas l’air forcé, mais ses méthodes montrent clairement qu’elle ne reculera devant rien. Alors pourquoi une telle dévotion ? L’incompréhension s’emparait de Yarkol. Mais cette incompréhension ne faisait plus le même effet, plutôt que d’animé sa haine, elle le consumait. Et l’Elf commençais, petit a petit, à comprendre se qui lui arrivait.
Depuis qu’on lui en a parlé, il a toujours cru cette émotion impossible. Pourtant, elle s’immisçait petit à petit dans les tréfonds de son âme. Une émotion qui, à ce stade, en devient un sentiment, il apprenait ce qu’était la véritable peur, il goutait à la terreur.

Poussé par la folie, et aussi peut être parce que chaque os constituant son corps était brisé, il poussa un hurlement long, provenant non pas de sa gorge mais de son ventre, et duquel on pouvait saisir son état de manière très précise : il est dérangé, conscient, souffre de se qui lui arrive et n’a plus rien à perdre.

« Sans plaisir…Tu m’as détruit sans plaisir. » Il avait commencé à parlé. Le regard vide, il reprit son calme, se qui peut sois signifié que son corps a atteint un point de non retour, sois qu’il fait preuve d’une force extrême pour contrôlé sa voix, et étant donner l’état de sa nuque et des cotes qui lui perforent les poumons, c’est un exploit surhumain.
« Je ne peux pas comprendre vos motivations. Ce qui régit vos actes m’est hors d’atteinte. Nous vivons dans des mondes différents. Et pourtant nos chemins se sont croisés, par un mauvais hasard. » Il cracha le sang qui commençait à lui remplir la bouche puis reprit : « J’ai dis que j’avais ramassé la pierre sur un cadavre…Ce n’est pas vraiment un mensonge. »
L’Elf, pour la première fois de sa vie, laissa coulé une larme non pas face à un jet de vapeur dans les yeux ou à la douleur (cela arrivait quelques fois, notamment il y a quelques instant après avoir reçu un coup dans une partie sensible) mais pour une raison strictement personnel. Il franchissait une limite en laissant coulé une larme de remord, sentiment nouveaux pour lui.

« Je regrette… » Son regard brouillé tenta de fixé les yeux du Golgarie, mais il ne pouvait discerner que sa forme indistincte dans la brume opaque formée par le sang et la sueur coulant dans ses yeux. « Je regrette de n’avoir aucun respect ni pour la vie ni pour la mort, tandis que des monstres comme vous arrivez à y accorder une importance telles que vous y vouez un véritable culte. »
Ses paroles l’avaient condamné. C’était une confession, un véritable regret, sincère et profond. Les Gruuls respectent la vie, mais l’Elf n’a jamais réussi, malgré tout ses efforts, à éprouver un véritable respect pour la nature et se qu’elle a à offrir de plus précieux : la vie. Il se contentait d’acquiescer et de taire son propre avis. Avouer éprouvé du regret à l’idée de ne pas respecté la vie et la nature, au fond, c’était avoué de manière succincte ne pas être un Gruul.

« Vous vous foutez éperdument de mes regrets…J’ai l’impression de parlé à ma propre mort. »
Il tenta de sourire, mais n’y parvint pas.
« Aller, il est temps pour moi de mourir… » Il ferma les yeux et cessa de pensé à sa mort. Il laissa ses souvenirs emplir son âme, le moindre crépitement, la moindre odeur, ses pensées à ce moment…Il était en train de revivre cette scène, il y a déjà quelques années, lorsqu’il ‘ramassa’ la pierre. Absorbé dans ses pensées, on l’eut cru endormi si ses lèvres ne remuaient pas imperceptiblement. Si le Meneur d’insectes prenait le temps de lire sur les lèvres de l’Elf, il y comprendrait une version accélérée et inversé du Haut-elfique.

« Le chef de guerre, les grands Psora, les chamans, quelques grands chefs de clan, et tous réuni, ni pour boire ni pour se battre. Ils discutaient tous très sérieusement. Cela devait être très important, ou particulièrement intéressant… Mais bientôt, avant même que Cela ne commence, ils partirent presque tous, fâché, mais aucun ne songea à déclenché une émeute. Seuls quelques uns restèrent. Alors, ils partirent vers les montagnes, en ordonnant aux autres de taire leur absence.
Il fallait les voir, les chamans devant et les chefs derrières… Et pas un mot ! De tout le voyage, aucun cri, et le fait est rare, voir incroyable quand on a connaissance des personnalités présente : les Gruuls les plus violent, mais aussi les plus sadiques, parce que ceux la étaient tous sans exception des maitre dans l’art de la torture.
Je les aient suivis, excités par les événements. Je pensais qu’ils allaient se livré un combat acharné et que le vainqueur aurais le contrôle sur le clan des autres, ou qu’ils échangeraient des techniques de combat exceptionnel mais risqué pour l’utilisateur, interdite dans certain clan. Mais la présence des chamans, à la tête du groupe de surcroit, ne laissait présager rien d’habituelle ou de prévisible. Effectivement, lorsque nous sommes arrivé à destination, j’ai vu …
»

Yarkol poussa un hurlement terrible, suivit d’un bruit de succion provenant de sa gorge. Une rune dessiné sur son cou se mit à brillé, une légère fumée provenait des contours du dessin. La chair de l’Elf brulait. Il cherchait du regard la magicienne, pensant qu’elle se jouait encore de lui parce qu’il n’allait pas assez vite… Il comprit à son expression qu’elle n’y était pour rien dans se qui lui arrivais. Les chamans avaient scellé son secret, au sens propre. Parlé de se qu’il avait vu activais des sorts douloureux et de plus en plus puissant, le dernier sceau, tracé sur la poitrine du jeune Elf, le tuerais avant qu’il ai le temps de divulgué les informations tant désiré par les Golgaris.

Impossible de continuer sans intervention magique, le sceau lui auras brulé les cordes vocales d’ici quelques secondes.

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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Mer 6 Oct 2010 - 20:14

La femme s'y était attendu. Depuis qu'elle s'était assise, elle avait commencé à tracer au sol un sceau particulier au inscriptions alambiquées et psychédélique. N'importe qui y aurait vu la simple œuvre d'un fou. Mais les deux hommes savait de quoi il en retournait. La femme ferma les yeux, et deux manas distincts apparurent à ses côtés. Regroupant toutes ses forces, elle posa sa main sur le sceau. Les deux manas présents se désintégrèrent immédiatement, et une espèce de force invisible, mais présente vint s'appuyer de tout son corps sur le corps du gruul. Il ressentit une douleur, puis subitement, toute douleur s'arrêta. Au même moment, un craquement se fit entendre, et Eléanore tomba sur son bras brisé. Elle était étendu par terre, son bras formant un angle étrange et anormal. Ses cheveux étaient en bataille autour d'elle, et elle se trouvait allongée sur la tranche, sa tête sur le sol.

"Continues jeune guerrier. Je t'assure que je te libérerais rapidement par la suite. Je t'accorderais la mort que tu mérites," murmura-t-elle, alors qu'une grosse larme roula de ses yeux sur le sol.

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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Mer 6 Oct 2010 - 20:52

La douleur s’arrêta, l’Elf reprit même un air moins pathétique, et le rictus qui déformait son visage disparut comme s’il n’avait jamais exister.
Le bruit d’os brisé le fit frémir, d’une part parce qu’en premier lieux il crut que c’était encore un de ses membres se brisait, d’autre part parce que lorsqu’il comprit d’où venait vraiment le craquement, il fut pressé de finir. Qui sais se qu’il se passera lorsque la magicienne ne sera plus en mesure de le maintenir en vie ?

« Lorsqu’ils arrivèrent… J’étais caché dans les fourrées, tout proches…Certains m’avaient repéré, mais personne ne dit rien. Alors, j’ai pu voir un homme, qui avait tout l’apparence d’un mage, du moins de l’idée qu’on se fait d’un mage sans sa robe, c’est un dire un homme plutôt âgé, sans être vraiment vieux, assez maigre et pas assez musclé pour tenir une arme.
Il était au centre des matriarches Gruul, presque nu, accroché sur une croix. Tout le monde semblait très agité et perturbé, encore une fois certain Gruul partirent, si bien qu’il ne restait plus que cinq chamanes et sept chefs. Ils torturèrent l’homme durant des heures, mais il ne bronchait pas. Puis, déçu, ils repartirent tous. L’homme était mort et personne n’avait eu se qu’il désirait. Lorsqu’ils furent tous hors de vu, je me suis approché du corps et j’ai regardé l’homme dans ses yeux de mort, ouvert et très clair. Je le contemplais en me demandant comment quelqu’un d’apparence aussi faible pouvait résister aux assauts répété des plus puissant Gruuls.
Son corps était couvert de multiples marques, des brulures, des coupures, des empreintes de paume de mains et de griffures parsemaient son corps chétif.

C’est alors qu’au moment de partir, je fus surpris par un fait étrange : sa main droite était crispée, comme s’il tenait quelque chose. Je l’ouvris donc, pour vérifier. Evidemment, sa main était vide, mais quelque chose semblait brillé à l’intérieur de sa main. Avec ma dague, je lui charcutais la main pour en extraire cette pierre que je vous ai donnée.
»

L’Elf patienta un peu avant de poursuivre, il fixait la magicienne au sol. Après quelques instants il reprit.

« Pensant que je serais récompenser, j’ai courus rejoindre les chefs pour leur montré ma trouvaille. Les chamanes tentèrent de m’arracher la pierre, mais celle-ci leur brulait les mains. Un chef la pris alors, et l’examina de plus prêt

Il interrompit de nouveaux son récit : son cœur venait de cesser de battre. Il termina alors en utilisant le moins de souffle possible, avec une voix de plus en plus faible :

« Tout comme pour moi ; la pierre ne lui faisait rien. Ne trouvant aucun utilité au ‘cailloux’ il me le rendit. Les chamanes m’isolèrent du village, me firent prêté serment de ne jamais raconté se que j’ai vu, puis m’apposèrent ces sceaux pour que jamais je ne trahisse le Clan. »

La suite était inaudible, mais le début pouvait encore se lire sur ses lèvres :

« Laisse mourir…Mérite punition… N’est plus Gruul

Puis, son dernier regard s’adressant à l’Elf, il souffla avant de mourir :

« Respect,futile. »

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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Sam 9 Oct 2010 - 16:50

Asmodée n'avait pas cillé. Il avait regardé Eléanore tuer les pillards sans bouger, puis était aller constater leur décès de visu. Après coup, l'assassin s'était dit qu'il aurait pu s'en passer sans soucis, ne serait-ce que pour s'épargner la vue du massacre, mais cela lui avait semblé nécessaire. Par principe. Il devait se rattacher à ce qu'il lui restait de plus concret. Il mit un genou à terre et attrapa une main encore crispée sur un manche brisé, une flamberge d'après le pommeau. Forçant la main à s'ouvrir, il finit par récupérer le manche en cassant dans un bruit retentissants deux doigts. Il confia ensuite le manche à Sohgar. Les Gruuls avaient l'habitude de marquer toutes les armes qui leur passaient entre les mains de leur sceau, ce débris servirait à trouver le nom du clan responsable de cette incursion. Et donc d'envoyer une expédition punitive. Ses instincts de chasse se réveillèrent, aiguisés par la rage froide qu'il éprouvait devant cette pitoyable mais insolente tentative de vol. Avec un peu de chance, il pourrait faire partie de l'expédition.

Le devkarin se calma aussitôt. Une vengeance et un Gruul à la fois. Il retourna dans la grotte précédente, pour constater juste à temps qu'Eléanore venait d'avoir la même pensée. Il profita malgré sa distraction de l'occasion pour repérer la localisation des différents poisons et autres atouts cachés de la magicienne, qu'il imprima dans sa mémoire, ou plutôt dans celle de son corbeau, même si il n'était pas là physiquement. Le lien toujours présent lui avait cruellement manqué, lorsqu'Eléanore l'avait isolé...

Asmodée se força à oublier cela. Il rattrapa la magicienne qui titubait vers lui en cherchant un appui, et la laissa aller se reposer contre le mur, puis se contraignit à regarder ce qu'elle avait fait du jeune homme. Il surmonta sa répulsion non sans difficultés, et trouva la force d'assister, parfaitement impassible pour n'importe qui, à la suite des évènements. Le sombre elfe avait envie de faire quelque chose de nouveau, d'agir. Il réagit promptement et aida la magicienne à s'adosser à une rocaille, sans faire autre chose que ce qu'il aurait fait en temps normal, et écouta le récit du condamné. Il avait toutefois encore cette idée qui lui trottait dans la tête...

S'approchant de la pauvre loque qu'était devenue le fier elfe qui l'avait bousculé, l'ascète regarda Yarkol dans les yeux. Il parla à nouveau dans le dialecte qu'avait utilisé son ennemi:


"Ash'kretil sinlavitriu, klarating lettsinland. Aka tunahanti fipra kil'djindao... kesh'jindus lettsinlaandi... rikan. Lok'tar, tshuzi n'ehmparti. Ik den, ik lorvit kituanad lin'dav. Jeiltriss darsin..." ou plutôt "Le respect de la vie est futile, mais d'autres formes de respect non. Celui que je te voue, même aussi mêlé de haine et de mépris qu'il puisse être, est loin de l'être à mon avis. J'espère que nous nous reverrons un jour, sous une apparence ou une autre. En attendant, c'est ici que tu renaîtras sous une nouvelle forme. Mais meurs d'abord..."

Il leva la tête, et d'un commun accord avec Eléanore, l'assassin sortit sa dague, la fit tourner entre ses doigts et la planta juste au-dessus du foie. Du moins, tenta. Sans vérifier qu'il avait réussi le coup qu'il avait tant travaillé en prévision du jour-parce qu'il arriverait forcément-où il devrait mimer son propre suicide, et que seul un expert de la dague pourrait démasquer, ou si il avait bêtement glissé sur le foie pour mieux trouer l'estomac, il rengaina son arme après l'avoir essuyée, se releva et tourna le dos au corps du jeune Gruul. Sans se retourner, Asmodée finit sa phrase, conscient que quoi qu'il se soit passé, Yarkol ne serait sans doute pas en mesure l'entendre, et qu'Eléanore devait se ficher jusqu'au plus haut point de ses paroles.

"Ainsi, le Cycle sera complet."

L'elfe se rendit compte qu'Eléanore n'avait pas acquiescé à sa demande muette comme il l'avait de prime supposé, mais que la magicienne s'était en réalité affaissée, évanouie. Un peu de sang coulait de son nez. Il l'allongea, et voulut se mettre en quête d'une attelle improvisée, quand il se ravisa. Elle avait prévu de devoir faire face aux sceaux des chamans Gruuls, elle avait donc dû se préparer à cette situation. Soulevant l'humaine sans vraie difficulté, il se mit en route vers la surface où il aviserait d'après l'état de la magicienne, abandonnant Yarkol à son sort. L'elfe torturé à mort succomberait sûrement, soit des malédictions Gruuls, soit de son coup de poignard, soit par le fait de quelque prédateur attiré par le sang. Tant pis, il avait fait ce qu'il voulait faire, et on verrait bien...

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Nihil, anéantisseur
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Sam 9 Oct 2010 - 22:44

Une petite silhouette fit son apparition quelques heures plus tard, émergeant à pas rapides d'un tunnel. Le sang et la mort venaient d'ici. Soudain, le petit humain qui était à présent bien visible à la lueur des lichens phosphorescents s'arrêta. La personne qui souffrait n'était pas morte. Mais elle ne souffrait pas non plus autant qu'auparavant, quand il avait pu sentir la douleur et la mort aussi clairement qu'il aurait pu sentir un crâne de gobelin exploser sous ses doigts. Cela signifiait que la source de la douleur avait disparu, mais peut-être que la victime était sur le point de succomber. Or, il y avait eu une forte accumulation de pouvoir par ici. Et Nihil, l'élu du Chaos, désirait savoir ce qui avait produit une telle concentration de mana. Toute forme de pouvoir était bonne à prendre.

L'Anéantisseur vit les cadavres. Des Gruuls. Que faisaient des Gruuls ici ? Et avec une telle réserve de champignons provenant vraisemblablement des fermes à putréfaction ? Des pillards sans doute. Mais l'hypothèse d'un massacre interne était à exclure. Tous semblaient être passés de vie à lambeaux en même temps. Les yeux perçants du petit obèse repérèrent une main cassée, comme si on l'avait ouverte de force, qui était posée sur le sol à l'écart des corps, sans traces de sang. Quelqu'un était venu, avait fait ce carnage, retiré quelque chose de cette main, puis était reparti. Mais ce n'était pas tout ce qu'il avait senti, il y avait encore de la souffrance. Pourtant, ce n'était pas ces cadavres démembrés qui allaient ressentir quoi que ce soit...

L'élémental de ténèbres remonta le fil de la souffrance, se concentrant pour faire abstraction de l'odeur du sang qui embrumait son esprit, entêtante et tellement attirante. Un petit corps, là. Du sang, les projections et les éclaboussures indiquant des coups répétés, variés, et particulièrement violent. La victime ne s'était pas défendue, apparemment. Le petit humain s'approcha encore... une forme indistincte bougea à la périphérie de son champ de vision. Il se retourna juste à temps pour voir un magnifique échantillon de la faune locale le charger. Apparemment, il n'était pas le seul à être attiré par le massacre, ce brunécaille aussi, et il ne semblait pas avoir l'intention de laisser le corps inconscient mais encore vivant pour le moment à Nihil. Tant pis pour lui.
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Mer 13 Oct 2010 - 13:04

Le petit obèse décrocha calmement le fouet qui battait son côté, et en cingla l'air en direction des cent kilos de force brute qui fonçaient sur lui. Le fouet, sur le point d'entrer en contact avec les écailles crânienne du saurien, sembla se tordre dans les air. Les barbelés devinrent des pointes acérées, des lames et des crochets, comme quelque ronce méphistophélique. Des fleurs de feu s'épanouirent à se surface, parachevant le tableau. La langue de feu s'enroula autour de la gueule de la bête avec force, la contraignant à serrer ses dents dans un claquement dépité. Un crochet chauffé au rouge creva un des deux yeux de l'ophidien, qui pila net sous la douleur.

Ignorant son ennemi qui s'agitait aveuglément en tous sens, Nihil s'approcha lentement du brunécaille, serra le poing et frappa. Le spectacle du petit humain qui donnait un coup de poing au carnivore enragé était risible. Ou du moins, le serait si le petit poing grassouillet n'était pas devenu une pointe d'os durs comme de la pierre. Le saurien fut cueilli par un uppercut d'une puissance phénoménale à la tempe, encore accentuée par une traction irrésistible du fouet. Une traction improbablement disproportionnée à la constitution du petit obèse. Et pourtant, cela n'empêcha pas le crâne du brunécaille de se fendre de bas en haut dans un craquement sinistre. Laissant le saurien agoniser dans son sang, le petit humain dégagea son fouet qui avait entre-temps repris une apparence plus normale, et se tourna vers le corps inconscient qui était le trophée de ce massacre. L'Anéantisseur cligna des yeux sous la surprise.


"Qu'est-ce que..."

Devant lui, baignant dans son sang et sa bile, des plaies sur tout le corps, Yarkol respirait avec peine, visiblement en train d'agoniser. La bête derrière l'humain semblait en pleine forme, à côté du petit elfe souffreteux. Nihil se précipita vers lui, et vérifia à l'aide de ses maigres connaissances les signes vitaux de son protagoniste d'hier soir. Faibles et irréguliers. Il n'y avait pas un instant à perdre. Il saisit sa manche avant de se raviser: ce n'était qu'un vêtement illusoire. Aussi déchira-t-il la tunique de Yarkol pour pouvoir placer les garrots essentiels. Il remarqua alors une rune sur le cou du jeune homme, qu'il n'avait encore jamais vue. Il y avait peut-être plus derrière tout cela qu'un raid ayant mal tourné. Il verrait cela au calme. D'abord, il fallait impérativement soigner Yarkol. Retournant sur ses pas en direction du territoire neutre en portant sans aucune difficulté le jeune elfe, l'Anéantisseur se sentit pénétré d'une rage comme il en avait rarement éprouvé, reprenant sa vraie forme sous la violence de son soudain courroux. Yarkol était un jeune volcan qui ne demandait qu'à grandir, et à semer le feu de la haine et du chaos. De sa haine, et de son chaos. Il ne laisserait pas deux fois quelqu'un attenter à la vie de son protégé. Nihil avait besoin de lui.

***Tiens bon, petit elfe. Tu en sortiras plus fort, plus rusé, et surtout, enragé comme jamais. Tu survivras, il le faut.***


Dernière édition par Nihil, anéantisseur le Mer 13 Oct 2010 - 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Mer 13 Oct 2010 - 13:32

Voila un bon quart d’heure qu’il attend sa mort. Le contacte poisseux du sang qui lui coulais sur tout le corps ne parvenais même plus à l’excité tant il était mal en point.
Il ne voyait plus, il souffrait trop pour se concentré, si bien qu’il n’entendait plus qu’un bourdonnement dans sa tête. Il commençait à avoir froid, ne sentais plus certaines parties de son corps. Ses pensées s’égaraient dans un néant trouble, la douleur ne lui arrachait plus aucun soupir, il partait…
Puis, un bruit qu’il ne pu identifier le ramena à la réalité. Une odeur qu’il connaissait dans l’air…Son esprit était trop embrouillée pour qu’il fasse le lien entre elle et la personne dont elle provient. Cependant il comprit quand on déchira sa tunique pour en faire un garrot en ses points les plus touchés. Aucun Gruul ne serais venu le sauver, aucun être d’une autre guilde n’aurait osé ranimer la victime de deux Golgaris, une seul personne avait pu venir l’arraché aux griffe de la mort. Une seul personne pouvait avoir l’odeur de souffre et de brulé sans qu’on ne sentit la chaleur d’un incendie aux alentours. Le seul qui eut gagné des droits sur son âme par la force et le respect. Nihil.
L’Elf aurait voulu sourire, ou dire le nom de son nouveau maitre, mais son corps ne lui répondait plus. Il se sentait rassurer, sa renaissance était sur le point de commencer, elle avait l’odeur qu’il avait toujours imaginé, et la haine suffisante pour sa nouvelle vie. Sa renaissance commencerait forcément par une fin, et quelle meilleure fin que d’être sauver par l’Anéantisseur ?
Yarkol sombra dans une profonde inconscience, qui plus tard s’apparentera à sa mort. En effet ce jour, Yarkol le jeune Psora est mort. Mais la vie du demi Elf ne faisait que commencer.

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« Et certains craignent le Temps, quand moi je crains les Hommes. S’ils craignent les âges, c’est qu’ils n’ont plus peur des autres, mais je sais que la poigne qui mettra fin à mes jours n’est pas celle du Temps.C’est celle de mon meurtrier, mon Glorieux sauveur, l’Être que je haïrais de toute mon âme pour avoir été meilleur que moi. »  


« Que craintes et cries crèvent les croix,
Le souffle siffle un soulèvement sanglant
Et pleurent les prêtres prônant les Lois

Brièvement, la brise les brise brillamment
Et chante enfin la liberté. »    A.C/ Yarkol.
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Jeu 14 Oct 2010 - 20:30

[hrp]Je n'ai rien à ajouter, topic à locker. Je posterais la suite dans le quartier neutre dès que j'aurais le feu vert.[/hrp]
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Asmodée Baxu
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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Jeu 21 Oct 2010 - 23:51

Asmodée, qui venait d'arriver à la surface, était en train de fabriquer une attelle de fortune avec des branchages quand son brunécaille, qu'il avait laissé à l'état sauvage, lui envoya un signal de détresse. L'assassin eut le temps de percevoir l'image d'un fouet barbelé qui s'enflammait brutalement, lancé à la perfection par une petite silhouette se trouvant entre le saurien et le corps de Yarkol. Ainsi, le jeune elfe avait encore des ressources. Car son familier avait pour ordre de ne pas toucher au futur banni, cette silhouette avait donc voulu faire quelque chose avec le corps inconscient de l'elfe. "C'était un allié de poids qu'a là Yarkol", se dit le devkarin juste avant de sentir le crâne du brunécaille se fissurer et de perdre le contact avec son invocation. Il espérait recroiser le chemin de ce jeune elfe tourmenté et de son mystérieux protecteur. Puis Asmodée chassa Yarkol de ses pensées en voyant arriver la patrouille alertée par Sohgar. Une bonne chose de faite, maintenant un rapport sur l'interrogatoire et il devrait aller chercher son autre ordre de mission.

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MessageSujet: Re: Quand y en a plus… [Terminé]   Lun 22 Nov 2010 - 20:50

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